Le coup de génie d’IKEA : ces petites enceintes connectées pourraient envahir nos salons
En plein CES 2026, IKEA a discrètement lâché un produit qui coche toutes les cases du carton annoncé.
Un format minuscule, une utilisation ultra simple, et surtout une idée qui pousse à en acheter plusieurs plutôt qu’une seule. Mais saviez-vous que ce n’est pas forcément la « puissance » qui fait l’expérience… plutôt la manière dont on remplit une pièce de musique ?
« Kallsup » : un nom étrange, une ambition très claire
Chez IKEA, le choix des noms fait partie du folklore. Cette fois, la marque a retenu « Kallsup », un mot suédois qui désigne une « involontaire gorgée d’eau froide ». Dit comme ça, on se demande ce que ça vient faire sur une enceinte connectée.
Et pourtant, le nom colle assez bien à l’approche du produit. On n’est pas sur un objet intimidant, bardé de promesses techniques ou d’options à rallonge. L’idée, au contraire, ressemble à un petit choc de simplicité : un cube, un bouton, et de la musique en quelques secondes.
Présentées à Las Vegas, ces IKEA Kallsup jouent clairement la carte du « mignon et malin ». Une taille réduite, un design qui se fond dans une déco intérieure sans voler la vedette, et une philosophie qui vise autant le quotidien que les soirées entre amis.
Le vrai tour de force : la musique n’est plus cantonnée à un seul coin de la pièce
Le détail qui change tout, c’est la logique d’usage. Dans beaucoup de foyers, une enceinte finit toujours au même endroit : près du canapé, sur le meuble TV, ou dans un coin « pratique ». Résultat, on a du son… mais il reste localisé.
Avec Kallsup, IKEA pousse une autre idée : multiplier les points d’écoute. L’objectif n’est pas de transformer le salon en boîte de nuit, mais de créer une ambiance sonore plus homogène, plus enveloppante, plus vivante.
Et c’est là que le produit devient vraiment intéressant. Une fois qu’on a compris le principe, on commence à imaginer des scénarios très concrets : une petite enceinte près de la table basse, une autre sur une étagère, une dernière sur le meuble TV. La musique ne « sort » plus d’un seul endroit, elle habite la pièce.
Selon un porte-parole de la marque présent au salon, les équipes en interne auraient même réussi à connecter un nombre impressionnant d’enceintes en même temps, jusqu’à 100 unités, pour diffuser la même musique. Sur place, une démonstration plus raisonnable a montré qu’il était déjà simple d’en associer plusieurs à un smartphone, sans prise de tête.
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Appairage express : quand la technologie sait se faire oublier
La promesse d’IKEA, ici, tient en une sensation : ça marche vite. L’appairage se fait en restant appuyé sur le bouton Bluetooth, et la connexion se fait presque instantanément avec le téléphone.
C’est un point clé, parce que c’est souvent là que les produits « pas chers » perdent du monde. Menus confus, manipulations interminables, appli obligatoire… Kallsup prend le contrepied. On connecte, on lance un morceau, et c’est parti.
Mais saviez-vous que ce genre de simplicité est souvent ce qui fait qu’un objet devient un réflexe ? Quand on n’a pas besoin d’y penser, on l’utilise davantage. Et quand on l’utilise davantage, on le laisse plus facilement à portée de main… voire on en prend une deuxième pour une autre pièce.
Cette approche colle parfaitement à l’usage domestique : on passe de la cuisine au salon, on range, on reçoit, on bouge. Le son suit, ou plutôt, il peut être réparti là où ça compte.
Un petit cube pop, mais des concessions assumées
Côté design, IKEA mise sur quelque chose de très « maison ». Le format est compact, presque un petit cube, avec des coloris annoncés comme pop et faciles à intégrer sans dénaturer l’espace.
L’enceinte n’est pas envahissante et c’est clairement voulu. Elle n’a pas vocation à devenir un totem hi-fi posé au milieu du salon. Elle doit pouvoir se glisser sur une étagère, sur une table, dans une chambre, et ne pas jurer avec le reste.
En revanche, IKEA assume aussi une décision qui en dit long sur la stratégie. Il n’y a pas de boutons pour régler le volume directement sur l’enceinte. Tout passe par le téléphone.
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Ce choix peut surprendre, mais il est cohérent. Moins de composants, c’est moins de coûts, moins de risque de panne, et une prise en main encore plus simple. Et si on vise un usage où l’on en place plusieurs dans une pièce, l’idée de tout centraliser sur le smartphone devient logique.
Qualité audio et autonomie : l’essentiel, sans promesse audiophile
IKEA n’a pas communiqué de détails techniques précis sur la partie audio. Mais les premiers retours sur place décrivent un rendu « très correct » : pas exceptionnel, mais largement suffisant pour l’usage visé.
Et c’est probablement là qu’il faut placer l’attente au bon endroit. On n’achète pas ce type de mini enceinte pour rivaliser avec un gros système hi-fi. On l’achète pour remplir une pièce, pour ajouter du son dans une zone où il n’y en avait pas, ou pour créer un effet plus immersif en multipliant les points d’écoute.
Sur l’autonomie, IKEA avance environ 20 heures d’autonomie à 50 % du volume. Cet élément est important parce qu’il renforce l’idée d’un objet qu’on pose, qu’on déplace, qu’on utilise sans se demander toutes les deux heures s’il faut le recharger.
Autrement dit, Kallsup semble viser une forme de « confort sonore » au quotidien, plus qu’une performance brute. Et ce détail que peu de gens anticipent, c’est qu’en multipliant les enceintes, on peut parfois écouter moins fort… parce que le son est mieux réparti.
Le détail qui risque de tout déclencher
Jusqu’ici, Kallsup ressemble à une petite enceinte bien pensée. Simple à connecter, facile à placer, conçue pour être multipliée dans la maison, avec une autonomie annoncée solide et un design passe-partout. Mais il manque encore l’info qui fait basculer l’objet du « sympa » au « ça va être partout ».
Ce détail, c’est son prix mini. IKEA annonce une enceinte vendue 4,99 euros l’unité en France. À ce niveau, on comprend pourquoi l’idée d’en prendre plusieurs devient réaliste : ce n’est plus un achat qu’on « étudie », c’est un petit objet qu’on ajoute facilement.
Et pour ceux qui se demandent quand elles arriveront chez nous, la marque évoque une disponibilité en avril 2026, en trois coloris : blanc, vert ou rose.