Léna Situations, Jeremstar : Il dénonce l’hypocrisie des influenceurs qui vont à Coachella (vidéo)
Cet influenceur nous explique pourquoi les influenceurs qui vont à Coachella sont selon lui, « hypocrites ».
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Le propriétaire de Coachella, Philip Anschutz, est une figure ultraconservatrice en total décalage avec l’image du festival.
Anschutz est le PDG d’AEG Live (Anschutz Entertainment Group), actionnaire majoritaire de Goldenvoice, la société qui organise Coachella. Il n’a pas fondé le festival — c’est en 2004 qu’AEG a racheté la moitié du festival, après que Goldenvoice a failli couler.
Le problème ? Sa fondation familiale a versé 190 000 $ entre 2010 et 2013 à des groupuscules ultra-conservateurs, dont l’Alliance Defending Freedom (qui milite pour des lois anti-sodomie), la National Christian Foundation, le Family Research Council (qui qualifie le « mode de vie LGBT » de « malsain et destructeur »), et le Center for Urban Renewal and Education, ouvertement anti-avortement.
En 2020, il a également versé 75 000 $ pour soutenir l’abrogation de l’amendement Roe v. Wade, qui garantissait l’accès à l’avortement aux États-Unis.

Sur le plan climatique, Anschutz est proche des frères Koch, magnats du pétrole et climatosceptiques aguerris, et a notamment financé leur groupe Americans for Prosperity, qui s’oppose à la recherche sur le changement climatique. Sa fortune est elle-même partiellement fondée sur l’exploitation et le commerce pétrolier.
Face aux critiques, il a fait un don d’un million de dollars à la fondation d’Elton John pour le SIDA — mais a continué à financer des institutions évangéliques promouvant des discriminations LGBTQ+.
Le paradoxe est flagrant : Coachella programme chaque année des artistes queers et militants climatiques (Billie Eilish, Angèle…) et affiche des valeurs d’inclusion, tout en enrichissant un milliardaire aux convictions radicalement opposées. C’est ce décalage qui relance chaque année les appels au boycott du festival.