Massy : une fillette de 9 ans meurt à l’école après un cours de handball

Lundi, à l’école élémentaire René Descartes de Massy, dans l’Essonne, une petite fille de 9 ans s’est effondrée après un cours de sport. Elle n’a jamais repris connaissance. Malgré l’intervention de ses enseignants, des pompiers et du Samu, l’enfant est décédée sur place en début d’après-midi. Le parquet d’Évry a ouvert une enquête pour comprendre ce qui a basculé en quelques minutes.
Massy : un malaise foudroyant après une séance de handball en CM1
Tout a commencé par un cours ordinaire. La classe de CM1 participait à une séance de handball dans l’enceinte même de l’école, située 2 allée du Roussillon. Rien d’inhabituel. Jusqu’à ce que la fillette signale à son instituteur qu’elle avait du mal à respirer.
Le professeur connaissait son dossier. L’enfant bénéficiait d’un Projet d’accueil individualisé (PAI), un protocole médical mis en place pour les élèves souffrant de troubles de santé. En l’occurrence, la petite fille était asthmatique. L’enseignant lui a administré une première dose de Ventoline. Puis une seconde. Mais lors de cette deuxième tentative, l’enfant n’est pas parvenue à inhaler le produit.
Vers midi, les secours ont été appelés. Les problèmes respiratoires chez les enfants sont souvent sous-estimés, et ce drame le rappelle brutalement. À leur arrivée, la fillette se trouvait déjà en arrêt cardio-respiratoire.
Arrêt cardio-respiratoire à 12h30 : les secours n’ont rien pu faire
La situation a basculé en quelques minutes. Deux autres enseignants sont venus prêter main-forte à l’instituteur, tentant de maintenir l’enfant stable en attendant les pompiers. La mère, alertée entre-temps, s’est précipitée à l’école.
Ni les gestes des professeurs, ni l’intervention des pompiers, ni les manœuvres de réanimation du Samu n’ont suffi. Le décès de la fillette a été constaté à 12h30 par un médecin. Elle avait 9 ans. Neuf ans et une vie entière devant elle.
À lire aussi
Cinq auditions ont été menées immédiatement sur place par la brigade locale de protection de la famille (BLPF). Toutes corroborent le malaise soudain et l’absence de traumatisme extérieur. Aucun élément ne suggère à ce stade une cause autre que médicale. L’école s’est figée dans le silence, celui qu’on ne connaît que dans les drames impensables.

Enquête ouverte à Évry : une autopsie prévue mercredi 21 mai
Les questions de santé sont au cœur de cette affaire. Le parquet d’Évry a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes du décès. Contacté mardi par TF1info, il n’avait pas encore communiqué de précisions à 11 heures.
Une autopsie du corps de la victime pourrait être pratiquée dès le mercredi 21 mai. Elle devrait permettre d’établir si l’asthme seul est en cause, ou si un autre facteur a contribué à l’arrêt cardio-respiratoire. Dans les cas pédiatriques, ce type d’examen est crucial pour écarter toute pathologie cardiaque non diagnostiquée.
En parallèle, une cellule psychologique a été déployée au sein de l’école René Descartes. Elle accompagne les élèves, les enseignants et l’ensemble du personnel encadrant, tous profondément choqués. Le PAI de la fillette sera examiné pour vérifier si le protocole a bien été respecté dans ses moindres détails.
Une petite fille est partie un lundi midi, entre un cours de handball et la cantine. L’Essonne retient son souffle en attendant les résultats de l’autopsie. Ce drame relance une question douloureuse : les écoles disposent-elles vraiment des moyens suffisants pour gérer les urgences médicales de nos enfants ?