« Il a regretté son choix » : un homme qui a refusé de toucher l’héritage de son père découvre qu’il aurait pu recevoir… 800 000 €
Être en froid avec sa famille est une chose, mais y renoncer définitivement requiert une réflexion profonde. Cet homme peut en être témoin, vu la bourde qu’il vient de faire. Son père l’a désigné comme son seul successeur, mais il a préféré ne pas toucher à son héritage. Plus tard, il apprend que son géniteur était très riche !
Cet homme voulait éviter les problèmes !
Nos confrères du Figaro Immobilier viennent de raconter cette histoire qui sonne comme une blague, mais qui est très sérieuse. L’homme en question n’était plus en contact avec son père depuis plusieurs années. Il soupçonnait son géniteur d’avoir pris des décisions qui l’auraient ruiné. Sauf que c’était loin d’être le cas !
Coralie Daven, une professionnelle de l’immobilier, a suivi de près le cas de cet homme. Au micro de nos confrères, l’ancienne notaire déclare : « Il était fâché avec lui et pensait que les biens immobiliers avaient été vendus pour financer son entrée en maison de retraite. Il n’avait plus de contact avec sa sœur non plus, et un proche lui répétait qu’il ne devait surtout pas prendre le risque d’hériter des dettes ».
De toute évidence, cet héritier ne voulait pas être celui qui allait réparer les pots cassés. Il a reconstruit sa vie ailleurs, loin de son père et des autres membres de sa famille. Voilà pourquoi il a renoncé à la succession. De plus, il a fait en sorte de signer les papiers administratifs le plus vite possible !
Des biens de prestige qu’il ne connaissait pas !
Daven n’a pas manqué de commenter la décision un peu hâtive de cet homme. Personne ne sait ce qui s’est réellement passé entre lui et son père. Mais d’après la juriste, il aurait dû y réfléchir à deux fois. « Comme beaucoup d’héritiers, il a sous-estimé la complexité d’une succession et surestimé le risque immédiat des dettes », dit-elle.
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Les regrets n’ont pas tardé à rattraper cet homme, alors qu’il pensait en avoir fini avec son passé. En effet, la sœur de son père le contacte environ deux mois après son refus catégorique. Son objectif est simple : lui dire qu’il a fait une énorme erreur en renonçant à son héritage. Son géniteur possédait environ 800 000 € en biens immobiliers !
Une magnifique maison de 140 mètres carrés à Saint-Germain-en-Laye appartenait à son père et vaut dans les 520 000 €. Une autre habitation à Nanterre pourrait se revendre facilement pour 280 000 €. Notre protagoniste avait raison sur un point : son père avait des dettes. Toutefois, il aurait quand même pu toucher 325 000 € nets s’il avait accepté d’être l’héritier !
Cet homme peut-il revenir sur sa décision ?
Peu de gens seraient prêts à rester les bras croisés face à une telle situation. Pour cet homme, on ne peut qu’imaginer à quel point il a dû être frustré en entendant la nouvelle. Sauf que d’après Daven, il a très peu de chances de gagner s’il intente un procès. Il faudrait qu’il y ait un « vice de consentement » lorsqu’il a signé les papiers.
Si cet homme veut retourner en arrière, il va devoir entamer une procédure judiciaire « lourde, incertaine et coûteuse ». Son propre notaire était contre son avis de refuser la succession. Celui-ci a inséré une clause de reconnaissance du conseil donné dans leur entente. « Cela permet de prouver que le notaire a déconseillé la renonciation, mais que le client a insisté », dit Coralie Daven.