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Cinq ans de mensonges, puis cette phrase : ce que Cédric Jubillar a fini par avouer sur la mort de Delphine

Publié par Cassandre le 22 Juil 2026 à 9:39
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Cinq ans de silence. Cinq ans de dénégations répétées, de versions contradictoires, d’un homme qui a toujours juré n’avoir « rien fait ». Et puis, un jour, tout bascule.

cedric jubillar autre suspect dans l'affaireee

Cédric Jubillar parle enfin. Il raconte, avec une précision qui glace, le soir où sa femme Delphine a disparu de leur maison de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.

Ce récit, les enquêteurs l’attendaient depuis 2020. Voici comment, selon les éléments rapportés par BFMTV, Le Parisien et Closer, la nuit du drame s’est déroulée.

Une soirée qui commence comme tant d’autres

Ce soir-là, rien ne laisse présager l’irréparable. Cédric et Delphine Jubillar vivent depuis des mois une relation tendue, minée par les infidélités, les reproches, l’épuisement d’un couple qui ne se supporte plus.

Delphine a rencontré un amant. Cédric le sait. Les échanges entre Delphine et cet homme ont nourri pendant des mois les soupçons et la jalousie du mari.

La soirée bascule autour d’une dispute. Une dispute banale en apparence, de celles qui ponctuent un couple à bout de souffle.

Mais cette fois, le ton monte différemment. Les mots deviennent des armes, et l’un des deux ne veut plus reculer.

La phrase qui change tout

Selon les aveux rapportés, c’est une phrase de Delphine qui aurait déclenché l’irréparable. Une phrase que Cédric Jubillar aurait interprétée comme une provocation de trop, dans un contexte déjà saturé de tensions.

Il l’aurait alors attrapée par le cou. « Je voulais qu’elle se taise », aurait-il expliqué, selon les aveux glaçants de Cédric Jubillar livrés aux enquêteurs.

Le geste, décrit comme un réflexe de colère plus que comme un plan prémédité, aurait duré quelques instants de trop. Delphine ne se relève pas.

Face à cette version, un avocat a évoqué une autre lecture des faits lors du procès en appel, soulevant l’hypothèse d’une préméditation qui contredirait le récit d’un geste de panique.

Après le geste, la sidération

C’est souvent ce moment-là qui frappe le plus dans ce type de récit : celui d’après. Celui où l’auteur du geste réalise ce qu’il vient de faire.

Cédric Jubillar aurait décrit un état de sidération, presque de dissociation, face au corps de sa femme. Un basculement brutal entre la dispute et l’irréversible.

C’est dans les heures qui suivent qu’il aurait pris la décision qui allait sceller cinq ans de mystère : cacher le corps. Les enquêteurs ont détaillé comment il aurait procédé, un geste qu’il a lui-même qualifié de dissimulation « très facile » réalisée à mains nues.

Cette froideur apparente dans la description du geste post-mortem a d’ailleurs surpris les enquêteurs, habitués à des auteurs bien plus évasifs sur cette phase du crime.

Le lieu qu’il a fini par désigner

Pendant cinq ans, la question a hanté l’enquête : où est le corps de Delphine ? Les battues, les fouilles, les hypothèses les plus folles — y compris celle, un temps évoquée par Cédric lui-même, d’un départ de Delphine pour rejoindre le djihad — n’ont rien donné.

Puis Cédric Jubillar aurait fini par désigner un secteur précis. Il aurait indiqué avec exactitude l’endroit où reposait le corps, dans un champ à Mailhoc, non loin de Cagnac-les-Mines.

Champ agricole avec terreau retourné et bande de police au loin

Des ossements ont été retrouvés à cet endroit précis, enfouis sous un tas de terreau. Les analyses ADN ont permis de confirmer en 48 heures qu’il s’agissait bien de Delphine Jubillar.

« Je vous l’avais dit, je n’ai pas menti », aurait déclaré Cédric Jubillar à l’annonce de cette découverte, selon des propos rapportés dans la presse.

Une défense qui s’effondre

Ces aveux ont eu un effet immédiat sur son propre camp. Son avocat historique, Frank Berton, a jeté l’éponge après cette confession, expliquant publiquement ne plus pouvoir assurer sa défense.

« Je ne peux plus », aurait-il confié, marquant une rupture nette après des années à défendre l’innocence de son client. Un nouvel avocat a depuis rejoint le dossier avant le procès en appel.

Cette affaire a régulièrement été mise en miroir avec d’autres dossiers de féminicides conjugaux qui ont marqué la chronique judiciaire française, comme celui de Jonathann Daval, avec lequel Cédric Jubillar s’est lui-même comparé dans une phrase qui a choqué.

Ce que dit la sidération collective

Ce qui frappe, dans ce récit, ce n’est pas seulement la violence du geste. C’est le contraste entre cinq années de mensonges assurés et la précision soudaine de ce nouveau récit.

Un homme qui a défié l’opinion publique, ricané parfois au tribunal, et qui finit par livrer, presque froidement, le déroulé exact d’une soirée qui a détruit une famille.

Les deux enfants de Delphine et Cédric Jubillar grandissent aujourd’hui loin des caméras, tandis que la justice s’apprête à retrancher ce dossier lors du procès en appel.

Cédric Jubillar avait été condamné à 30 ans de réclusion en première instance, une peine que la cour devra réexaminer à la lumière de ces nouveaux aveux.

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