« Ce guignol emmerde son monde » : Anthony Delon attaque, Alain-Fabien riposte point par point

Le conflit entre les fils d’Alain Delon vient de franchir un nouveau palier. Après qu’Anthony Delon l’a publiquement traité de « guignol qui emmerde son monde » et accusé d’avoir mis le feu devant la propriété familiale, Alain-Fabien a publié un long message sur Instagram. Point par point, il démonte les accusations de son demi-frère — et lui renvoie un reproche bien plus lourd.
Des « chiens sanguinaires » qui sont en réalité des chiots
Tout commence par une histoire d’animaux. Anthony Delon avait laissé entendre que son frère laissait « pourrir » des chiens pendant neuf mois et voulait en faire des « tueurs ». Sur Instagram, Alain-Fabien a répondu en publiant des vidéos de ses chiots, accompagnées d’un texte sans détour : « Je tenais à vous montrer mes chiens sanguinaires. Ces chiots, je ne les ai jamais laissés pourrir 9 mois. Je m’en occupe, je les éduque, et quand je suis absent quelqu’un s’en occupe. »
Selon ses explications, ces chiots lui ont été confiés par un sans-abri qu’il a aidé et qui souhaitait leur offrir une vie meilleure. Le jeune père de famille précise qu’il a été alerté par sa nièce qu’un employé chargé de les garder à Paris ne faisait pas correctement son travail, et qu’il a pris « les dispositions nécessaires ». Anthony avait déjà visé son frère sur la question animale, mais cette fois Alain-Fabien retourne l’accusation avec une phrase cinglante.
« Le commanditaire de la tuerie d’Obba m’accuse de maltraitance animale, cut the bullshit », écrit-il. Obba, c’est le chien dont Alain-Fabien accuse Anthony d’avoir ordonné la mise à mort au domaine de Douchy. Quatre balles et 45 minutes d’agonie, selon sa version des faits. Mais l’affaire des chiens n’est que le premier acte de cette riposte publique.
L’incendie de Douchy : deux versions irréconciliables
Quelques jours plus tôt, Anthony Delon avait partagé une vidéo en story Instagram, filmant une pelouse brûlée et des cendres devant la maison familiale. Face caméra, l’aîné des Delon affirme que son frère a « foutu le feu sous les arbres » un vendredi soir après avoir fait « un gymkhana autour de la maison ». Un signalement auprès de la gendarmerie a été effectué, selon ses dires.
Anthony ne s’est pas arrêté là. En légende de sa story, il a lâché : « Un an et demi que ce guignol emmerde son monde ! C’est la fin de la récré. Va travailler, tu verras ça va t’ancrer dans la vraie vie. » Un autre message évoque un fauteuil brûlé : « Brûler le fauteuil sur lequel je m’asseois devant la maison avec mes chiens, c’est facile. »

La réponse d’Alain-Fabien sur ce point est directe : « Désormais il te plaît de me faire passer pour un être dérangé en montant de toute pièce cette histoire de feu dont je ne suis pas le responsable. » Pas de détail, pas d’explication alternative — un démenti sec. Les menaces autour de la famille Delon ne sont pas nouvelles, mais les accusations d’incendie volontaire marquent une escalade inédite entre les deux frères.
« Papa m’a inculqué l’amour des animaux » : le fantôme d’Alain Delon au cœur du conflit
Derrière les insultes sur Instagram, c’est bien l’ombre d’Alain Delon qui plane sur chaque ligne. Alain-Fabien invoque directement la mémoire de son père pour attaquer la crédibilité d’Anthony : « Papa m’a inculqué l’amour des animaux, il n’aurait jamais fait abattre un chien quelles que soient les circonstances. Et ce chien n’était pas le tueur fou que tu décris publiquement pour essayer de te disculper. »
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La relation entre Alain Delon et son fils Anthony a toujours été complexe, marquée par des ruptures et des réconciliations. Mais depuis le décès de l’acteur, les trois héritiers se déchirent de plus en plus ouvertement. La somme versée aux trois enfants est connue, mais le domaine de Douchy reste un terrain de guerre, au sens propre comme au figuré.
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Alain-Fabien glisse aussi un tacle sur la reconversion numérique de son aîné : « Je ne fais pas de photos à Douchy pour entretenir mes réseaux ou choper des followers. Je suis heureux de voir que tu as trouvé ta vocation, influenceur. Certainement digne d’un Delon. » Un sarcasme qui vise la multiplication des prises de parole d’Anthony sur les réseaux sociaux depuis la mort de leur père.
Quatre balles sur Obba : le dossier judiciaire qui empoisonne tout
Sous les provocations publiques se cache une procédure judiciaire bien réelle. Alain-Fabien a déposé plainte contre Anthony pour la mort du chien Obba. Selon lui, l’animal a reçu quatre balles sans qu’aucune tentative de séparation des chiens ni de soins n’ait été entreprise au préalable. « Quatre balles, ce n’était pas nécessaire ni proportionné. Et 45 minutes d’agonie non plus », martèle-t-il dans son message.

Anthony affirme de son côté que le chien représentait un danger. C’est précisément ce qu’Alain-Fabien conteste : « Ne cherche pas de justifications dans mes soi-disant comportements, complètement fantasmés, à ton acte de cruauté. » Le cadet refuse aussi l’idée qu’il devrait « faire preuve de gratitude » envers son frère, comme Anthony le réclame. « La justice tranchera », conclut-il sur ce point.
L’affaire de l’héritage d’Alain Delon empoisonne les relations familiales depuis des mois. Entre les rebondissements successifs, la demande d’annulation du testament et les accusations mutuelles, la fratrie Delon offre un spectacle que leur père — qui tenait par-dessus tout à sa discrétion — aurait probablement désapprouvé.
Une guerre fratricide sans arbitre
Ce qui frappe dans cet échange, c’est l’absence totale de filtre. Les deux frères règlent leurs comptes en story Instagram, devant des centaines de milliers d’abonnés. Anthony qualifie Alain-Fabien d’« esprit dérangé » et de « guignol ». Alain-Fabien accuse Anthony d’avoir commandité la mort d’un chien et de réécrire l’histoire « de façon indigne ». Anouchka, la sœur, reste pour l’instant en retrait de cette joute publique.
Depuis la mort d’Alain Delon, où les trois enfants étaient pourtant réunis à son chevet, les rapports entre Anthony et Alain-Fabien n’ont cessé de se dégrader. Objets précieux prétendument dérobés, héritage revu à la baisse, chien abattu, incendie : chaque semaine apporte son lot de révélations.
La justice, qu’Alain-Fabien invoque à plusieurs reprises, devra démêler les faits des mises en scène. Mais d’ici là, les réseaux sociaux restent le tribunal préféré des héritiers Delon — et le public, qu’il le veuille ou non, siège au premier rang.