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« Cette fortune se terminera avec moi » : la veuve de Steve Jobs dilapide ses 14 milliards — et c’est volontaire

Publié par Ambre Détoit le 12 Mai 2026 à 10:00
« Cette fortune se terminera avec moi » : la veuve de Steve Jobs dilapide ses 14 milliards — et c'est volontaire

Quand on hérite de 10 milliards de dollars, on peut s’acheter des îles, empiler les jets privés et vivre mille vies de luxe. Laurene Powell Jobs, elle, a choisi un chemin radicalement différent. La veuve du fondateur d’Apple a prévenu ses propres enfants : chaque centime hérité de Steve Jobs sera dépensé de son vivant. Pas dans des coffres-forts ou des fonds fiduciaires. Dans des écoles, des hôpitaux, des forêts. Retour sur une promesse qui prend forme sous nos yeux.

Un siège vide à Stanford qui a tout changé

L’histoire commence en 1989, dans un amphithéâtre de Stanford. Laurene Powell, brillante étudiante en sciences politiques dotée d’un MBA, arrive en retard à une conférence. Le seul siège libre se trouve à côté du conférencier principal : Steve Jobs. Ce hasard de placement va sceller 22 ans de vie commune et, sans le savoir, déterminer le sort de milliards de dollars.

À cette époque, Laurene n’est pas une inconnue dans le monde des affaires. Diplômée de la Wharton School avant Stanford, elle a déjà travaillé chez Merrill Lynch et Goldman Sachs. Sa rencontre avec Jobs ne l’a pas « faite » — elle avait déjà un avenir tracé. Mais leur union a créé quelque chose que personne n’avait anticipé : une héritière qui ne voulait rien garder.

Un héritage colossal partagé avec une seule personne

À la mort de Steve Jobs en 2011, Laurene hérite de la quasi-totalité de sa fortune. La seule autre bénéficiaire est Lisa Brennan-Jobs, la première fille de Steve, née d’une relation qu’il avait eue à 23 ans. Lisa, dont le prénom avait d’ailleurs inspiré le nom d’un projet informatique avorté d’Apple, reçoit sa part.

Le cœur de l’héritage de Laurene ? Des participations massives dans Apple et Disney. En 2011, ces actions valaient environ 10 milliards de dollars. Depuis, leur valeur a été multipliée par dix. Pourtant, la fortune actuelle de Laurene est estimée à « seulement » 14 milliards. L’écart entre ce qu’elle devrait posséder et ce qu’elle possède réellement donne le vertige. Il représente des milliards partis en dons.

Le yacht Venus conçu par Steve Jobs dans un port méditerranéen

« Steve n’était pas intéressé par ça »

Ce qui rend le cas de Laurene Powell Jobs unique, c’est la clarté de sa déclaration. Pas de langue de bois, pas de promesse vague à la mode Silicon Valley. Ses mots sont tranchants : « Je ne suis pas intéressée par la construction d’un héritage dynastique, et mes enfants le savent. Steve ne s’intéressait pas à ça. Si je vis assez longtemps, cette fortune se terminera avec moi. »

Ce n’est pas une posture. Pour comprendre à quel point c’est concret, il faut regarder ce qu’elle a bâti depuis 2011. Et surtout, comparer son approche à celle d’autres milliardaires philanthropes qui, eux, ont choisi des chemins très différents.

Deux fondations, un objectif : tout redistribuer

Laurene a créé deux structures qui canalisent l’essentiel de ses dons. La première, Emerson Collective, se concentre sur l’éducation. Son objectif : offrir les mêmes chances aux enfants issus de milieux défavorisés. Bourses, programmes scolaires innovants, soutien aux enseignants dans les quartiers oubliés. Pas de la charité ponctuelle, mais des projets pensés sur le long terme.

La seconde, Waverley Street Foundation, s’attaque à un problème plus global : le changement climatique et ses victimes les plus vulnérables. Protection des espaces naturels, projets de santé dans les communautés menacées, programmes éducatifs pour que les populations puissent rester vivre là où elles sont nées. Pour cette seule fondation, Laurene prévoit d’investir 3,5 milliards de dollars sur les dix prochaines années.

