Mort de Nadia Farès : Guillaume Canet révèle qu’elle avait secrètement influencé plusieurs de ses films

L’actrice Nadia Farès s’est éteinte le 17 avril 2026, six jours après un malaise survenu dans une piscine parisienne. Ce lundi, Guillaume Canet a brisé le silence sur Instagram avec un hommage chargé d’émotion. Au-delà des mots de deuil, le réalisateur a levé le voile sur un pan totalement inconnu de leur amitié : une contribution artistique invisible qui a marqué plusieurs de ses œuvres.
Une journée noire pour le cinéma français
Le vendredi 17 avril 2026 restera comme l’un des jours les plus sombres de l’année pour le septième art hexagonal. Nadia Farès s’est éteinte à 57 ans à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, des suites d’un incident cardiaque. Le même jour, Nathalie Baye décédait à l’âge de 77 ans, plongeant le milieu artistique dans un double deuil sans précédent.

Née le 20 décembre 1968 à Marrakech d’un père marocain et d’une mère arménienne, Nadia Farès avait grandi à Nice avant de monter à Paris à 18 ans. Elle y avait enchaîné les petits boulots et les castings, patientant des années avant que sa carrière ne décolle véritablement. Son visage était devenu familier pour des millions de spectateurs grâce à Les Rivières pourpres de Mathieu Kassovitz en 2000, aux côtés de Jean Reno et Vincent Cassel, puis à la série Marseille et au thriller Nid de guêpes.
Depuis l’annonce de sa disparition, les réactions se sont multipliées. Jean Dujardin, Elsa Zylberstein ou encore Josiane Balasko avaient exprimé leur peine. Joy Hallyday avait rendu un hommage bouleversant, espérant que l’actrice avait « retrouvé Papa là-haut ». Mais c’est le message publié par Guillaume Canet, trois jours après le décès, qui a provoqué la plus forte émotion.
Ses dernières minutes dans le bassin de la rue Blanche
Les circonstances du drame ont stupéfié tous ceux qui connaissaient Nadia Farès. Le 11 avril 2026, l’actrice se trouvait à la piscine de la salle de sport Blanche, rue Blanche dans le 9ᵉ arrondissement de Paris. Victime d’un malaise, elle avait été retrouvée inanimée au fond du bassin par d’autres nageurs présents ce jour-là.
Les pompiers avaient pris en charge la réanimation avant de la transporter en urgence absolue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Placée sous coma artificiel, son état était resté critique pendant six jours. Cyril Hanouna s’était dit bouleversé en apprenant la nouvelle du coma, confiant à l’antenne : « Je l’adore, c’est un amour. » Le 17 avril, ses filles annonçaient officiellement sa mort par voie de communiqué transmis à l’AFP.

Ce genre d’accident cardiaque survenant lors d’une activité physique touche chaque année des personnes sans antécédents connus. Le cas de Nadia Farès a rappelé, avec une brutalité terrifiante, que les incidents cardiovasculaires frappent sans prévenir, y compris chez des personnes actives et en apparente bonne santé. Un drame similaire avait endeuillé le monde du sport quelques mois plus tôt, quand un jeune footballeur de 18 ans avait succombé à un malaise cardiaque en plein match.
« Nous devions nous voir ces jours-ci »
C’est ce lundi 20 avril que Guillaume Canet a publié un long message sur Instagram, et ses premiers mots ont frappé comme un coup de poing. « Nous devions nous voir ces jours-ci. J’ai tellement de mal à croire que ça n’arrivera plus jamais », a écrit le réalisateur. Cette phrase a suffi à mesurer la violence de la perte : les deux amis avaient rendez-vous. La mort a annulé ce qui n’était qu’un déjeuner ou un café entre proches.
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L’acteur et réalisateur a dressé le portrait d’une femme lumineuse, généreuse, profondément attachante. Il a évoqué « des conversations magnifiques », « des fous rires », « des conseils précieux ». Des mots simples qui dessinent une amitié construite dans la durée, nourrie de confiance mutuelle et de complicité sincère. Nadia Farès avait elle-même évoqué cette dualité entre force et fragilité qui la caractérisait, rappelant dans une interview : « Je ne suis pas que ça. »
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Guillaume Canet, que le public connaît aussi pour ses relations médiatisées et ses amitiés fortes dans le milieu du cinéma, s’est montré d’une sincérité rare. Loin des hommages convenus, chaque ligne de son texte portait la marque d’une relation authentique. Mais le passage le plus surprenant de sa publication n’avait rien à voir avec le deuil classique. Il concernait la musique.
La révélation que personne n’attendait sur ses films
Au milieu de son hommage, Guillaume Canet a glissé une phrase qui a intrigué les internautes autant qu’elle a ému les cinéphiles : « Tes playlists de musiques qui ont nourri beaucoup de mes films. » En quelques mots, le réalisateur a révélé que Nadia Farès avait exercé une influence directe, bien que totalement invisible, sur l’univers sonore de plusieurs de ses œuvres cinématographiques.
Ce détail, inconnu du grand public jusqu’à ce jour, éclaire d’un jour nouveau la filmographie de Canet. On sait que le réalisateur de Ne le dis à personne et Les Petits Mouchoirs accorde une importance considérable à la bande-son de ses films. La musique y occupe une place narrative à part entière, sculpte les ambiances, donne le rythme des scènes clés. Apprendre qu’une partie de cet univers musical provient des recommandations d’une amie proche change la perception de ces œuvres.
C’est une contribution artistique qui ne figurera jamais dans un générique. Pas de crédit, pas de mention, pas de contrat. Juste des playlists échangées entre amis, des morceaux partagés qui ont fini par imprégner la matière même des films. Ce genre de collaboration informelle existe dans tous les milieux créatifs, mais elle est rarement révélée — et encore moins dans des circonstances aussi douloureuses.
Un cinéma français en deuil permanent depuis janvier
La disparition de Nadia Farès s’inscrit dans une série noire qui frappe le cinéma et la télévision français depuis le début de l’année 2026. Avec la mort de Nathalie Baye le même jour, le milieu artistique a perdu deux visages majeurs en quelques heures. Laura Smet avait confié avoir « perdu la moitié de son cœur » après la disparition de sa mère.
Ces derniers mois, d’autres figures du spectacle français ont également disparu, créant un sentiment de perte collective qui dépasse les cercles professionnels. Bun Hay Mean, des figures de la télévision, Patrick Muldoon emporté par une crise cardiaque à 57 ans — le même âge que Nadia Farès — autant de disparitions qui rappellent la précarité de ces vies publiques.
Guillaume Canet a conclu son hommage par une promesse : « Je te garde pour toujours dans mon cœur. » Des mots qui referment un message, mais pas une blessure. Pour ceux qui connaissaient Nadia Farès, pour ceux qui l’admiraient à l’écran, pour ceux qui découvrent aujourd’hui l’étendue discrète de son influence, la perte reste aussi brutale qu’incompréhensible. Et quelque part dans les films de Guillaume Canet, ses playlists continuent de résonner.