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Julien Cohen (Affaire conclue) pourrait voter Marine Le Pen en 2027, faute de discours ferme sur la sécurité

Publié par Elodie le 21 Oct 2026 à 17:03

Il est l’une des têtes connues d’Affaire conclue sur France 2, et il vient de publier une vidéo qui fait beaucoup réagir. L’antiquaire Julien Cohen y explique pourquoi il pourrait glisser un bulletin Marine Le Pen dans l’urne en 2027.

Julien Cohen Divorce

Sa démonstration tient en un thème, mais c’est la manière dont il l’amène, et les exemples qu’il choisit, qui retiennent l’attention.

Une vidéo, une question sans détour : ce que Julien Cohen a lancé ce mardi

Tout part d’une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux, mardi 20 octobre 2026, selon le site Public. Julien Cohen n’y tourne pas autour du pot. Il pose lui-même la question que beaucoup de gens se poseraient à sa place.

« Comment un Juif peut-il être amené à voter Marine Le Pen en 2027 ? Je vais vous expliquer comment et pourquoi », lance-t-il d’entrée. Il met ainsi en avant sa confession, et il assume cette prise de position.

La suite prend la forme, toujours selon Public, d’un réquisitoire contre les responsables politiques actuels. À ses yeux, le vote de 2027 se jouera sur une seule question, celle de la sécurité.

L’homme n’en est pas à sa première sortie remarquée. Il avait déjà fait parler de lui lorsqu’il était sorti de ses gonds contre Jean-Luc Mélenchon chez Jordan De Luxe, un échange resté dans les mémoires.

Sur X, un message relayant la vidéo y voit déjà « un moment de bascule », citant au passage le nom d’Emmanuel Petit. Un commentaire de militant, bien sûr, pas un fait établi.

Mais que reproche-t-il exactement aux autres partis, et pourquoi aucun ne trouve grâce à ses yeux ?

« Aucun parti, aucun leader » : le constat sans appel de l’antiquaire

Le raisonnement de Julien Cohen se veut simple. Selon lui, personne ne le convainc sur le terrain qui compte le plus à ses yeux. Il le formule d’une traite : « Aucun parti aujourd’hui, aucun leader n’a de discours assez ferme pour influencer mon vote en sa direction en ce qui concerne la sécurité. »

Le commerçant y voit d’abord un devoir de l’État. Un devoir envers ceux qui financent son action, « quand on paye des impôts ». C’est l’argument du contribuable qui estime en avoir pour son argent.

Il prend ensuite soin de préciser que cette protection ne doit pas se limiter à sa communauté. Elle doit concerner « tout Français qui paye et qui ne paye pas d’ailleurs ses impôts ».

Puis son propos s’élargit à la question de l’appartenance. « Encore faut-il savoir qui est français et qui ne l’est pas, ou qui se considère français », dit-il, sans désigner de groupe en particulier.

Il ajoute : « Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas né en France que vous ne devez pas le respect à cette République. Ce n’est pas parce que l’on naît en France aussi qu’on doit manquer de respect à la France. »

Alors, la réponse à sa propre question est enfin là, et elle est moins un ralliement qu’un constat. Julien Cohen ne dit pas adhérer à un programme : il dit qu’il pourrait voter Marine Le Pen faute de discours assez ferme ailleurs. Le conditionnel compte, puisque la présidentielle est encore loin et que rien n’est acté.

Reste l’exemple qu’il choisit pour illustrer ce qu’il appelle un laxisme ancien, et c’est là que son ton se durcit.

Isoloir et urne électorale vides dans un bureau de vote

Des sifflets au Stade de France, et une phrase qui ne s’embarrasse d’aucune pudeur

Le fait qui l’a marqué remonte à plus de vingt ans. Un pan de son raisonnement, c’est de la facture qu’il garde en tête : on le savait déjà cinglant quand il s’agit de réagir à ce qu’il juge scandaleux, et le voilà qui remonte le temps.

Pour illustrer ce qu’il juge être un laxisme, Julien Cohen cite les matchs de football France-Algérie. « La France s’était fait siffler et la réponse avait été très molle du gouvernement », estime-t-il.

Le rappel historique est exact : le 6 octobre 2001, lors du match amical France-Algérie au Stade de France, La Marseillaise avait été sifflée. La rencontre avait aussi été interrompue par un envahissement de pelouse.

De cet épisode, il tire une conclusion sans nuance : « Je crois qu’on est dirigés par des gens qui n’ont pas de couilles. » La formule, volontairement crue, résume tout son propos. À ses yeux, ce n’est pas un programme qui manque, c’est une posture d’autorité.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’antiquaire parle de ces sujets. En avril 2024, sur le plateau de Chez Jordan sur C8, il confiait vivre « l’antisémitisme tous les jours ».

Il qualifiait alors la France de « pays le plus antisémite » et jugeait la situation « à vomir ». Il se disait, en tant que Juif à qui la réussite sourit, « la cible de tous les antisémites de France et de Navarre ».

Le fil est donc clair entre 2024 et aujourd’hui : un sentiment d’insécurité personnelle qui nourrit un choix politique. Mais la candidate dont il parle est-elle seulement en mesure de se présenter ?

Marine Le Pen peut-elle vraiment se présenter ? Ce que dit sa situation judiciaire

C’est la question que la vidéo laisse de côté. Selon les informations reprises par Public, Marine Le Pen a été condamnée en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. Elle s’est pourvue en cassation.

Sa peine d’inéligibilité ferme ayant déjà été purgée, elle reste en mesure de se présenter. Le premier tour est fixé au 18 avril 2027. Le pourvoi en cassation reste en cours, et son issue n’est pas connue.

Côté sondages, le climat est mouvant. Un premier sondage la donnait nettement favorite face à Jean-Luc Mélenchon au second tour, quel que soit le scénario testé.

Un autre indiquait pourtant que Marine Le Pen reculait pour la première fois, tandis que Jean-Luc Mélenchon se stabilisait aux portes du second tour. Ces photographies successives rappellent que rien n’est joué.

Dans ce paysage, la sortie de Julien Cohen pèse ce que pèse la parole d’une personnalité : elle illustre un état d’esprit, elle ne dit rien d’un résultat. Elle rappelle aussi que le thème de la sécurité reste au cœur de la conversation, un an et demi avant le scrutin.

Reste à voir si d’autres visages connus choisiront, à leur tour, de prendre la parole aussi ouvertement. Il est trop tôt pour le dire.

Il l’a dit, c’est maintenant à France 2 et à son public d’en prendre acte. Comme le montre l’épisode du collier en hébreu flouté de Caroline Margeridon, l’émission sait déjà ce que c’est que de voir ses visages au cœur d’un débat qui dépasse les enchères.

Quant à Julien Cohen, il n’a donné aucune consigne de vote : il parle d’une possibilité, pas d’une décision.

Son intervention reste, en définitive, un témoignage personnel, celui d’un commerçant qui dit se sentir peu protégé. À chacun d’en tirer sa conclusion.

Julien Cohen n’a pas annoncé son vote : il a dit pourquoi aucun discours ne l’avait encore convaincu, et c’est peut-être cela, le vrai message. Si vous aimez les histoires où l’argent et le pouvoir dérapent, ce que les enquêteurs auraient trouvé chez Richard Orlinski a de quoi vous retenir un moment. Et pour un tout autre frisson, ce que l’enquête a révélé sur les dernières heures de Michael Jackson reste difficile à oublier.

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