Laurene Powell Jobs portrait élégant en bord de mer

Sa philosophie tient en une phrase : « J’ai hérité ma richesse de mon mari, qui ne se souciait pas de l’accumuler. Je fais cela en l’honneur de son travail, et j’ai consacré ma vie à la distribuer efficacement. »

Pourquoi elle a refusé de rejoindre le club de Bill Gates

Il existe un club très sélect dans le monde de la philanthropie milliardaire : The Giving Pledge, cofondé par Bill Gates et Warren Buffett. Le principe est simple : les ultra-riches s’engagent publiquement à donner la majorité de leur fortune. MacKenzie Scott, l’ex-femme de Jeff Bezos, a elle aussi décliné l’invitation. Laurene Powell Jobs a fait le même choix.

Pourquoi refuser ? Parce que Laurene préfère agir seule, sans le cadre médiatique et les règles d’un engagement collectif. Et aussi, peut-être, parce que les chiffres des autres membres relativisent tout. Jeff Bezos s’est engagé sur 10 milliards. Mark Zuckerberg sur 45 milliards. Warren Buffett dépasse les 160 milliards. Bill Gates promet 90 % de sa fortune. Face à ces montants, les 3,5 milliards de Laurene semblent modestes — sauf que, proportionnellement, elle est en train de tout donner. Pas 90 %. Cent pour cent.

Un yacht à 120 millions et un sens de l’équilibre

Il serait naïf de croire que Laurene vit comme une ascète. Son engagement philanthropique ne l’empêche pas de profiter de l’existence. On l’a aperçue à Majorque à bord du Venus, le yacht familial conçu en 2009 par Steve Jobs lui-même. Un navire estimé à 120 millions de dollars, qui a d’ailleurs fait parler de lui après avoir percuté un autre bateau il y a quelques années.

Le Venus est un objet fascinant en soi. Minimaliste, tout en aluminium, il ressemble à un produit Apple flottant. Jobs l’avait dessiné avec le designer Philippe Starck, mais il est mort six semaines avant sa mise à l’eau. Laurene a pris livraison du yacht seule. Un détail qui en dit long sur la manière dont elle porte cet héritage : sans nostalgie paralysante, mais avec une forme de fidélité concrète.

Trois enfants qui n’attendent rien

Le plus surprenant dans cette histoire, c’est peut-être la réaction des trois enfants de Steve et Laurene. Aucun d’entre eux ne semble compter sur l’héritage familial. Et pour cause : leur mère les a prévenus très tôt.

Reed Paul Jobs, l’aîné, a choisi un chemin radical. Il a mis le célèbre patronyme au second plan pour se former en oncologie à Stanford. Son domaine : la recherche contre le cancer — la maladie qui a emporté son père. Erin Siena Jobs est devenue architecte et designer, loin des projecteurs de la tech. Quant à Eve Jobs, la cadette, elle a décroché un diplôme de Stanford en Science, Technologie et Société avant de se lancer comme mannequin sur les plus grands podiums internationaux.

Trois parcours autonomes, trois vies construites sans le filet de sécurité de la fortune paternelle. C’est exactement ce que Laurene voulait. Et c’est peut-être, au fond, le véritable héritage de Steve Jobs : pas un compte en banque, mais une mentalité.

La femme qui redistribue la fortune d’Apple

Laurene Powell Jobs n’est pas une veuve éplorée qui distribue des chèques par culpabilité. C’est une femme d’affaires aguerrie qui a choisi de transformer un héritage technologique en impact social. Là où d’autres milliardaires créent des fondations pour optimiser leur image — ou leurs impôts —, elle démonte méthodiquement sa propre fortune avec un objectif clair : qu’il ne reste rien.

Dans un monde où les questions de transmission et de fiscalité obsèdent les familles à tous les niveaux de revenus, le choix de Laurene Powell Jobs détonne. Il pose une question simple mais vertigineuse : à quoi sert l’argent quand on en a trop pour une seule vie ?

Steve Jobs a changé la façon dont le monde communique. Sa veuve est peut-être en train de changer la façon dont les ultra-riches envisagent leur propre fortune. Et cette fois, pas besoin d’iPhone pour comprendre le message.

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2 commentaires

  • Y
    Yoyo97
    13/05/2026 à 14:08
    Etqnt donné que je suis dans une situation financiére trés critique comment faire pour la contacter? 🤷‍♀️Merci
  • Y
    Yoyo97
    13/05/2026 à 14:03
    Etant dans une situation trés critique sur le plan financier, comment puis-je la contacter?🤷‍♀️

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