Loto : une combinaison à 4 numéros consécutifs fait 3 gagnants et propulse le record 2026 à 16 millions d’euros
Depuis le samedi 4 avril, la cagnotte du Loto de Pâques refusait de tomber. Sept tirages consécutifs, près de deux semaines de suspense, et un jackpot qui grimpait de palier en palier — 10, 11, 12 millions, puis 14 millions, 15 millions… Ce samedi 18 avril 2026, la cagnotte atteignait 16 millions d’euros, soit le plus gros jackpot Loto classique depuis le début de l’année. Et cette fois, la combinaison gagnante a bel et bien trouvé preneurs. Pas un, pas deux, mais trois joueurs ont coché les bons numéros. Or c’est le détail de cette combinaison qui rend ce tirage véritablement hors norme.
Quatre numéros qui se suivent : la combinaison qui a fait basculer la soirée
La grille gagnante du 18 avril affiche les numéros 5 – 22 – 23 – 24 – 25, associés au numéro Chance 10. Au premier coup d’œil, un motif saute aux yeux : quatre des cinq numéros sont consécutifs. 22, 23, 24, 25 — une séquence que beaucoup de joueurs considèrent comme « improbable » et évitent instinctivement sur leur grille.

Pourtant, mathématiquement, cette combinaison a exactement la même probabilité de sortir que n’importe quelle autre : 1 chance sur 19 068 840. Le cerveau humain associe spontanément les suites à un schéma « trop régulier pour être aléatoire ». C’est un biais cognitif bien documenté — et il coûte parfois cher, puisque ceux qui jouent ces suites se retrouvent souvent seuls en cas de victoire. Sauf que cette fois, ils étaient trois.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois en 2026 qu’une suite logique sort au Loto. Le 11 mars dernier, la combinaison 10-12-14-16-18 — une suite arithmétique parfaite de raison 2 — avait été tirée, et pas moins de 9 joueurs s’étaient partagé 3 millions d’euros. La leçon est limpide : les grilles bâties sur des suites séduisent un nombre conséquent de parieurs français, et quand ces combinaisons finissent par sortir, le jackpot se divise mécaniquement. Mais le phénomène de ce samedi va bien au-delà d’une simple anecdote statistique.
5,3 millions chacun, 100 % nets d’impôts
Les 16 millions d’euros du jackpot seront donc répartis entre trois gagnants, soit environ 5 333 334 euros chacun. Rappelons qu’en France, les gains de loterie sont intégralement nets d’impôts : pas de prélèvement fiscal à la source, pas de déclaration spécifique. Chaque gagnant recevra cette somme directement sur son compte bancaire, disponible immédiatement.
Au-delà du rang 1, le tirage a également souri à de nombreux autres joueurs. Trois grilles au rang 2 — cinq bons numéros sans le Chance — remportent chacune 95 180,20 euros. Au rang 3, 78 joueurs empochent 893,50 euros, et 941 parieurs au rang 4 repartent avec 267,10 euros. Un tirage particulièrement généreux à tous les étages, qui confirme la tendance observée depuis janvier. Reste une question en suspens : où se trouvent les trois grilles gagnantes ?
Trois gagnants mystère : en ligne ou en bureau de tabac ?

