Elle refuse les avances d’un homme et reçoit 40 coups de couteaux
Un terrible drame survenu près de Rio de Janeiro a profondément choqué le Brésil. Une jeune femme de 20 ans, agressée pour avoir refusé des avances, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un procès très suivi.
Au-delà de cette affaire, c’est toute la question des violences misogynes et de leur amplification sur les réseaux sociaux qui inquiète.

Elle reçoit 40 coups de couteaux
En février 2026, l’histoire d’Alana Anisio Rosa a bouleversé le pays. Cette jeune femme de 20 ans, installée près de Rio de Janeiro, a été violemment attaquée après avoir simplement décliné les avances insistantes d’un homme qui lui envoyait fleurs et chocolats.
L’agresseur s’est introduit chez elle et l’a frappée à coups de couteau, une scène d’une extrême violence stoppée uniquement grâce à l’arrivée de sa mère.
Cette dernière a raconté l’horreur vécue à l’AFP : « Il n’arrêtait pas de la poignarder » et « Notre salon était couvert de sang ».
Voir cette publication sur Instagram
Grièvement blessée, la jeune femme a dû être plongée dans un coma artificiel et subir plusieurs opérations avant d’entamer une longue convalescence.
Ce mercredi 15 avril, lors de l’ouverture du procès, elle est apparue marquée physiquement par les cicatrices de l’attaque, preuve encore visible de cette tentative de féminicide qui a traumatisé l’opinion publique.
Des violences en hausse dans le pays
Mais ce drame ne s’inscrit pas dans un cas isolé. Au Brésil, les violences misogynes sont en nette hausse, dans un climat alimenté en partie par certains contenus en ligne.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos comme « Je m’entraîne au cas où elle dit non » circulent massivement, montrant des scènes de violence simulée contre des femmes.
La mère de la victime affirme d’ailleurs que l’agresseur « suivait ce type de contenu ». Pour Estela Bezerra, il ne s’agit pas d’un simple phénomène numérique : « C’est avant tout un discours de haine. Il propage des valeurs qui menacent de ramener notre société à l’ère de la barbarie ».
Une étude de l’Université fédérale de Rio de Janeiro révèle que ces discours touchent des millions de personnes, avec des chaînes cumulant des dizaines de millions d’abonnés.
Dans ce contexte inquiétant, experts et autorités alertent sur une véritable « radicalisation » et une « déshumanisation » des femmes, tandis que le pays a enregistré un nombre record de féminicides ces derniers mois.