160 caravanes à Longvic : elles provoquent un incendie sur un poste électrique

Un terrain privé envahi en quelques heures, des portiques de sécurité arrachés, un quartier entier plongé dans le noir. À Longvic, en Côte-d’Or, l’installation sauvage de 160 caravanes le 16 mai dernier a viré au cauchemar pour les riverains. Le raccordement électrique improvisé par les occupants a déclenché un incendie sur un poste Enedis, forçant la mairie à réagir en urgence. Voici comment la situation a dégénéré — et pourquoi la commune se retrouve piégée par le calendrier.
Longvic : un terrain déjà ciblé malgré des protections renforcées
Le site jouxtant l’Étang Royal n’en est pas à sa première occupation illicite. La municipalité avait justement tiré les leçons d’un précédent épisode en installant des portiques métalliques et même une meuleuse pour bloquer l’accès. « Normalement, ce sont des trucs indestructibles », confie Jean-Philippe Morat, directeur de la communication de la mairie.
Mais le vendredi 16 mai, le convoi a contourné l’obstacle en passant par un parking voisin. Le portique d’entrée a été défoncé en quelques minutes. Près de 160 caravanes ont alors envahi le terrain privé, formant un campement massif au cœur de cette commune de la métropole dijonnaise. On pense à cet agriculteur réveillé par des caravanes dans son propre champ : le scénario se répète, mais ici à une échelle bien supérieure.
Pour la ville, le sentiment d’impuissance est total. Des mois de précautions réduites à néant en un après-midi.
Un raccordement sauvage qui met le feu à un poste Enedis
Identifiés par la mairie comme un groupement de chrétiens pentecôtistes, les occupants ont rapidement tenté de se raccorder au réseau électrique. L’opération, menée sans aucune compétence technique, a provoqué un court-circuit violent. « Ils l’ont tellement bien fait qu’ils ont foutu le feu à un poste électrique », ironise Jean-Philippe Morat.
Dans la nuit de samedi, tout le quartier a été privé de courant. Enedis a dû intervenir en urgence pour sécuriser l’installation et rétablir l’alimentation des habitants. Un incident qui rappelle les dégâts collatéraux subis par ce restaurateur lyonnais dont le parking avait été occupé par des dizaines de caravanes.
Le coût des réparations n’a pas encore été chiffré, mais la facture promet d’être salée pour la collectivité. Et ce n’est pas le seul problème qui attend la commune.

Plainte déposée, mais Longvic prise au piège du calendrier judiciaire
Certaines communes font face à des demandes extravagantes pour récupérer leurs terrains. À Longvic, la mairie a choisi la voie judiciaire en déposant plainte dès le 18 mai. Les forces de l’ordre ont été appelées à surveiller le campement de près, tandis que les services de la métropole ont installé un dispositif d’évacuation des déchets.
Mais un obstacle majeur se dresse : le temps. Déloger 160 caravanes nécessiterait une opération de police nationale mobilisant d’importants effectifs. Or, selon la mairie, les occupants devraient « partir vers Chaumont » d’ici la fin de la semaine. Le temps que la procédure aboutisse, le terrain sera probablement vide — laissant la commune avec les dégâts et sans interlocuteur.
Les Longviciens, eux, doivent composer avec les nuisances au quotidien. La municipalité tente de limiter l’impact, mais reconnaît son impuissance face à un schéma qui se reproduit d’année en année.
Un portique arraché, un poste électrique incendié, un quartier dans le noir : le bilan de cette occupation éclair résume à lui seul l’exaspération des petites communes face aux installations sauvages. Longvic renforce déjà ses dispositifs pour l’avenir, mais une question demeure : combien de temps encore les municipalités devront-elles payer les pots cassés avant qu’une réponse structurelle n’émerge ?
- 19/05/2026 à 18:10Ras le bol de ce put..n de racisme !!! On accuse les gens du voyage pour tout et pour rien sans.leur donner la possibilité de vivre correctement. Qu'on ne me parle pas des zones qui leur sont soit-il, disant réservées et où ils ne peuvent mettre qu'une caravane 1/2. Par contre, quand il s'agit de voyous qui volent le cuivre des réseaux ou qui tient leur femme, là bon fait nettement moins de bruit. On n'est pourtant plus en 1942 !!!!
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