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Trois balles sur un chien à Douchy : Anthony Delon sort du silence et vise son frère

Publié par Elsa Fanjul le 12 Avr 2026 à 8:01
Anthony Delon pensif lors d'une prise de parole publique

La guerre entre les héritiers Delon vient de franchir un nouveau cap. Après les accusations publiques d’Alain-Fabien concernant la mort de son chien Obba, abattu de trois balles dans le parc familial de Douchy, Anthony Delon a fini par rompre un silence qui durait depuis des semaines. Son message, publié ce samedi 11 avril sur les réseaux sociaux, ne cite personne — mais tout le monde a compris à qui il s’adressait.

Un chien abattu, deux versions irréconciliables

L’affaire remonte à novembre 2024. À la propriété de Douchy, fief historique de la famille Delon, deux chiens se retrouvent face à face : Obba, le malinois d’Alain-Fabien, et Loubo, le chien d’Alain Delon dont Anthony a la charge. Les deux animaux se battent violemment dans le parc. Selon Alain-Fabien, une consigne claire existait pourtant : garder les portes fermées pour éviter toute confrontation.

Anthony Delon annonce une mauvaise nouvellee

Ce qui s’est passé ensuite divise radicalement les deux frères. Le cadet de la famille a livré sa version sur les réseaux sociaux, et elle est d’une brutalité rare. Il décrit Anthony aux côtés d’un certain « Momo », présenté comme un champion de MMA pesant 110 kilos, tous deux incapables — ou refusant — de séparer les deux animaux. « Un homme de 60 ans et un champion de MMA de 110 kilos. Et aucun des deux n’est capable de séparer deux chiens ? » a-t-il écrit, avant d’ajouter que leur père Alain Delon y parvenait seul, « à 82 ans avec sa béquille ».

Mais le plus grave restait à venir. Et c’est précisément ce détail qui a fait basculer un conflit familial en affaire publique.

« Tue-le » : l’accusation qui a tout fait exploser

Dans son récit publié en ligne, Alain-Fabien a décrit une scène qui a sidéré les internautes. Selon lui, Anthony aurait tendu un revolver calibre 38 spécial à Momo en lâchant un ordre glaçant : « Tue-le. » Trois balles auraient alors été tirées sur Obba. Le jeune Delon évoque ensuite « quarante minutes d’agonie » pour son animal avant qu’il ne succombe. Des accusations d’une gravité extrême, qui ont immédiatement enflammé les réseaux sociaux.

Ce témoignage a provoqué une onde de choc bien au-delà du cercle people. Sur les plateformes, les commentaires oscillent entre indignation envers Anthony et scepticisme face au récit d’Alain-Fabien. Car la famille Delon n’en est pas à son premier épisode de déchirements publics, loin de là. Des menaces de mort auraient même été évoquées devant un tribunal dans un autre volet du conflit familial.

Domaine de Douchy, propriété familiale des Delon en automne, grilles entrebâillées et feuilles mortes

Face à cette déflagration médiatique, Anthony Delon a d’abord choisi le mutisme total. Un silence qui, pour beaucoup d’observateurs, ressemblait à un aveu. Sauf que son avocate, elle, n’est pas restée muette.

La défense d’Anthony : une tout autre histoire

Interrogée par RTL, l’avocate d’Anthony Delon a livré une version diamétralement opposée. Selon elle, c’est Anthony qui a « sauvé le chien de son père ». Le malinois d’Alain-Fabien « était en train de devenir fou » et « allait tuer le chien d’Alain Delon ». Dans cette lecture des événements, l’intervention — aussi radicale soit-elle — visait à protéger Loubo d’une attaque fatale.

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Deux récits, donc, qui ne se recoupent sur presque rien, sinon le lieu et l’issue tragique. D’un côté, un chien exécuté froidement sur ordre. De l’autre, un geste de défense face à un animal devenu incontrôlable. Le fossé entre les deux versions donne la mesure de la fracture qui sépare désormais les frères Delon. Cette guerre fratricide s’ajoute aux multiples rebondissements autour de l’héritage de leur père, disparu en août 2024.

