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Jusqu’où peut aller une Tesla quand l’écran affiche 0 % ? Ce test en conditions extrêmes a surpris tout le monde

Publié par Killian Ravon le 10 Jan 2026 à 8:03

En ce début de janvier 2026, une expérience menée sur une Tesla Model 3 version 2026 met le doigt sur une angoisse très concrète. La peur de finir à l’arrêt, juste après avoir vu le fameux 0 % apparaître.

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Tesla Model 3 2026 grise sur circuit fermé au crépuscule, près des stands, bornes de recharge au fond.
Sur circuit fermé, la Model 3 continue d’avancer quand la marge d’énergie se joue au kilomètre près.

Et si ce chiffre ne racontait pas toute l’histoire, même quand la situation devient vraiment limite ?

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Tesla blanche en charge sur une borne rapide, câble branché, parking en arrière-plan
Une scène banale… jusqu’au jour où l’écran affiche 0 %. Crédit : Wikimedia Commons (TaurusEmerald, CC BY-SA).
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Un test mené comme une vraie expérience sur circuit

L’essai a été réalisé par Kyle Conner. De la chaîne YouTube « Out Of Spec Testing », avec une rigueur qui change tout. Plutôt que de tenter l’aventure sur route ouverte, il a choisi un circuit fermé. Pour éliminer les risques liés à une immobilisation imprévue et garder des conditions contrôlées.

Avant même de commencer, un point a été soigné : le préconditionnement de la batterie. L’idée est simple : optimiser la température de fonctionnement des cellules lithium-ion, notamment en vue d’une recharge, même si l’objectif du jour n’était pas de brancher la voiture mais de comprendre son comportement au plus bas.

Le protocole a ensuite suivi une logique claire. Le test démarre à 5 % de charge, puis, au moment où l’indicateur atteint 0 %, l’ordinateur de bord est remis à zéro. Ce choix permet de mesurer précisément ce qui se passe « sous la jauge », sans se perdre dans les kilomètres parcourus avant.

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Station de recharge Tesla avec ombrière solaire, plusieurs voitures alignées, ciel bleu dégagé
La borne la plus proche change tout quand les kilomètres se raréfient. Crédit : Wikimedia Commons (Jusdafax, CC BY-SA).

Quand le 0 % s’affiche, la voiture ne « meurt » pas immédiatement

C’est souvent là que l’imaginaire collectif s’emballe : 0 %, ce serait l’équivalent d’un téléphone qui s’éteint d’un coup. Or, dans cette expérience, l’affichage à 0 % ne signifie pas un arrêt instantané, ni même un basculement brutal dans un mode de survie.

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Au moment où l’écran passe à 0 %, le véhicule indique encore une poignée de kilomètres d’autonomie « officielle ». Ce détail que peu de gens connaissent, c’est que l’interface continue donc d’estimer une marge d’action, même après avoir franchi le seuil psychologique.

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Mais ce n’est pas seulement une question d’affichage. L’intérêt du test, c’est qu’il ne s’arrête pas au premier message rassurant : il cherche à observer comment la voiture gère vraiment la fin de la réserve, minute après minute, jusqu’à l’arrêt complet.

Dans cette phase, tout devient plus parlant : consommation, stabilité du comportement, capacité du système à anticiper une baisse de ressources. Et surtout, la cohérence entre ce que la voiture « annonce » et ce qu’elle est encore capable de faire.

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Rendu d’une station Tesla Supercharger avec canopy solaire, emplacements au sol et bornes alignées
: Même l’infrastructure raconte la logique de « filet de sécurité ». Crédit : Wikimedia Commons (Wikideas1, CC BY-SA).

La gestion énergétique de Tesla, pensée pour éviter la panne sèche

Ce que révèle l’essai, c’est une stratégie qui rappelle un vieux réflexe des voitures thermiques. Beaucoup l’ont déjà vécu : la jauge affiche « vide », et pourtant il reste de quoi rejoindre une station. Ici, le principe est similaire, mais géré par logiciel, avec une logique de protection de la décharge complète.

Dans le test, la consommation observée pendant cette phase critique permet de comprendre qu’il reste une quantité non négligeable d’énergie mobilisable. Le véhicule continue d’avancer en maintenant une efficience mesurée, ce qui souligne un pilotage fin des ressources plutôt qu’un simple « reste de courant » laissé au hasard.

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C’est aussi pour cela que l’expérience a été réalisée avec attention. Un test mal conduit, dans de mauvaises conditions, pourrait donner un résultat complètement différent, surtout si la voiture doit compenser des besoins énergétiques élevés. Là, l’objectif était de mesurer un comportement reproductible, pas de provoquer une panne spectaculaire.

Au passage, le modèle utilisé n’est pas anodin : cette Model 3 Premium 2026 (anciennement appelée « Long Range à propulsion arrière ») affiche une autonomie EPA annoncée de 584 km. Cela donne un contexte : on ne parle pas d’un petit pack au rabais, mais d’une configuration orientée endurance.

Personne branchant le câble de recharge sur une Tesla, station visible, geste au premier plan
Le réflexe le plus simple : brancher… avant d’être au bout. Crédit : Wikimedia Commons (Jeffrey Beall, CC BY).
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Quand le Full Self-Driving (FSD) sent la limite, il rend la main

Un autre moment intéressant du test concerne l’assistance à la conduite. Pendant l’essai, le système Full Self-Driving (FSD) est utilisé, ce qui ajoute une couche d’observation : comment l’IA réagit-elle quand l’énergie devient réellement critique ?

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Le comportement décrit est progressif. À mesure que la réserve diminue, le système demande au conducteur de reprendre le contrôle. Ce n’est pas un abandon soudain, mais une transition accompagnée d’alertes claires à l’écran, pour éviter de laisser l’automatisation gérer une situation où chaque watt compte.

Dans l’esprit, c’est cohérent avec l’idée de sécurité globale. Tesla ne cherche pas seulement à faire « tenir » la voiture quelques kilomètres de plus : la marque semble aussi vouloir éviter qu’un conducteur se repose sur une automatisation au moment où la voiture pourrait devoir limiter certains usages.

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Mais saviez-vous que ce genre de signalement est aussi un indicateur indirect ? Quand l’assistance commence à se désactiver progressivement, c’est souvent le signe que la situation n’est plus « confortable » pour les systèmes, même si la voiture roule encore.

Tesla Model 3 stationnée à un Superchargeur, bornes visibles, lumière du matin, décor routier
Les derniers pourcents sont souvent une question de timing. Crédit : Wikimedia Commons (Chuq, CC BY-SA).

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Ce que cette réserve change… et ce qu’elle ne doit pas faire croire

La tentation est évidente : si une réserve d’énergie existe, pourquoi ne pas l’utiliser comme une marge « normale » ? Justement parce que cette marge n’est pas pensée pour devenir une habitude, mais pour éviter la galère quand tout ne se passe pas comme prévu.

Le test rappelle aussi une réalité plus large : Tesla n’est pas la seule marque à intégrer une réserve non affichée. Le principe est répandu, avec des marges qui peuvent varier, et un objectif double : permettre d’atteindre une borne si nécessaire, tout en protégeant les cellules d’une décharge trop profonde.

C’est pour cette raison que les recommandations restent les mêmes, même après une expérience aussi parlante. Pour préserver la santé de la batterie, mieux vaut éviter de jouer régulièrement avec la zone rouge. Les cycles jugés plus « confortables » se situent généralement entre 20 % et 80 % de charge.

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Et dans la vraie vie, la meilleure stratégie reste la planification. Les outils de navigation et les applications de recharge comme Superchargeurs, Chargemap ou Electromaps aident à sécuriser un trajet, surtout quand un détour, un embouteillage ou une borne indisponible peut faire basculer la fin de parcours.

Tout l’enjeu, finalement, est de comprendre le message derrière le 0 %. Il ne dit pas « vous êtes déjà arrêté », mais il dit clairement « vous êtes entré dans une zone à ne pas banaliser ». Et c’est précisément là que le test devient fascinant.

La conclusion de l’expérience est d’ailleurs celle que tout le monde attendait : une fois l’autonomie « officielle » restante épuisée après l’affichage à 0 %, la voiture a continué à rouler bien plus longtemps que prévu, jusqu’à atteindre environ 50 km supplémentaires.

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