À l’heure actuelle, la FDJ n’a pas communiqué la localisation des trois grilles millionnaires. Ont-elles été validées dans trois régions différentes, ou dans un même département ? S’agit-il de joueurs en ligne sur FDJ.fr ou de tickets cochés en point de vente ? Ces informations ne seront connues qu’une fois que les gagnants se seront manifestés auprès du service Grand Gagnant de la FDJ.
Pour les joueurs ayant misé en bureau de tabac, le premier réflexe est de signer immédiatement le reçu de jeu au dos, puis d’appeler le 09 69 36 60 60. Un rendez-vous est ensuite organisé au siège de la FDJ à Boulogne-Billancourt, avec pièce d’identité, RIB, justificatif de domicile et ticket original. Pour les joueurs en ligne, la procédure est plus simple : le gain est notifié par email et crédité automatiquement sur le compte FDJ, avec virement possible à tout moment.
Attention au délai : chaque gagnant dispose de 60 jours à compter du tirage pour réclamer sa part, soit jusqu’au 17 juin 2026. Passé cette date, les gains non réclamés sont définitivement perdus et reversés à la FDJ pour une mise en jeu ultérieure. Un scénario que personne ne souhaite — et qui est pourtant arrivé plusieurs fois dans l’histoire de la loterie française. Les trois nouveaux multimillionnaires bénéficieront aussi d’un accompagnement sur-mesure : conseils en gestion de patrimoine, rendez-vous avec des fiscalistes et un suivi dans la durée. Un dispositif en place depuis 1993 pour éviter que les gros gagnants ne dilapident leur fortune.
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2026, année record des jackpots partagés
Ce tirage du 18 avril n’est pas un cas isolé. Depuis le 1er janvier, la FDJ a déjà enregistré quatre jackpots partagés entre plusieurs gagnants — autant que sur l’ensemble des années 2024 et 2025 réunies. Le phénomène est suffisamment marqué pour interroger les statisticiens : les joueurs adoptent-ils massivement des stratégies de grille structurées — suites arithmétiques, dates d’anniversaire, multiples — ou s’agit-il d’une simple série statistique qui finira par revenir à la moyenne historique de 1,2 gagnant par jackpot ?
Les chiffres globaux donnent le vertige. Depuis janvier, 13 jackpots Loto ont été remportés, pour un total de 25 gagnants au rang 1 et environ 90 millions d’euros distribués. Parmi les faits marquants : un jackpot de 10 millions décroché en Lot-et-Garonne le 1er avril, 8 millions en Maine-et-Loire le 7 mars, et surtout les 13 millions du Super Loto du vendredi 13 mars, empochés en solo par un joueur en ligne — le record individuel de l’année. À mi-parcours du second trimestre, 2026 s’impose déjà comme un cru exceptionnellement généreux.
Pour les joueurs qui rêvent d’empocher un jackpot sans le partager, la conclusion s’impose d’elle-même : mieux vaut éviter les suites logiques et miser sur des combinaisons moins évidentes. Les probabilités de gagner ne changent pas, mais celles de garder la totalité du gain, si.
Super Loto des 50 ans : 13 millions et 50 codes à 20 000 € dès vendredi
La cagnotte du Loto classique repart de son minimum garanti de 2 millions d’euros dès ce lundi 20 avril. Mais l’événement de la semaine se joue vendredi 24 avril 2026 : le Super Loto des 50 ans du Loto français.

Pour célébrer le cinquantième anniversaire de la loterie nationale — créée le 19 mai 1976 —, la FDJ frappe fort : un jackpot minimum garanti de 13 millions d’euros, 50 codes gagnants à 20 000 euros tirés au sort, et une grille toujours à 3 euros. Un format qui rappelle celui du Super Loto du vendredi 13 mars, qui avait généré un engouement massif.
Les grilles sont disponibles depuis le 30 mars auprès des 30 000 points de vente FDJ et en ligne sur FDJ.fr. Au vu du scénario de ce samedi, une question se pose déjà : si une nouvelle suite logique venait à sortir vendredi, combien de joueurs se retrouveraient à partager le jackpot cette fois ? Les numéros les plus fréquents en Super Loto pourraient donner quelques pistes — à condition de ne pas oublier que le hasard, lui, n’a aucune mémoire.
Côté grandes cagnottes, les amateurs de sensations fortes noteront que l’EuroMillions affiche actuellement 132 millions d’euros, un montant inédit en 2026. Entre le Loto anniversaire de vendredi et l’EuroMillions, la semaine qui s’ouvre s’annonce comme l’une des plus riches de l’histoire récente des jeux de hasard en France.