Pourtant, personne ne s’attendait à ce qu’Anthony finisse par prendre la parole de cette manière.

Ce message crypté qui dit tout sans rien nommer

Le samedi 11 avril, Anthony Delon a publié un texte sur ses réseaux sociaux. Pas de nom, pas de référence explicite au chien, pas de réponse point par point. Mais chaque mot semble pesé comme une riposte. « À une époque où les tweets, les posts fusent hiératiquement, où les gens se répondent, s’attaquent sur l’instant, possédés par leurs pulsions les plus perverses ou sombres, le silence observé est un temps de réflexion essentiel », a-t-il écrit.

Le choix du terme « pulsions perverses ou sombres » n’a rien d’anodin. Sans accuser frontalement, Anthony renvoie son frère à la violence de ses propres mots. Il poursuit : « La vie n’est qu’une question de priorités… et de timing. Le silence n’est pas un signe de faiblesse et encore moins d’aveux, bien au contraire. » Un message qui ressemble à un avertissement. Comme si Anthony Delon préparait une réponse d’une tout autre nature, possiblement judiciaire.

Cette stratégie du silence calculé tranche avec l’approche frontale d’Alain-Fabien. Reste à savoir laquelle sera la plus efficace dans un conflit qui se joue désormais autant devant les tribunaux que sur Instagram.

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Un héritage empoisonné qui nourrit la guerre

Pour comprendre l’intensité de cet affrontement, il faut remonter au-delà de la mort d’Obba. Depuis la disparition d’Alain Delon, ses trois enfants — Anthony, Anouchka et Alain-Fabien — se déchirent sur la somme versée aux héritiers et la répartition du patrimoine familial. Des objets précieux auraient été dérobés selon Anthony. L’annulation du testament a même été demandée par l’un des fils.

La propriété de Douchy, où vivait Alain Delon et où s’est déroulé le drame d’Obba, cristallise toutes les tensions. C’est aussi là que l’acteur légendaire souhaitait reposer auprès de ses chiens, une dernière volonté dont le respect fait encore débat. Les décisions radicales d’Alain-Fabien concernant l’héritage n’ont fait qu’aggraver la situation.

La relation entre Anthony et son père n’a d’ailleurs jamais été simple. Un passé compliqué fait de ruptures et de réconciliations qui éclaire la complexité du lien entre les deux hommes. Anthony a souvent revendiqué le rôle de protecteur de son père dans ses dernières années, un rôle qu’Alain-Fabien lui conteste violemment.

Delon contre Delon : une saga sans arbitre

Ce qui frappe dans cette affaire, c’est l’absence de terrain neutre. Chaque prise de parole publique de l’un provoque une escalade de l’autre. L’affaire du chien Obba, aussi tragique soit-elle, fonctionne comme un révélateur : derrière la question animale se jouent des années de rancœur, de rivalité et de blessures non cicatrisées. Anouchka Delon, la sœur, reste pour l’instant en retrait de ce conflit entre ses deux frères.

Le parallèle avec d’autres dynasties du cinéma français est tentant. Les enfants Belmondo se sont eux aussi déchirés pour un héritage estimé à 100 millions d’euros. Mais chez les Delon, la violence des mots employés publiquement — « tue-le », « pulsions perverses » — dépasse tout ce qu’on avait vu jusqu’ici dans le monde people français.

Anthony Delon a promis que son silence avait une fin programmée. « Le timing », a-t-il insisté. L’héritage revu à la baisse et les multiples procédures en cours laissent penser que les prochains chapitres de cette saga se joueront davantage dans les tribunaux que sur les réseaux. Mais connaissant les Delon, rien ne garantit que les deux arènes ne fonctionneront pas en parallèle.

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