Drame aux municipales : le maire sortant se suicide en apprenant sa défaite
L’alerte est lancée après que les proches de Christian Berçaïts ont constaté l’absence de son arme à son domicile.
Découverte macabre dans les bois. Le premier tour des élections municipales a marqué ce week-end du 14 mars. Ce dimanche, tous les regards sont rivés sur les écrans ou les QG de campagne où les candidats se retranchent pour célébrer le passage au second tour, ou au contraire, pour encaisser la défaite.
Élu en 2017, Christian Berçaïts ne renouvellera pas l’essai
Dimanche, le maire sortant du village de Viodos-Abense-de-Bas (Pays basque) et ses soutiens apprennent la mauvaise nouvelle : Christian Berçaïts ne passera pas au second tour. La déception est grande au bureau de vote et chez les proches du sexagénaire. D’ailleurs, celui-ci quitte les lieux aux alentours de 21 heures, l’air abattu.
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Son départ précipité pousse son entourage à le contacter. Or, il ne répond plus au téléphone.
Plus tard dans la soirée, quelques personnes se rendent à son domicile et ne l’y trouvent pas. Elles constatent par la même occasion l’absence de son fusil à plombs. Un détail qui suffit à ce que les forces de l’ordre lancent l’alerte et entament des recherches.
« Le corps sans vie a finalement été découvert »
« Des recherches ont immédiatement été engagées dans un secteur autour de Mauléon et le corps sans vie de Christian Berçaits a finalement été découvert ce matin dans une zone boisée de Nabas, à une dizaine de mètres de son véhicule. Il présentait une blessure par balle », rapporte le parquet de Pau dans un communiqué.
« Un examen du corps aura prochainement lieu », ajoute-t-il.
Selon toute vraisemblance, le maire sortant aurait mis fin à ses jours. Ce lundi, plusieurs habitants de Viodos-Abense-de-Bas se sont réunis spontanément sur la place du village. Encore sous le choc, personne n’arrive à s’expliquer le geste de Christian Berçaits.
Âgé de 62 ans, l’homme était père de deux enfants. Il était en poste depuis 2017, quand il a succédé à Pierre Suhescun, dont il était le premier adjoint et qui s’est également suicidé. C’est Hervé Moutrous qui lui succède avec 55,6 % des voix contre 44,5 %. « La pression des élections peut être écrasante pour certains. Il est essentiel d’aborder ces sujets délicats avec soin », rappelle une psychologue locale dans les colonnes d’Actu Évreux.