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Après 3 exécutions évitées et 30 ans de prison, Kim Kardashian paie sa caution de 500 000 dollars d’un prisonnier

Publié par Elodie le 19 Mai 2026 à 19:06

Trente ans dans le couloir de la mort. Trois derniers repas avant une exécution qui n’est jamais venue. Et au bout du tunnel, une star de la téléréalité qui signe un chèque de 500 000 dollars. L’histoire de Richard Glossip, 63 ans, est l’une des plus folles du système judiciaire américain. Et son dénouement, survenu ce jeudi en Oklahoma, laisse sans voix.

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Richard Glossip, 30 ans dans le couloir de la mort en Oklahoma

Tout commence en 1997, à Oklahoma City. Barry Van Treese, propriétaire d’un motel, est retrouvé battu à mort à coups de batte de baseball. L’accusation parle de meurtre commandité. Justin Sneed, un employé de l’établissement, reconnaît avoir tué la victime mais affirme avoir agi sur les ordres de Richard Glossip, alors gérant du motel.

Glossip est condamné à mort. Il clame son innocence. Il la clamera pendant trois décennies. Justin Sneed, lui, négocie : perpétuité sans libération conditionnelle. On propose le même accord à Glossip. Il refuse net. Souffrir en silence plutôt que plaider coupable pour un crime qu’il dit ne pas avoir commis.

Pendant ses années derrière les barreaux, les tribunaux de l’Oklahoma fixent neuf dates d’exécution différentes. Neuf fois, la machine administrative se met en marche. Trois fois, Glossip prend ce qu’on appelle son « dernier repas ». Mais la question qui hante cette affaire depuis le début est ailleurs.

La Cour suprême casse tout : un témoignage clé était faux

En 2015, Richard Glossip se retrouve dans la cellule adjacente à la chambre d’exécution de l’Oklahoma. Il attend d’être attaché à un brancard pour mourir par injection létale. Sauf que l’un des produits reçus ne correspond pas au protocole. L’exécution est annulée. In extremis.

L’affaire prend un tournant décisif en 2025. La Cour suprême des États-Unis casse la condamnation. Le motif est accablant pour l’accusation : les procureurs avaient retenu un témoignage qu’ils savaient eux-mêmes être faux. « Le droit constitutionnel de Richard Glossip à un procès équitable avait été violé », tranche la Cour. Une phrase glaçante quand on pense aux trente ans déjà passés en détention.

Ce soutien juridique s’accompagne d’un soutien public massif. Des célébrités s’engagent : l’actrice Susan Sarandon, oscarisée pour La Dernière Marche, Mark Ruffalo, le milliardaire Richard Branson. Et surtout, Kim Kardashian, devenue militante active contre les erreurs judiciaires aux États-Unis. Le documentaire Killing Richard Glossip, sorti en 2017, avait déjà mis l’affaire en lumière.

Liasse de billets de dollars sur un bureau de tribunal

Kim Kardashian signe un chèque de 500 000 dollars : Glossip est libre

Des révélations qui changent tout : ce jeudi, un représentant de Kim Kardashian a confirmé à NBC News qu’elle avait personnellement payé la caution de Richard Glossip. Le montant fixé par la juge : 500 000 dollars, soit environ 428 000 euros.

Richard Glossip est sorti de prison en t-shirt gris et jean, main dans la main avec sa femme Lea. « Je suis simplement reconnaissant envers ma femme et mes avocats. Tellement reconnaissant », a-t-il déclaré, visiblement submergé. « C’est bouleversant, mais en même temps, c’est incroyable. »

La liberté n’est pas totale. Il devra porter un bracelet électronique, rester en Oklahoma, ne contacter aucun témoin et s’abstenir de toute consommation de drogue ou d’alcool. Le procureur général de l’État, Gentner Drummond, a annoncé qu’il serait rejugé pour meurtre, mais sans requérir la peine de mort cette fois. La famille de la victime, elle, souhaitait que la condamnation initiale soit maintenue.

Trente ans, neuf dates d’exécution, trois derniers repas et un chèque d’une star de téléréalité : l’affaire Glossip concentre tout ce que le système judiciaire américain peut produire de plus absurde. Son nouveau procès dira enfin s’il est coupable ou innocent. Mais une question reste ouverte : combien d’autres détenus, sans célébrité pour payer leur caution, attendent encore dans le couloir de la mort sur la base de témoignages que l’accusation savait faux ?

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