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Sondage 2027 : Marine Le Pen nettement favorite, loin devant Jean-Luc Mélenchon au second tour quel que soit le scénario testé

Publié par Elodie le 15 Oct 2026 à 11:48
Smartphone posé sur une table de café à côté d'une tasse et d'un journal

Un sondage tombe, et il fait du bruit. Alors que Mediapart vise Jordan Bardella, Marine Le Pen ne semble pas en payer le prix dans les intentions de vote pour 2027. Selon Le Parisien, qui détaille l’enquête Toluna-Harris Interactive pour M6 et RTL, une autre donnée frappe tout autant : le nom de celui qui l’affronterait au second tour, et le score qui l’attendrait.

Malgré Mediapart, Marine Le Pen garde la main avec jusqu’à 37 % au premier tour

Les révélations de Mediapart sur Jordan Bardella auraient pu rebattre les cartes au Rassemblement national. Pas cette fois. Selon Le Parisien, qui s’appuie sur ce sondage, la candidate du RN réunirait entre 35 et 37 % des voix au premier tour.

Le scrutin est prévu en avril prochain. L’enquête a été menée en ligne du 5 au 8 octobre auprès de 2 004 personnes, présentées comme un échantillon représentatif. Elle a été publiée un lundi.

Autre chiffre qui compte : 51 % des Français estiment que Marine Le Pen ferait une bonne présidente de la République. C’est six points de plus qu’auparavant. Il s’agit d’un score d’image, pas d’intentions de vote, mais il raconte une dynamique.

Jordan Bardella, lui, recueille 47 % d’avis favorables comme bon candidat à l’Élysée. Moins que sa patronne. L’institut le note noir sur blanc : en juillet dernier, les deux figures « partageaient des traits d’image similaires (…) », alors qu’aujourd’hui « l’avantage a complètement basculé en faveur de Marine Le Pen ».

Pour mesurer à quel point le dossier Mediapart agite le camp Bardella, il suffit de relire sa promesse de guerre totale contre le média. Mais un premier tour n’est que la moitié de l’histoire. Et c’est derrière Marine Le Pen que le sondage devient vraiment intéressant.

Derrière Le Pen, une bataille à un point près pour la deuxième place

C’est là que le sondage se corse. Jean-Luc Mélenchon, qui bénéficie d’une forte dynamique ces dernières semaines, réunit 18 à 19 % des intentions de vote selon les scénarios. Cette progression, un autre sondage l’avait déjà pointée, avec un leader insoumis en forte hausse.

Tout dépend de la configuration au centre. Si le centre et le centre-droit se divisent, Jean-Luc Mélenchon (18 %) devancerait largement Édouard Philippe, à 13 %. Gabriel Attal, lui, obtiendrait à peine 5 % des voix.

Le scénario change quand le maire du Havre part seul au centre. L’écart fond alors : 18 % pour le leader de la France insoumise, contre 17 % pour l’ancien Premier ministre. Un seul point d’écart, c’est mince.

Autrement dit, la division du centre pèse lourd dans la balance. Elle creuse l’écart quand les candidatures se dispersent et le resserre quand un seul nom porte les couleurs de ce camp. Un détail que les états-majors liront à la loupe.

Rappelons qu’un sondage n’est pas une prédiction. Il photographie un rapport de forces à un instant précis, ici début octobre, avec une campagne qui n’a pas réellement commencé. Mais certains enseignements sont déjà nets.

Car malgré cette bagarre pour la deuxième place, un point ne bouge pas : dans toutes les configurations testées, Jean-Luc Mélenchon serait qualifié pour le second tour face à Marine Le Pen. Reste à savoir ce que donnerait ce duel.

Urne transparente et isoloir vide dans un bureau de vote

Le duel Le Pen–Mélenchon : ce score de 67 % qui ne bouge pas depuis mai

Ce face-à-face, d’autres sondages l’ont déjà testé, et le scénario se répète. Dans l’enquête Toluna-Harris Interactive, Marine Le Pen s’imposerait très largement avec deux tiers des voix, soit 67 %.

Le chiffre est stable depuis mai. Les révélations de Mediapart sur Jordan Bardella n’ont donc pas fait bouger ce duel-là, du moins selon cette photographie. C’est le vrai message de l’enquête.

Changez d’adversaire et la donne s’adoucit. Si Édouard Philippe parvenait à se hisser au second tour, la candidate d’extrême droite l’emporterait avec 56 %, un score davantage resserré, onze points sous celui du duel avec Jean-Luc Mélenchon.

Voilà le fin mot de l’histoire. Dans les deux duels testés, Marine Le Pen gagne, mais avec une marge très variable selon le visage qu’elle aurait en face d’elle.

Gardons toutefois la tête froide. Le sondage a été réalisé avant la primaire sociale-démocrate remportée dimanche soir par Raphaël Glucksmann. Il ne dit donc rien de l’effet que ce nouveau nom pourrait avoir sur la suite.

Reste une dernière question, plus terre à terre : de quoi les Français voudront-ils vraiment entendre parler pendant cette campagne ?

Pouvoir d’achat en tête : les sujets qui pèseront d’ici avril

Selon le sondage, le premier thème du scrutin n’est ni l’immigration ni la santé. Le pouvoir d’achat arrive en tête pour 56 % des sondés. Il devance la santé (40 %), l’immigration (34 %) et les impôts (33 %).

Une donnée arrive de plus loin dans le classement. Alors que l’actualité reste dominée par la mobilisation des lycéens, l’éducation et la formation n’occupent que la huitième place, avec 22 %. Elles gagnent tout de même deux points par rapport à fin septembre.

À gauche, le feuilleton ne fait que commencer. Un autre sondage a déjà décrit un retournement de situation impliquant le RN, Mélenchon et Glucksmann. La primaire de dimanche pourrait relancer le débat.

À surveiller ensuite : l’effet Glucksmann sur les prochaines enquêtes, le sort du centre entre Édouard Philippe et Gabriel Attal, et l’évolution de l’image de Jordan Bardella. Chaque nouvelle photographie dira si le tableau bouge.

Et pour comparer les chiffres, vous pouvez relire un autre sondage où le duel à 67 % apparaissait déjà, avec une exception à la clé. Rappelons qu’il s’agit d’intentions de vote déclarées en octobre pour un scrutin prévu en avril prochain. Un sondage n’est jamais un résultat.

Marine Le Pen résiste, Jean-Luc Mélenchon s’installe en challenger et le centre décidera de l’écart. Et si l’élection se jouait ailleurs ? Le troisième homme que personne n’avait vu venir mérite qu’on s’y arrête. Autre question très concrète : pourquoi aucune banque ne veut financer la campagne du RN ?

1 commentaire

  • a
    aubry
    15/10/2026 à 12:44
    On remarque qu'on ne dit plus "progressiste" mais "centre" ou "bloc central"De même, "socialiste" est remplacé par "social-démocrate"Dès qu'il y a un problème, on change son nom...

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