« Obligée de subir une chirurgie esthétique » : un homme oblige sa femme à s’enlaidir pour la garder près de lui
Obligée de réaliser une chirurgie esthétique pour se rendre moins attirante, la plaignante regoûte à une vie loin de son bourreau.
Des comportements révoltants. Décidé à contrôler son épouse, l’homme de 56 ans l’a humiliée, discréditée, a contrôlé ses moindres faits et gestes et l’a forcée à s’enlaidir. Un comportement que la victime a finalement dénoncé et qui a entraîné la condamnation du prévenu qui écope de plus de trois ans de prison.
« Il l’accusait de regarder d’autres hommes »
Rien n’échappait à son contrôle. Des mois durant, la femme du Britannique a vécu un véritable supplice. Selon les rapports de police, les faits se seraient déroulés entre le 23 juin 2024 et le 30 juin 2025. Face au juge ce 20 février 2026, l’homme doit répondre de ses actes. Accusé de « comportements coercitifs, menaçants et violents », il maintenait sa victime sous sa coupe, allant même jusqu’à se mêler de sa vie professionnelle.
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Dans le détail, les médias locaux rapportent qu’il l’appelait sans cesse lors de ses sorties et lui imposait de rentrer à heure précise. Par ailleurs, il ne se privait pas de vérifier son journal d’appels pour savoir avec qui elle échangeait et décidait des tenues qu’elle devait porter une fois à l’extérieur.
« Il l’accusait également de regarder d’autres hommes, lui interdisait de leur parler et l’a obligée à subir une opération de chirurgie esthétique des seins », communiquent les forces de l’ordre.
Une femme battue, humiliée et contrôlée dans sa propre entreprise
Comme précisé plus haut, il s’est imposé dans la vie professionnelle de sa femme, cheffe d’entreprise. Il a par exemple changé le nom de sa société, a supprimé ses comptes sur les réseaux sociaux et décidait des orientations stratégiques, détaille Ouest-France. Il a également « humilié et discrédité la femme en la forçant à se dégrader devant ses clients ».
Sans surprise, les violences sont devenues physiques. Étranglements, gifles, cheveux tirés, la plaignante ressort traumatisée de cette relation. « Les violences physiques que la victime a subies de sa part, notamment les multiples tentatives d’étranglement, sont horribles et témoignent de la dangerosité de David Chandler », analyse le département des enquêtes criminelles de Havant et Waterlooville.
« Son comportement a causé une profonde angoisse et une grande détresse à la victime, ce qui a, de façon compréhensible, eu un impact négatif considérable sur elle », ajoute-t-il. Il conclut en estimant que les méthodes employées étaient « choquantes et odieuses ».