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« Glucksmann, tu feras 2 % » : enfariné en pleine rue, le vainqueur de la primaire s’enfuit en taxi

Publié par Elodie le 12 Oct 2026 à 10:14
« Glucksmann, tu feras 2 % » : enfariné en pleine rue, le vainqueur de la primaire s'enfuit en taxi

Une soirée de victoire, des militants en liesse, un discours salué. Puis une porte qui s’ouvre sur la rue, et un nuage blanc. Raphaël Glucksmann, tout juste désigné candidat de la gauche sociale-démocrate, a fini sa nuit couvert de farine. Et la phrase lancée par l’auteur du geste, juste avant de disparaître, en dit long sur le climat actuel.

Une victoire à 66 %, puis un taxi à attraper

Tout avait pourtant bien commencé. L’eurodéputé venait de remporter largement la primaire de la gauche sociale-démocrate, avec 66 % des voix. Il avait prononcé un discours devant ses partisans, avant de rejoindre La Cantine de Belleville, dans le XXe arrondissement de Paris.

Là, plusieurs dizaines de militants s’étaient réunis pour fêter sa désignation comme candidat à la présidentielle de 2027. L’ambiance était à la fête, les verres circulaient, l’avenir paraissait dégagé.

Dans ce genre de soirée, le moment le plus délicat n’est pas toujours celui qu’on croit. C’est souvent la sortie : la rue, les caméras, le taxi qui attend, et plus aucun cordon de sécurité psychologique.

Sur ce sujet, la ligne que Glucksmann défendait avant même cette primaire éclaire un peu le contexte de cette soirée. Mais la suite de la nuit, elle, a pris une tournure que personne n’avait prévue.

Le geste, la farine, et la fuite en quelques secondes

Au moment de quitter l’établissement pour monter dans un taxi, un jeune homme s’est brusquement approché du candidat. Il lui a déversé une importante quantité de farine sur la tête. Tout est allé très vite.

Les caméras présentes sur place ont tout filmé. On y voit Raphaël Glucksmann entièrement recouvert de poudre blanche, tandis que son agresseur prend immédiatement la fuite à toutes jambes.

Ce type d’action, l’enfarinage, appartient à une longue tradition de contestation politique. Elle n’est pas dangereuse en soi, mais elle humilie, et elle produit des images qui tournent en boucle.

Ici, les images ont justement circulé sans attendre sur les réseaux sociaux. Dans le même temps, une autre phrase de Glucksmann sur ses adversaires avait déjà fait réagir bien avant cette nuit-là.

Reste la question que tout le monde se pose : qu’a dit le jeune homme avant de s’éclipser ? Selon BFMTV, l’individu aurait lancé : « Glucksmann, tu feras 2 % et pas un de plus ». Puis il a disparu.

Les secondes qui ont suivi : un candidat sonné, mais indemne

Du côté de la gauche, les tensions entre Glucksmann et ses anciens rivaux étaient déjà vives avant cette soirée. Cette attaque s’inscrit dans une ambiance électrique.

Surpris, Raphaël Glucksmann s’est rapidement engouffré dans son taxi. Selon les informations disponibles, aucune blessure n’a été signalée. La scène est donc, physiquement, sans gravité.

Politiquement, c’est autre chose. L’image d’un candidat blanchi de farine, fuyant dans une voiture, est de celles qui collent. Elle a été partagée, commentée et détournée en quelques minutes.

Le geste lui-même a aussi déclenché une avalanche de commentaires en ligne. Certains internautes évoquent un militant de La France insoumise, d’autres une provocation sans étiquette, d’autres encore une simple plaisanterie de mauvais goût. Rien de tout cela n’est établi.

Car l’identité de l’auteur et ses motivations exactes n’ont pas été officiellement établies. Tout le reste relève, à ce stade, de la supposition. La prudence s’impose donc, d’autant que le contexte est explosif.

Les réactions politiques et ce qu’il faut surveiller ensuite

Parmi les premières réactions, celle du président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Il a condamné l’agression, estimant qu’aucune violence physique contre un responsable politique ne devait être banalisée.

Sur les réseaux, le ton est plus partagé. Certains rappellent Noël Godin, dit « l’entarteur », d’autres ironisent sur le courage d’un futur chef des armées face à 250 grammes de farine. D’autres encore contestent la régularité du vote électronique de la primaire.

Le contexte, lui, est limpide : des divisions persistantes entre les composantes de la gauche. Glucksmann refuse toujours une alliance avec La France insoumise. Il doit pourtant rassembler autour de sa candidature. Le poids de Mélenchon dans le débat à gauche reste l’une des questions les plus sensibles de la campagne.

À surveiller maintenant : l’éventuelle identification de l’auteur, les suites données à l’incident, et la manière dont le candidat choisira d’en parler. Car les sondages sur la présidentielle 2027 diront vite si cette image laisse une trace.

Une victoire à 66 %, une nuit blanche de farine : la gauche a décidé de ne jamais rien faire simplement. Et si cet épisode vous a laissé un goût de campagne déjà bien électrique, le scénario qui agace jusqu’à la gauche elle-même promet encore des surprises. Quant à ceux qui se demandent ce qui se trame du côté du PS, la phrase de Ségolène Royal sur le prix du ticket d’entrée mérite le détour.

Taxi qui s'éloigne dans une rue parisienne la nuit

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