Une gifle, un coup de poing en voiture, neuf épisodes : l’audio attribué à Greg Guillotin crée le malaise
Un enregistrement audio attribué à Greg Guillotin circule largement sur les réseaux sociaux. Le vidéaste y détaillerait, d’une voix que l’on dit reconnaissable, plusieurs gestes violents envers son ancienne compagne. Mais le document évoquerait aussi une autre accusation, bien plus lourde, et une manière très particulière d’y répondre. Reste une question que tout le monde se pose : peut-on se fier à cet audio ?

Un échange privé, un site, et des mots que le vidéaste n’avait jamais prononcés en public
Tout part d’un échange privé. Selon le site CGTV, qui l’a révélé, Greg Guillotin y parlerait de sa relation avec son ex-compagne. Le fichier s’est ensuite propagé à toute vitesse, bien au-delà du cercle qui l’avait découvert.
Le ton n’est pas celui d’un déni total. D’après ce qui en est rapporté, le chroniqueur admettrait avoir « levé la main sur elle » à plusieurs reprises. Il refuse en revanche l’idée d’avoir été violent de manière quotidienne.
Ce point n’a rien d’anodin. Greg Guillotin doit être jugé prochainement pour violences habituelles sur conjoint. Or le mot « habituelles » est précisément celui que l’audio semble vouloir contester.
Publiquement, il avait pourtant déjà parlé. Il avait reconnu des comportements violents, affirmant en avoir honte et ne pas chercher à les justifier, comme nous le racontions dans ses premiers aveux publics. Ces déclarations restaient toutefois générales, sans aucun détail.
Cette fois, l’enregistrement donnerait une description beaucoup plus précise des faits. Il pousserait aussi à relire ses prises de parole précédentes sous un autre jour. Mais que dit-il au juste, geste après geste ?
Une gifle, un coup de poing en voiture… et un décompte que le vidéaste ferait lui-même
Ce qui frappe d’abord, c’est le changement de registre. Jusqu’ici, Greg Guillotin s’en tenait à des formules de regret, assez larges pour ne rien engager de précis. Dans l’audio, il entrerait dans le concret, et même dans la chronologie.
Ce n’est pas la première fois que sa parole provoque une onde de choc. Le message diffusé par Cyril Hanouna sur W9 avait déjà marqué les esprits, avec cet aveu : « J’ai frappé une femme, plusieurs fois ». L’enregistrement irait pourtant plus loin dans le détail.
Autre élément troublant : il ne se contenterait pas d’un mea culpa global. Il situerait lui-même des scènes précises au fil de la relation, comme on remonte le fil d’un souvenir. Une façon de parler qui tranche avec la pudeur de ses sorties publiques.
Alors, que cite-t-il ? Selon les éléments rapportés, une gifle, un coup de poing porté en voiture, un coup de pied et un ordinateur refermé sur les doigts de son ex-compagne.
Au total, il parlerait de neuf épisodes de violences. Un chiffre qu’il poserait lui-même, tout en rejetant l’idée d’un quotidien violent.
C’est là que le malaise s’installe : compter ses gestes tout en les relativisant. Et pourtant, ce n’est pas le passage qui fait le plus réagir. L’audio dirait aussi quelque chose d’une autre femme.

L’autre plainte : des viols présumés qu’il conteste, et une stratégie qu’on lui prête
Car Greg Guillotin est visé par une seconde procédure, distincte de la première. Une autre ex-compagne a déposé une plainte pour viol début septembre. Elle évoque deux viols présumés, commis au domicile du couple au cours de deux nuits différentes.
Une enquête préliminaire a été ouverte à la suite de cette plainte. À ce stade, il s’agit d’une phase de vérification, qui ne préjuge en rien de la suite. La présomption d’innocence s’applique pleinement.
Sur ces accusations, la position du youtubeur n’a rien à voir avec celle qu’il adopte pour les coups. Il ne les reconnaît pas et les conteste formellement, par l’intermédiaire de son avocat. Deux dossiers, deux attitudes radicalement opposées.
C’est ici que l’audio prend une tournure plus sombre. Toujours selon les éléments rapportés, le vidéaste y évoquerait ces accusations de viol et semblerait mettre en place une stratégie pour décrédibiliser son accusatrice. Le détail de cette stratégie n’est pas précisé dans les informations dont nous disposons.
Reste un point essentiel, que le site jeanmarcmorandini.com rappelle lui-même. Il a choisi de ne pas diffuser l’enregistrement, une conversation privée, et n’a pas pu l’authentifier.
La voix du chroniqueur est reconnaissable, mais les manipulations par intelligence artificielle restent possibles. Autrement dit, le document qui fait tant de bruit n’est, à ce jour, pas authentifié. C’est la vraie réponse à la question du malaise : il repose sur un fichier dont personne ne peut encore garantir l’origine.
Procès, enquête, authenticité : ce qu’il faudra surveiller maintenant
Le premier rendez-vous est judiciaire. Greg Guillotin doit comparaître pour violences habituelles sur conjoint, et l’audio pourrait peser dans le débat public bien avant l’audience. Tout dépendra de son authenticité, et de la place que la justice accordera, ou non, à ce type de document.
Le second suspense tient à l’enquête préliminaire sur les viols présumés. Personne ne sait pour l’instant quelle suite elle aura. Tant qu’aucune décision n’est prise, les mots « présumé » et « conteste » restent les seuls qui tiennent.
Il y a aussi la question de la sincérité, qui hante les commentaires. Un homme qui avoue avoir honte en public, puis qui chiffrerait ses gestes en privé tout en les relativisant, dit-il la même chose des deux côtés ? C’est ce contraste, bien plus que les faits eux-mêmes, qui nourrit la polémique.
Autour de lui, le climat se tend. Des informations rapportées le décriraient isolé et très affecté, loin de la scène publique. Son entourage numérique, lui, reste partagé entre colère et prudence.
Enfin, la première plainte contenait déjà d’autres éléments troublants. Celle de son ex évoquait notamment, selon nos informations, des caméras dans leur maison. Autant de pièces que la justice devra trier, pesant chacune à sa manière.
Neuf épisodes comptés, des viols niés, un audio que personne n’a pu authentifier : voilà le nœud de l’affaire. Tout le reste appartient désormais aux juges.
Quand la parole d’une victime se heurte au récit de celui qu’elle accuse, que reste-t-il ? Pour mesurer ce que l’emprise peut faire, lisez ce que raconte Emma Paris dans son livre sur son ex. Et si les batailles judiciaires des people vous passionnent, les accusations d’André Ohanian devant la justice réservent quelques surprises.