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Une simulation terrifiante montre comment une femme est morte sur un escalator après que son écharpe se soit coincée dans la machine

Publié par Cassandre le 16 Mai 2026 à 9:33
Escalator du métro de Montréal : le foulard qui a coûté la vie à une mère de 47 ans

On monte dessus tous les jours sans y réfléchir. L’escalator, c’est ce truc banal du quotidien, entre deux couloirs de métro, qu’on emprunte en pensant à autre chose. Pourtant, en janvier 2014, l’un d’eux a tué une femme à Montréal. Son foulard s’est enroulé dans le mécanisme et l’a étranglée en quelques secondes. Aujourd’hui, une simulation animée publiée sur TikTok remet cette tragédie en lumière — et les chiffres derrière ce type d’accident sont plus élevés qu’on ne l’imagine.

Station Fabre, Montréal : la mort silencieuse de Naima Rharouity en 2014

Naima Rharouity avait 47 ans. Mère de deux enfants, elle empruntait l’escalator de la station Fabre du métro de Montréal comme elle l’avait fait des dizaines de fois. Ce jour de janvier 2014, son foulard s’est coincé dans les dents métalliques de la machine, à la jonction entre les marches et le peigne de sortie. Le tissu s’est tendu autour de son cou. En tentant de se libérer, ses cheveux et son manteau ont aussi été happés.

Le rapport du coroner québécois Paul Dionne a conclu que la victime avait été « étranglée par son foulard » et que « son cuir chevelu avait été lacéré par les dents de l’escalator avant l’arrêt de la machine ». Quand les secours sont arrivés, Naima était en arrêt cardiaque. Elle a été déclarée morte sur place. La Société de transport de Montréal (STM) a assuré que l’appareil était entretenu régulièrement, mais quatre incidents similaires — chutes ou vêtements coincés — avaient déjà été signalés depuis 2012. Et ce drame est loin d’être un cas isolé dans le monde.

17 000 accidents par an : la simulation TikTok qui glace le sang

Le compte TikTok sebastiank22, spécialisé dans les reconstitutions animées de faits divers, a publié une simulation de l’accident de Naima. La vidéo détaille seconde par seconde le mécanisme fatal : le foulard qui accroche les dents métalliques, la traction progressive, puis l’asphyxie. « D’abord, ce n’était qu’une légère tension, explique le narrateur. Puis la force a augmenté, et le foulard s’est resserré autour de sa gorge. »

Le coroner a précisé qu’il était impossible de déterminer si le foulard s’était coincé en premier ou si Naima avait d’abord perdu l’équilibre. Ce flou ne change rien au résultat. Aux États-Unis, les accidents liés aux escalators et ascenseurs touchent environ 17 000 personnes par an, dont une trentaine en meurent, selon le cabinet Miller and Hine Law. À titre de comparaison, les escaliers classiques causent environ 2 000 décès annuels. L’escalator n’est donc pas l’objet inoffensif qu’on croit — et un détail crucial est souvent ignoré par les usagers.

Foulard en tissu posé au bord des marches d'un escalator

Foulards, lacets, manteaux longs : ce que personne ne vérifie avant de monter

Des millions de passagers montent chaque jour sur un escalator sans se poser une seule question. Pourtant, la zone la plus dangereuse se situe à l’extrémité, là où les marches s’engouffrent sous le peigne métallique. C’est précisément cet endroit qui happe les vêtements amples, les foulards, les cordons de capuche ou les lacets défaits.

Le rapport sur la mort de Naima pointe un fait troublant : la STM n’avait pas renforcé ses dispositifs de sécurité malgré les quatre incidents recensés. En France comme au Canada, les normes imposent un bouton d’arrêt d’urgence à chaque extrémité, mais encore faut-il que les usagers sachent où il se trouve — et qu’ils aient le réflexe de l’utiliser à temps. Après ce drame, des experts en sécurité des transports ont rappelé une règle simple : ne jamais laisser pendre un vêtement ou un accessoire à moins de 30 centimètres du bord des marches. Un geste élémentaire, mais que presque personne n’applique.

Un foulard, un escalator, quelques secondes : c’est tout ce qu’il a fallu pour qu’une mère de deux enfants ne rentre jamais chez elle. L’histoire de Naima Rharouity rappelle que les machines du quotidien méritent la même vigilance que celles qu’on craint. La prochaine fois que tu poses le pied sur un escalator, jette un œil à ce qui pend autour de ton cou. Ça prend trois secondes — et ça peut tout changer.

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