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Rapatriement des expatriés de Dubaï : vos impôts paient-ils réellement leurs billets d’avion ?

Publié par Elodie GD le 05 Mar 2026 à 6:06

Les nombreuses stories d’influenceurs et de personnalités publiques se trouvant à Dubaï ont déchaîné les passions sur les réseaux sociaux.

Les influenceurs sous le feu des critiques. Le conflit qui gangrène actuellement le Proche et le Moyen-Orient s’étend à l’Occident. D’une part en raison du jeu des alliances, mais également parce que les États-Unis sont à l’origine – conjointement à Israël – des frappes qui ont envenimé la situation.

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Français expatriés : les internautes en colère

Désormais, les populations n’ont plus qu’un objectif en tête : se protéger et survivre. Une situation source d’inquiétudes et d’angoisse dont les expatriés ont à cœur de s’éloigner. Présents en nombre au Qatar ou encore à Dubaï, certains espèrent ainsi regagner la France au plus vite. Et si la plupart se contentent de contacter les autorités compétentes, la minorité bruyante se manifeste à coup de stories horrifiées auprès de ses followers.

Quand une partie des internautes manifeste une réelle inquiétude à leur égard, un groupe tout aussi conséquent les accable de critiques. Il faut dire que les influenceurs français de Dubaï n’ont pas la cote et suscitent bien souvent la jalousie des internautes qui semblent guetter la moindre difficulté pour les réprimander. Pourtant, les Émirats arabes unis comptent pas moins de 22 000 ressortissants français.

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Accusés de s’être exilés aux Émirats arabes unis pour se délester des impôts, les influenceurs sont désormais moqués et sommés de rester sous les missiles. Par chance, la haine virtuelle n’influence pas les décisions du gouvernement qui met tout en œuvre pour venir en aide aux citoyens français. Ainsi, ils regagnent petit à petit le sol national et retournent aux côtés de leurs proches après la réouverture partielle de l’espace aérien.

L’argent du contribuable finance-t-il vraiment le rapatriement ?

S’ils n’ont aucun droit de regard sur le dispositif déployé, les internautes râlent. En effet, ils sont persuadés que le rapatriement est à la charge du contribuable. Une situation qu’ils déplorent, puisque les influenceurs et autres chefs d’entreprises, expatriés à Dubaï par exemple, ne paieraient pas d’impôts en France. Seulement, un document adressé aux Français du Golfe et consulté par Public apporte quelques éclaircissements sur le déroulé du rapatriement.

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Le ministère des Affaires étrangères y propose un retour à compter du 3 mars via des bus entre Dubaï et Mascate puis des vols entre Mascate et Paris. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le voyage n’est pas gratuit ! « Le coût est de 680 euros par personne payable en France », est-il ainsi indiqué dans le document.

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Si chaque passager paye son billet, l’État se charge de la logistique consulaire et de la sécurité. Une situation courante dans de pareils cas.

Concernant la situation fiscale des influenceurs et autres Français expatriés dans les pays du Golfe, l’économiste Philippe Crevel met les choses au clair. « Tout dépend de leur statut », commence-t-il dans les colonnes de La Dépêche du Midi. Ainsi, un expatrié qui vit plus de 183 jours à Dubaï, où se trouve sa famille et où il génère ses revenus, devient un résident fiscal local. Ce qui signifie qu’il ne paie plus d’impôts sur le revenu en France.

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@c_a_vous 400 000 Français bloqués par la guerre : à Dubaï, le rapatriement d’influenceurs, perçus par certains comme des exilés fiscaux, divise et suscite des moqueries. #dubai #iran #pourtoi #maevaghenamm #dubailife ♬ son original – C à vous

D’ailleurs, tous les expatriés ne sont pas des fraudeurs. « S’ils sont immatriculés à Dubaï, ils n’ont pas fraudé et ne seront pas attendus à l’aéroport », poursuit-il avant d’ajouter : « s’ils reviennent de Dubaï, les services de l’État peuvent demander à certains l’origine de leurs revenus. » Vivement critiquée depuis qu’elle a exigé son rapatriement auprès de sa famille, Maeva Ghennam a par exemple assuré qu’elle n’avait jamais arrêté de payer ses impôts en France.

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