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« Je ne comprends toujours pas comment il est mort » : Éric Judor ému aux larmes en parlant de Bun Hay Mean

Publié par Hannah Maline le 22 Oct 2026 à 13:18
eric judor @video michou et eric et ramzy

Sur le plateau de Clique, un extrait de série suffit parfois à faire vaciller un sourire. Éric Judor, d’ordinaire si prompt à désamorcer l’émotion par l’humour, a dû s’essuyer les yeux devant des images tournées avec Bun Hay Mean. Entre fierté, tendresse et incompréhension, ses mots disent quelque chose de la manière dont les proches vivent encore cette disparition. Et un détail de l’enquête explique pourquoi le mystère reste si difficile à accepter.

Une séquence de Platane, et le sourire d’Éric Judor se fissure

Tout part d’un magnéto, ce format où l’invité réagit à des images de son passé. Face à lui, la séquence de la série Platane, dans laquelle il partageait l’écran avec Bun Hay Mean. L’acteur et réalisateur garde d’abord le sourire, mais son regard trahit une avalanche de souvenirs.

L’émission est présentée par Mouloud Achour, et l’échange prend vite une tournure plus intime qu’une promo classique. Selon Public, l’humoriste a laissé un grand vide chez ses proches comme dans le monde du stand-up, depuis sa disparition brutale le 10 juillet 2025, à 43 ans.

Éric Judor est aussi l’un de ceux qui ont offert à Bun Hay Mean certains de ses rôles marquants. Cette filiation professionnelle donne une résonance particulière à ses larmes, car il ne parle pas seulement d’un collègue de plateau. Il parle d’un comédien qu’il a vu grandir devant la caméra.

Le parcours de cet humoriste culte, mort à 43 ans rappelle à quel point sa carrière était encore en pleine ascension. Mais que s’est-il dit, exactement, devant ces images ?

« Il était tellement fier » : les mots d’un ami qui n’arrive pas à accepter

Éric Judor s’est remémoré leurs tournages communs avec une affection évidente. Il a insisté sur l’enthousiasme débordant de son partenaire de jeu, resté intact au fil des scènes. Ce n’est pas un hommage solennel, plutôt un souvenir de plateau, vivant, presque joyeux.

Sa phrase la plus marquante tient en quelques mots : « Il était tellement fier d’avoir Platane. Tellement fier. Mais il est génial dans Problemos, aussi. » Le glissement vers l’autre série, presque en aparté, dit tout de la pudeur de l’acteur : il veut qu’on se souvienne du talent, pas seulement du drame.

Et pourtant, le drame revient. Selon le récit de l’émission, Éric Judor a confié ne toujours pas comprendre comment une telle tragédie a pu se produire. Ce mélange de tendresse et de stupéfaction est ce qui rend la séquence si frappante.

Dans l’entourage de l’humoriste, cette incompréhension n’est pas isolée. Une amie de Bun Hay Mean avait déjà livré des confidences glaçantes sur ses derniers temps. Mais l’enquête, elle, a fini par apporter une réponse très concrète.

Un téléphone coincé dans une gouttière : ce que l’autopsie a établi

L’autopsie des médecins légistes a apporté des réponses précises, selon Public. Le 10 juillet 2025, Bun Hay Mean a été retrouvé sans vie au pied de son immeuble du boulevard des Batignolles, dans le 17e arrondissement de Paris. Il serait tombé du balcon de son appartement, situé au huitième étage.

Les constatations sur place auraient rapidement orienté vers un drame accidentel. Aucune lettre d’adieu n’a été retrouvée, et l’humoriste menait une vie saine. Voilà un élément qui éclaire la stupeur de ses proches : rien, dans son quotidien, ne laissait présager un tel dénouement.

Les enquêteurs ont découvert son téléphone portable coincé dans la gouttière proche du balconnet, ainsi qu’un long manche à balai. L’artiste aurait basculé en tentant d’attraper son appareil. Sa valise était déjà prête : il devait s’envoler pour Montréal, où il était attendu sur scène.

On comprend mieux, dès lors, la phrase d’Éric Judor. Comment accepter qu’un geste aussi banal, à quelques heures d’un départ, puisse avoir de telles conséquences ? C’est ce contraste qui rend l’incompréhension si tenace.

Téléphone coincé dans une gouttière près d'un balcon parisien

Un geste du quotidien, et des questions qui ne partent pas

Les résultats de l’autopsie ont donc tranché sur le plan factuel : la thèse accidentelle s’est imposée. L’absence de message, la valise bouclée, le téléphone dans la gouttière forment un faisceau cohérent, selon les éléments rapportés.

Mais les faits n’apaisent pas le deuil. Éric Judor le montre à sa manière : on peut connaître les circonstances et continuer à dire « je ne comprends pas ». La compréhension rationnelle et l’acceptation ne vont pas toujours de pair.

Cette sobriété du comédien tranche avec le bruit médiatique qui a suivi la disparition. Pas de théorie, pas de polémique : seulement la fierté d’un ami pour le travail accompli, et la mention de deux séries où Bun Hay Mean brillait.

Surnommé « Chinois marrant », révélé au Jamel Comedy Club, il restait pour beaucoup une figure attachante de la scène comique. Son rire, ses rôles et sa fierté d’avoir joué dans Platane sont précisément ce que l’acteur a choisi de mettre en avant.

Ce que cet hommage dit de la scène comique, des mois après

La séquence diffusée dans Clique prouve que la disparition de l’humoriste continue de résonner chez ses pairs. Ses obsèques, célébrées dans la plus stricte intimité familiale, avaient déjà réuni plusieurs figures de la scène comique venues lui dire adieu. L’hommage d’Éric Judor prolonge ce mouvement, cette fois devant les caméras.

Autre fait notable : les images de Platane ont servi de déclencheur. Ce sont elles, et non une question sur la mort, qui ont ouvert la porte de l’émotion. Un rappel que la mémoire d’un artiste passe d’abord par ce qu’il a laissé à l’écran.

Les proches, eux, restent au centre de cette histoire. Les confidences recueillies sur ses derniers mois montrent que le sujet reste sensible, et que chaque prise de parole est scrutée avec émotion.

Reste à voir si d’autres comédiens, dans les prochains mois, évoqueront à leur tour le souvenir de l’humoriste. Les causes de sa mort, dévoilées au fil de l’enquête, n’ont en tout cas pas éteint l’affection qui l’entoure.

Éric Judor n’a pas cherché d’explication : il a juste dit sa fierté et son incompréhension, et c’est ce qui touche. Et si ce genre d’hommage vous a touché, ce que Guillaume Canet a révélé sur l’influence secrète d’une actrice disparue vous réservera une autre surprise. Quant à ceux qui se demandent ce qu’un grand nom du petit écran laisse derrière lui, la fortune que laisse Thierry Ardisson pose une tout autre question.

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