Diam’s a incité cette ancienne Miss France à se convertir : « Ce qu’elle dit, c’est un chef-d’œuvre »
Miss France 2006, famille athée, carrière sous les projecteurs : rien ne prédisposait Alexandra Rosenfeld à parler de prière matin, midi et soir. Pourtant, l’ancienne reine de beauté assume aujourd’hui une foi catholique née dans la maladie. Dans un podcast récent, elle a cité une artiste qui l’a marquée au moment où elle doutait, et dont elle dit que les paroles sont un « chef-d’œuvre ». Qui est-elle, et quel rôle a-t-elle joué ?

Une famille « très athée » et des années d’errance médicale
Le point de départ n’a rien de mystique. Alexandra Rosenfeld souffre d’une maladie auto-immune, et les traitements ne lui apportaient pas les résultats espérés. Sa foi n’est donc pas née d’un moment de gloire, mais d’une impasse.
Dans l’épisode du podcast Les Lueurs, publié en mars dernier, elle revenait sur cette période. Entre 2020 et 2024, expliquait-elle, les médicaments ne fonctionnaient pas et elle gardait un espoir de guérison. Résultat : « je cherche tout et n’importe », disait-elle, citant « toutes les médecines alternatives et inimaginables ».
Quatre ans d’essais, d’espoirs et de déceptions : le tableau d’une femme qui épuise les pistes les unes après les autres. Ce parcours rappelle d’ailleurs ce qu’elle avait confié à propos de la maladie rare qui bouleverse son quotidien, avec des mots très directs sur ses difficultés physiques.
C’est dans cette zone de fatigue, quand plus aucune porte ne s’ouvre, que quelque chose a basculé. Et ce basculement a commencé par une conversation à laquelle personne ne s’attendait.
Le jour où elle s’est mise à parler à Marie
Elle le dit sans détour : elle ne sait pas comment l’expliquer. « Je me suis mise à parler à Marie », avait-elle raconté, en soulignant qu’elle venait d’une famille très athée. Aucun héritage religieux, aucune habitude, juste un besoin.
Elle avait aussi décrit un moment de grande détresse. Puis une visite dans une église lui aurait permis de ne plus se sentir seule. Un détail simple, presque banal, mais c’est autour de lui que s’organise tout son récit de conversion.
Ce cheminement s’inscrit dans une série de confidences où l’ancienne Miss France parle sans filtre de ses épreuves, comme dans ses tristes confidences sur la maladie qui l’a frappée. La foi y apparaît non comme un décor, mais comme une réponse.
Reste une question : qu’est-ce qui a fait passer cette recherche de la simple curiosité à une vraie conviction ? Selon ses propres mots, un film y a contribué. Il porte le titre d’un mot arabe, et il parle d’une chanteuse.
Quand elle s’est posé ses premières questions sur la foi, elle a vu ce documentaire dès le début de sa réflexion. Ce n’était pas une lecture savante ni un conseil de prêtre : c’était l’histoire d’une artiste que le grand public connaît bien.
Diam’s, le documentaire Salam et un « chef-d’œuvre »

L’artiste, c’est Diam’s. Invitée du podcast Salut les daronnes, Alexandra Rosenfeld a évoqué le documentaire Salam, consacré à l’ancienne rappeuse, qui retrace notamment son parcours et son rapport à la spiritualité.
Elle explique avoir découvert ce film à une période où elle se questionnait elle-même sur la foi. Son verdict est net : « C’est la foi qui est belle. »
Elle ne s’arrête pas au film. « J’ai beaucoup écouté sa dernière chanson aussi », a-t-elle confié. Puis vient la phrase qui donne son sens à toute la discussion : « Tu écoutes les paroles, tout ce qu’elle dit, mais c’est un chef-d’œuvre. »
Un détail mérite d’être précisé : Diam’s n’a pas mené Alexandra Rosenfeld vers sa propre religion. Le documentaire parle de spiritualité, et c’est cette dimension, la foi en tant que telle, qui a touché l’ancienne reine de beauté. Elle s’est ensuite tournée vers le catholicisme.
Selon son récit, c’est donc une rencontre indirecte, par l’écran et par la musique, qui a ouvert une porte. Mais ce qu’elle a trouvé derrière cette porte, c’est ce qu’elle raconte ensuite qui est le plus frappant.
Ce que la foi a changé, d’après elle
Les effets, elle les décrit avec prudence mais sans ambiguïté. « Ça a changé totalement mon mind set et malgré les médicaments qui ne fonctionnaient pas, mon inflammation s’est baissée », avait-elle confié. Il s’agit de son ressenti, rapporté tel quel : aucune démonstration médicale n’accompagne ce propos.
Le changement le plus net tient en une phrase : « Ce qui a changé depuis que j’ai la foi, c’est que je ne suis plus jamais seule. Je peux toujours parler à quelqu’un. » Et elle ajoute : « Je prie matin, midi et soir. »
On touche là au cœur du témoignage. Il ne s’agit pas d’un discours de conviction, mais de la description d’un apaisement. Pour une femme qui a longtemps cherché des réponses, la présence rassurante d’un interlocuteur intérieur compte plus que tout argument.
Cette sincérité fait écho à d’autres prises de parole de l’ancienne Miss France, notamment sur sa vie sentimentale, comme lorsqu’elle s’est confiée sur Hugo Clément et la règle qu’il n’aurait jamais dû franchir. Chez elle, l’intime n’est pas un tabou.
Si la réponse est là, elle appelle pourtant une suite : que retenir de ce parcours, et en quoi dit-il quelque chose de plus large qu’une histoire de people ?
Un témoignage qui s’ajoute à d’autres parcours spirituels
Ce récit n’est pas isolé dans le paysage médiatique. Plusieurs personnalités ont déjà parlé de leur cheminement de foi, comme le montre ce tour d’horizon sur les stars qui ont décidé de changer de religion.
Ce qui distingue ici le propos d’Alexandra Rosenfeld, c’est son point de départ : la maladie, une famille sans religion, un doute assumé. Elle ne présente pas la foi comme une évidence, mais comme une découverte tardive.
Même regard intime chez d’autres figures publiques, par exemple lorsque Nikos Aliagas évoque l’épreuve qui a tout changé dès ses premières semaines. Les épreuves, quand elles sont racontées sans fard, créent souvent une forme de proximité avec le public.
À surveiller désormais : la façon dont l’ancienne Miss France continuera à raconter ce chemin, entre podcasts et prises de parole. Pour l’instant, elle maintient une ligne simple, celle d’une femme qui prie chaque jour et dit ne plus se sentir seule.
Un puissant témoignage, comme le résume la source : la foi d’Alexandra Rosenfeld est née d’un vide, et c’est ce qui la rend si humaine. Et si l’on pense que les confidences d’anciennes Miss France s’arrêtent là, ce qu’elle a révélé sur les violences conjugales subies montre un tout autre pan de son histoire. Et pour une autre trajectoire où la vie bascule loin des projecteurs, le destin d’un rugbyman devenu boulanger dans le Vaucluse réserve aussi sa part de surprise.