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Ces deux créneaux de la semaine où les supermarchés bradent leurs prix jusqu’à 60 %

Publié par Elsa Fanjul le 29 Mar 2026 à 17:29

La moitié des Français pilote son budget alimentaire avec une extrême rigueur. Pourtant, la quasi-totalité d’entre eux fait ses courses aux mauvais moments. Il existe deux créneaux précis dans la semaine où les grandes surfaces bradent leurs rayons — certaines remises atteignent 60 %. Et presque personne n’en profite.

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Un panier moyen qui dépasse les 100 euros

Ces deux créneaux de la semaine où les supermarchés bradent leurs prix jusqu'à 60 %

En mars 2026, l’inflation alimentaire semble se stabiliser à +1,2 % sur un an selon l’Insee. Bonne nouvelle en apparence. Mais les prix en rayon restent à des niveaux historiquement élevés, après deux années de hausses quasi ininterrompues.

Le constat des analystes de la grande distribution est brutal : un panier de 37 produits courants coûte désormais 100,72 euros. La barre des 100 euros est franchie. Pour des millions de ménages, chaque centime compte.

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Face à cette réalité, de nombreux foyers cherchent des alternatives. Les dépenses contraintes qui grignotent le budget mensuel sont déjà lourdes. Alors, toute économie sur les courses est bonne à prendre.

Le mercredi matin : la fenêtre idéale pour les promos

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Le premier créneau gagnant est bien connu des habitués des grandes surfaces, mais rarement exploité consciemment. Le mercredi est le jour de lancement traditionnel des nouveaux prospectus chez Leclerc, Carrefour et leurs concurrents.

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C’est ce jour-là que les campagnes promotionnelles démarrent. Les rayons sont réapprovisionnés, les étiquettes de remise sont fraîchement posées, et les stocks sont encore complets.

Faire ses courses le mercredi matin garantit donc la disponibilité totale des articles en promotion. Le week-end, c’est une autre histoire : les ruptures de stock s’accumulent, les meilleures offres ont déjà été raflées. Arriver le mercredi, c’est arriver en premier.

Pour maximiser les bénéfices de ce créneau, pensez à activer les applications de fidélité de vos enseignes préférées. Elles proposent souvent des offres additionnelles cumulables avec les promotions en cours — un double gain quasi systématique.

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Le samedi soir après 18h30 : le créneau que personne ne connaît

C’est là que les économies deviennent spectaculaires. Et c’est là que la majorité des consommateurs passe complètement à côté.

À partir de 18h30 le samedi soir — soit environ une heure et demie avant la fermeture — les supermarchés entrent en mode anti-gaspillage. Les rayons traiteur, boucherie et poissonnerie voient fleurir les étiquettes de remise immédiate.

Les chiffres du baromètre Phenix 2025 expliquent pourquoi. Le rayon boucherie libre-service affiche un taux de casse de 7,9 %. Le rayon marée, lui, grimpe à 6,9 %. Ces produits doivent être écoulés avant la fermeture, sous peine d’être jetés le lendemain.

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Pour éviter ça, les enseignes n’ont qu’une solution : baisser les prix. Massivement. Et c’est le consommateur qui en profite directement.

60 % de remise : ce que dit la loi

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Une précision juridique change tout ici. La loi Descrozaille — souvent appelée Egalim III — plafonne les promotions classiques à 34 % en valeur dans les grandes surfaces. Cette règle a été étendue aux produits d’hygiène et d’entretien.

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Mais les denrées proches de leur date limite de consommation échappent totalement à ce plafond. Les produits estampillés « date courte » ne sont soumis à aucune restriction de remise.

Résultat : les stickers colorés apposés en fin de journée le samedi peuvent afficher des réductions allant de 30 à 60 %. C’est légal, c’est encadré, et c’est une opportunité en or pour les acheteurs avisés.

Une précision s’impose cependant : ces produits doivent être consommés rapidement. Pour les viandes notamment, la congélation dès le retour à domicile est recommandée. Un geste simple qui transforme une contrainte en avantage.

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Jusqu’à 1 000 euros d’économies par an

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L’étude « L’euro du panier », publiée en 2025, rappelle que les produits frais représentent entre 40 et 45 % des dépenses alimentaires totales d’un foyer. C’est précisément sur ce poste que les remises du samedi soir sont les plus importantes.

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En ciblant ces créneaux avec régularité, un foyer peut économiser entre 15 et 20 euros par semaine. Sur une année complète, cela représente un gain exceptionnel pouvant avoisiner les 1 000 euros.

Pour ceux qui cherchent à préserver leur pouvoir d’achat en 2026, c’est une méthode concrète, sans effort particulier, qui ne demande qu’un ajustement de planning.

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Le réflexe du prix au kilo : l’indicateur que tout le monde oublie

Choisir le bon créneau ne suffit pas. Encore faut-il ne pas se faire piéger par l’affichage des prix en rayon.

Les promotions en supermarché jouent souvent sur le conditionnement. Un produit affiché « -30 % » peut rester plus cher au kilo qu’un concurrent non remisé. Le prix au kilo — obligatoirement affiché — est le seul indicateur vraiment fiable.

Prenez l’habitude de le vérifier systématiquement, en particulier sur les produits en promotion. Cette simple habitude peut éviter des dizaines d’euros de dépenses inutiles chaque mois.

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Dans un contexte où certaines aides financières pourraient bientôt disparaître, ces réflexes de consommateur averti font une vraie différence sur le long terme.

Une stratégie complète pour faire baisser la facture

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Récapitulons la méthode en quatre étapes concrètes. D’abord, bloquez le mercredi matin dans votre agenda pour les courses du fond de garde-manger. C’est là que les promos sont les plus larges et les stocks les mieux garnis.

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Ensuite, réservez le samedi entre 18h30 et la fermeture pour les achats de produits frais. Boucherie, poissonnerie, traiteur : ces rayons concentrent les meilleures remises de la semaine.

Activez systématiquement les applications de fidélité de vos enseignes habituelles. Les offres cumulables avec les promotions en cours multiplient les économies sans effort supplémentaire.

Enfin, vérifiez toujours le prix au kilo avant de mettre un produit dans le chariot. C’est la seule façon de comparer honnêtement deux références, quelle que soit leur présentation en rayon.

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Ces quatre gestes, combinés, peuvent transformer une dépense alimentaire annuelle de façon significative. Sans changer ses habitudes de consommation, sans renoncer à la qualité, juste en changeant le moment où l’on pousse le chariot.

Pourquoi si peu de Français le font

La question se pose naturellement. Si ces créneaux sont si efficaces, pourquoi la majorité des consommateurs ne les exploite-t-elle pas ?

La réponse tient à deux facteurs. Le premier est l’habitude : on fait ses courses quand on peut, pas forcément quand c’est optimal. Le week-end en famille, le soir après le travail — ces créneaux sont dictés par le rythme de vie, pas par la stratégie.

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Le second facteur est le manque d’information. Les enseignes n’ont aucun intérêt à communiquer massivement sur leurs remises de fin de journée. C’est une mesure anti-gaspillage, pas une campagne marketing.

Pourtant, dans un contexte où les réformes à venir menacent le pouvoir d’achat des Français, chaque levier d’économie mérite d’être activé. Celui-ci est l’un des plus accessibles qui soit — et l’un des plus rentables à l’usage.

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