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Elle passe une IRM sans retirer son sextoy : l’objet traverse son corps à la vitesse du son

Publié par Cassandre le 10 Mai 2026 à 11:15

Un examen médical de routine, un oubli qui paraît anodin, et soudain, un cri dans la salle d’IRM. Aux États-Unis, une jeune femme a frôlé la mort après avoir passé une IRM sans signaler la présence d’un sextoy dans son corps. L’objet, contenant un noyau métallique, a réagi au champ magnétique de la machine et a été propulsé à travers son organisme à une vitesse proche de celle du son. Un accident aussi improbable que terrifiant, consigné dans un rapport officiel de la FDA.

Un examen qui vire au cauchemar en quelques secondes

Tout commence de manière parfaitement banale. La patiente se présente pour passer une IRM — un examen d’imagerie médicale utilisé quotidiennement dans les hôpitaux du monde entier. Elle s’allonge sur la table, l’examen se déroule normalement. Rien à signaler. Du moins, c’est ce que tout le monde croit.

Salle d'IRM avec la machine et la table d'examen

Mais au moment où le technicien retire la table de la machine, la situation bascule. « La patiente a commencé à crier », indique le rapport de la Food and Drug Administration (FDA), l’équivalent américain de notre Agence du médicament. Des hurlements de douleur, puis des nausées, puis un état proche de la perte de connaissance. En quelques secondes, un simple examen médical s’est transformé en urgence vitale.

Le rapport, publié le 28 février dernier, décrit une scène que le personnel médical n’avait probablement jamais imaginée. Et pour cause : ce qui venait de se passer à l’intérieur du corps de cette femme défie l’entendement. Les médecins, alertés par ses cris, l’ont immédiatement examinée. Ce qu’ils ont découvert les a laissés sans voix.

Ce que les médecins ont trouvé en l’examinant d’urgence

En procédant à un examen d’urgence, l’équipe médicale a fait une découverte pour le moins inattendue : un plug anal en silicone s’était déplacé à l’intérieur du corps de la patiente. L’objet, qu’elle portait sans en avoir informé les médecins, contenait un noyau ferromagnétique — autrement dit, un composant métallique sensible aux aimants.

Objet métallique attiré par le champ magnétique d'une IRM

Et c’est précisément là que le problème se situe. Une machine IRM fonctionne grâce à des champs magnétiques extrêmement puissants. Tout objet métallique présent à proximité est attiré avec une force considérable. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on vous demande systématiquement de retirer bijoux, montres, piercings et même certaines prothèses avant de passer cet examen. Ce protocole de sécurité existe parce que les conséquences d’un oubli peuvent être dramatiques — comme cette affaire le prouve de façon spectaculaire.

Dans ce cas précis, le plug anal a été littéralement arraché de sa position initiale par la force magnétique et propulsé à travers les tissus de la patiente, remontant jusqu’à sa cage thoracique. Les blessures internes causées par ce projectile improvisé étaient sérieuses. La jeune femme a survécu, mais son jouet intime aurait tout simplement pu la tuer.

Reste une question que tout le monde se pose : à quelle vitesse un objet métallique peut-il se déplacer à l’intérieur d’un champ IRM ? La réponse, fournie par un expert, donne le vertige.

« À une vitesse proche de la vitesse du son »

Interrogé par le Daily Mail, le professeur Adam Taylor, expert en anatomie humaine à l’Université de Lancaster, a apporté des précisions glaçantes sur la physique derrière cet accident. Selon lui, « la vitesse à laquelle les matériaux ferromagnétiques se déplacent dans un champ IRM est proportionnelle à la masse de l’objet et à sa distance du champ magnétique ».

Pour donner un ordre d’idée, le chercheur explique que des objets aussi petits qu’un trombone ou une épingle à cheveux pourraient atteindre 60 km/h s’ils entraient dans le champ magnétique d’une IRM. Un trombone. À 60 km/h. Maintenant, imaginez un plug anal avec un noyau métallique, positionné directement à l’intérieur du champ.

Verdict du professeur Taylor : dans le cas de cette patiente, l’objet a pu se déplacer « à une vitesse proche de la vitesse du son ». La vitesse du son dans l’air, c’est environ 1 235 km/h. On parle d’un objet propulsé à cette allure à l’intérieur d’un corps humain. La douleur ressentie par la jeune femme était sans doute au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. Cela rappelle d’autres cas médicaux improbables, comme cet homme qui a gardé un thermomètre avalé pendant 20 ans dans son estomac sans le savoir.

Fort heureusement, la patiente est aujourd’hui sauve. Mais cette histoire soulève une question essentielle : pourquoi les contrôles pré-IRM n’ont-ils pas permis d’éviter cette catastrophe ?

Le protocole de sécurité qui a failli

Professionnel médical vérifiant le protocole de sécurité IRM

Avant chaque IRM, les patients passent par un questionnaire strict. On leur demande s’ils portent des bijoux, des piercings, une montre, des lunettes, une ceinture avec boucle métallique, des prothèses auditives ou dentaires. Même les fermetures éclair de certains vêtements sont considérées comme un risque. Ce protocole existe parce que la machine génère un champ magnétique environ 60 000 fois plus puissant que celui de la Terre.

Mais voilà : personne ne pose la question du sextoy. Et personne ne s’attend à ce qu’un patient en porte un lors d’un examen médical. Cette affaire met en lumière une faille dans le processus de vérification. Soit la patiente a oublié la présence de l’objet — ce qui reste plausible —, soit elle n’a pas jugé utile de le mentionner par gêne. Dans les deux cas, les conséquences ont été quasi fatales.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des objets insolites sont retrouvés dans le corps de patients aux urgences. Mais l’association IRM + objet métallique interne ajoute un niveau de danger rarement atteint. Les incidents liés aux champs magnétiques des IRM sont documentés depuis des années : chaises roulantes aspirées dans la machine, extincteurs propulsés comme des missiles, outils chirurgicaux oubliés transformés en projectiles.

Ici, le projectile était à l’intérieur du corps. Et c’est ce qui rend cet accident si particulier — et si dangereux.

Ce qu’il faut retenir avant de passer une IRM

Cette histoire, aussi insolite soit-elle, est un rappel brutal d’une règle de base : avant une IRM, absolument TOUT objet métallique doit être retiré. Pas seulement les bijoux visibles ou les accessoires évidents. Tout ce qui contient du métal, y compris les objets qu’on ne soupçonnerait pas — certains maquillages contiennent des particules métalliques, certains tatouages anciens utilisent des encres à base de fer, et oui, certains sextoys intègrent des composants ferromagnétiques.

Le cas de cette Américaine, aussi embarrassant qu’il puisse paraître, pourrait bien faire évoluer les questionnaires pré-IRM dans les hôpitaux. Car si un simple trombone atteint 60 km/h dans un champ magnétique, on n’ose même pas penser à ce qu’un objet plus lourd, placé au mauvais endroit, pourrait provoquer. On a aussi vu des cas où des pièces de monnaie avalées pendant des années finissent par nécessiter une intervention chirurgicale lourde.

La jeune femme s’en est sortie. Elle a eu, au sens propre, une chance inouïe. Car à la vitesse du son, ce plug anal métallique aurait pu perforer un organe vital et la tuer en une fraction de seconde. Un rappel qu’en matière de santé, la transparence totale avec son médecin n’est jamais optionnelle — même quand le sujet est gênant.

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