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Les 8 départements où les Français possèdent le plus de résidences secondaires : le n°1 n’est pas en Bretagne

Publié par Claire le 15 Mai 2026 à 17:02

Près de 3,7 millions de résidences secondaires sont recensées en France selon l’INSEE. Un chiffre colossal, qui place l’Hexagone parmi les champions européens du pied-à-terre de vacances. Mais si tu penses que ces maisons se concentrent toutes sur le littoral breton ou la Côte d’Azur, ce classement va sérieusement bousculer tes certitudes. Car le département qui trône en tête n’est pas celui que la plupart des Français imaginent.

Village provençal aux volets fermés en été

Ce que révèle la carte des résidences secondaires en France

L’INSEE définit une résidence secondaire comme un logement utilisé pour les week-ends, les loisirs ou les vacances. En 2023, ces logements représentaient environ 10 % du parc immobilier français — un ratio stable depuis une décennie. Mais leur répartition sur le territoire est tout sauf homogène.

Sans surprise, les zones touristiques concentrent l’essentiel du parc. Littoral, montagne et campagnes prisées trustent le haut du tableau. En revanche, les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Toulouse affichent des taux très faibles : les gens y vivent, ils n’y viennent pas en vacances.

Le critère retenu ici est le nombre absolu de résidences secondaires par département, d’après les données communales de l’INSEE (recensement et Fidéli). Et c’est là que les surprises commencent — notamment quand on découvre quels départements de montagne écrasent littéralement les stations balnéaires les plus célèbres.

Positions 8 à 6 : le littoral place ses pions

N°8 — Morbihan : avec environ 62 000 résidences secondaires, le Morbihan ouvre ce classement. Le golfe du Morbihan, Carnac, Quiberon… Le sud de la Bretagne attire depuis des décennies les familles qui veulent un pied-à-terre face à l’Atlantique. Le prix médian au m² y reste plus abordable que sur la Côte d’Azur, ce qui explique la densité de propriétaires.

N°7 — Hérault : environ 65 000 résidences secondaires. Montpellier rayonne, mais ce sont surtout les stations du littoral — La Grande-Motte, Le Cap d’Agde, Palavas — qui gonflent le compteur. L’Hérault bénéficie d’un double effet : soleil garanti et immobilier encore accessible comparé aux Alpes-Maritimes.

Couple devant des résidences balnéaires dans l'Hérault

N°6 — Pyrénées-Orientales : environ 68 000 résidences secondaires. Collioure, Argelès-sur-Mer, Font-Romeu… Ce département cumule mer et montagne, ce qui lui offre une double saison touristique. Beaucoup de résidences secondaires ici appartiennent à des Toulousains ou des Barcelonais, à seulement deux heures de route.

Jusqu’ici, le littoral méditerranéen domine. Mais dès la cinquième place, la donne change radicalement.

Positions 5 et 4 : quand la montagne prend le dessus

N°5 — Charente-Maritime : environ 72 000 résidences secondaires. L’île de Ré, Royan, La Rochelle… Ce département de la façade atlantique est un aimant pour les Parisiens et les Bordelais. L’île de Ré à elle seule affiche un taux de résidences secondaires parmi les plus élevés de France — certaines communes dépassent 60 % de logements occupés uniquement en été. Une situation qui crée d’ailleurs de vraies tensions sur le marché immobilier local.

N°4 — Alpes-Maritimes : environ 95 000 résidences secondaires. Nice, Cannes, Antibes, Menton… La Côte d’Azur reste un mythe mondial. Mais attention : si le département est quatrième en volume, les prix au m² y sont si élevés que le parc croît désormais moins vite qu’ailleurs. Les acquéreurs se tournent de plus en plus vers des destinations alternatives à l’étranger pour leur résidence de vacances.

Deux poids lourds attendus, donc. Mais les trois premières places réservent un tout autre profil géographique.

Le podium : deux outsiders et un champion inattendu

N°3 — Haute-Savoie : environ 100 000 résidences secondaires. Megève, Chamonix, Les Gets, Morzine, La Clusaz… Ce département alpin concentre certaines des stations de ski les plus prestigieuses du monde. L’immobilier de montagne y est extrêmement dense : dans certaines communes comme Megève, plus d’un logement sur deux est une résidence secondaire.

La Haute-Savoie profite aussi d’un effet frontalier : de nombreux travailleurs suisses y possèdent un chalet. Résultat, le parc de résidences secondaires y dépasse celui de départements côtiers pourtant beaucoup plus médiatisés.

N°2 — Savoie : environ 115 000 résidences secondaires. Courchevel, Val d’Isère, Méribel, Les Arcs, La Plagne… La Savoie abrite le plus grand domaine skiable du monde (Les 3 Vallées) et une concentration de stations qui n’a aucun équivalent en Europe. Ici, des villages entiers sont constitués à 80 % d’appartements vides dix mois par an.

Le département paie d’ailleurs le prix de cette densité : l’accès au logement pour les travailleurs saisonniers et les habitants permanents est devenu un casse-tête majeur. Certaines communes ont dû plafonner la construction de nouveaux meublés touristiques.

Savoie et Haute-Savoie sur le podium — la montagne écrase le littoral. Mais le numéro 1 n’est ni alpin, ni méditerranéen.

N°1 : le département qui coiffe tout le monde au poteau

Var : environ 120 000 résidences secondaires. Saint-Tropez, Sainte-Maxime, Fréjus, Hyères, Bandol, le massif des Maures… Le Var est le champion toutes catégories des résidences secondaires en France.

Pourquoi le Var et pas les Alpes-Maritimes, son voisin bien plus célèbre ? La réponse tient en deux mots : accessibilité et volume. Le Var offre 430 km de côtes découpées, des arrière-pays verdoyants et des prix au m² sensiblement inférieurs à ceux de Nice ou Cannes. Résultat : les familles françaises de classe moyenne — pas seulement les ultra-riches — y achètent depuis les années 1970.

Dans certaines communes varoises comme Ramatuelle ou Grimaud, plus de 70 % des logements sont des résidences secondaires. Un chiffre qui pose la question de la vie à l’année dans ces villages quasi déserts hors saison. Les villes aux loyers les plus bas sont évidemment à chercher ailleurs.

Le Var combine aussi mer et nature intérieure : le Verdon, la Sainte-Baume, les vignobles de Bandol. Cette diversité lui permet d’attirer aussi bien les amateurs de plage que les randonneurs ou les œnophiles, élargissant considérablement le bassin d’acheteurs potentiels.

Récapitulatif du classement

Voici le top 8 complet, en nombre estimé de résidences secondaires (données INSEE) :

1. Var — ~120 000
2. Savoie — ~115 000
3. Haute-Savoie — ~100 000
4. Alpes-Maritimes — ~95 000
5. Charente-Maritime — ~72 000
6. Pyrénées-Orientales — ~68 000
7. Hérault — ~65 000
8. Morbihan — ~62 000

Le fait marquant : trois des cinq premières places sont occupées par des départements alpins ou de l’arrière-pays provençal. La Bretagne, souvent fantasmée comme le royaume de la maison de vacances, ne place qu’un seul représentant — et en dernière position du classement.

Autre tendance notable : ces résidences secondaires pèsent de plus en plus sur le coût de la vie local. Dans les zones les plus saturées, les prix de l’immobilier rendent l’accès au logement quasi impossible pour les résidents permanents. Un paradoxe français : les endroits les plus désirables pour vivre le week-end deviennent invivables à l’année.

Et toi, tu aurais placé le Var en tête ? Ou tu aurais parié sur la Bretagne ?

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