Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Un père partage le message poignant laissé par son fils avant d’être tué par un ours

Publié par Cassandre le 16 Mai 2026 à 9:10
« Papa, c'est sauvage ici » : le dernier message d'un randonneur avant l'attaque d'un grizzly

Un texto envoyé à son père, trois mots d’amour, puis plus rien. Anthony Pollio, 33 ans, originaire du sud de la Floride, a disparu dimanche dernier lors d’une randonnée dans le Glacier National Park, au Montana. Son corps a été retrouvé mercredi, à une quinzaine de mètres d’un sentier de montagne. Les blessures ne laissent aucun doute : c’est un ours qui l’a tué. Son père a partagé le dernier message reçu — et il est déchirant.

Glacier National Park : un paradis sauvage où rôdent des centaines de grizzlys

Le parc national de Glacier, dans le Montana, porte un surnom qui dit tout : « bear country ». Grizzlys massifs, ours noirs discrets — la densité de plantigrades y est parmi les plus élevées d’Amérique du Nord. C’est dans ce décor spectaculaire qu’Anthony Pollio s’est aventuré après un road trip de deux semaines avec un ami. Arrivé sur place, il a choisi un sentier classé avancé, le Mount Brown Trail, réputé pour ses pentes abruptes et sa végétation dense.

Le soir même, il envoie un texto à son père Arthur. Quelques mots simples, presque joyeux. Puis le silence. Lundi, sa famille alerte les autorités. Les équipes du National Park Service lancent les recherches dans une zone boisée difficile d’accès. Deux jours plus tard, le corps d’Anthony est localisé à environ 15 mètres du sentier, dans un secteur imprégné d’une odeur âcre de spray anti-ours.

« I love you, Dad » : le dernier texto qu’Arthur Pollio n’oubliera jamais

Devant les caméras de NBC6, Arthur Pollio a livré un témoignage qui serre la gorge. Ce soir-là, Anthony lui avait écrit : « Papa, je suis en train de grimper une montagne. C’est sauvage ici. » Puis, juste après : « Je t’aime, papa. » Rien d’autre. Plus jamais.

Selon le père, les enquêteurs pensent qu’Anthony a utilisé l’intégralité de son spray anti-ours avant de succomber. La zone où il a été découvert empestait le répulsif. Tout indique qu’il s’agissait d’un grizzly. Arthur est convaincu que son fils s’est battu jusqu’au bout : « C’était un guerrier. Un gladiateur. Un Viking. » Une phrase qui résonne comme un hommage autant qu’un cri de douleur. Le National Park Service a précisé que les indices recueillis suggèrent une rencontre surprise entre l’homme et l’animal, sans provocation apparente.

Bombe de spray anti-ours posée sur un sol de forêt

Première attaque mortelle en 27 ans : le sentier fermé, le parc sous surveillance

La dernière attaque d’ours ayant coûté la vie à un humain dans le Glacier National Park remontait à 1998, dans la vallée de Two Medicine. Près de trois décennies sans drame mortel — un record brisé ce mercredi. Le dernier incident ayant causé des blessures datait d’août 2025.

La section du sentier où le corps a été trouvé est désormais temporairement fermée. Les équipes du parc mènent des évaluations sur le terrain, surveillent le comportement de la faune et évaluent les risques pour les randonneurs. L’enquête reste ouverte pour reconstituer la chronologie exacte des événements. Le parc rappelle que les rencontres avec des grizzlys, bien que rares sous leur forme létale, restent un danger réel dans ces forêts denses où la visibilité tombe parfois à quelques mètres.

« Je t’aime, papa. » Cinq syllabes. Un texto banal envoyé depuis un flanc de montagne, devenu le dernier souffle d’un fils. L’histoire d’Anthony Pollio rappelle brutalement que la nature sauvage ne négocie pas — même quand on est équipé, même quand on l’aime. Si tu randonnes un jour en territoire d’ours, ces trois mots méritent d’être envoyés avant de partir : pas après.

Rejoignez nos 875 726 abonnés en recevant notre newsletter gratuite

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *