Anne-Sophie Lapix humiliée en direct : la star qui lui a fait un affront inoubliable

C’est une scène que personne n’avait vue venir. En plein direct, devant des millions de téléspectateurs, Anne-Sophie Lapix a dû avouer quelque chose de profondément humiliant. La présentatrice du JT de 20 heures de France 2, habituée à tenir tête aux plus grands politiques du pays, s’est retrouvée désemparée face à un affront qu’elle n’avait absolument pas anticipé.
Une immense star internationale, dont le nom fait trembler Hollywood depuis des décennies, lui a tout simplement posé un lapin. Au dernier moment. Sans véritable explication. Et le pire dans tout ça, c’est qu’Anne-Sophie Lapix a dû l’annoncer elle-même, en direct, face caméra, sans filet de sécurité.
Comment en est-on arrivé là ? Qui est cette célébrité qui a osé snober l’une des journalistes les plus respectées de France ? Et surtout, comment Anne-Sophie Lapix a-t-elle réagi face à cette terrible déconvenue ? Pour comprendre l’ampleur de cet affront, il faut d’abord revenir sur le parcours exceptionnel de cette femme qui ne laisse personne indifférent.
Des Pyrénées-Atlantiques aux sommets du PAF : l’ascension d’une battante
Anne-Sophie Lapix est née le 29 avril 1972 à Saint-Jean-de-Luz, une charmante commune du Pays basque nichée entre océan et montagne. Fille d’un cadre commercial et d’une mère orthophoniste, rien ne la prédestinait à devenir l’un des visages les plus emblématiques de la télévision française. Pourtant, dès son plus jeune âge, quelque chose brûlait en elle.

Ceux qui l’ont connue adolescente au lycée Maurice-Ravel de Saint-Jean-de-Luz se souviennent d’une jeune fille déterminée, curieuse de tout, et déjà fascinée par le pouvoir des mots et de l’image. Elle décroche son baccalauréat avec mention, ce qui ne surprend personne dans son entourage. Mais c’est la suite de son parcours qui va véritablement forger la femme de caractère que la France entière connaît aujourd’hui.
En intégrant Sciences Po Bordeaux, Anne-Sophie Lapix fait un premier pas décisif vers le monde des médias. L’Institut d’études politiques lui donne les outils intellectuels nécessaires pour comprendre les rouages du pouvoir, de l’économie et de la société. Elle en sort diplômée en 1994, mais elle sait que ce n’est que le début du chemin.

La jeune Basque met alors le cap sur Paris pour rejoindre le Centre de formation des journalistes, le fameux CFJ, considéré comme l’une des écoles de journalisme les plus prestigieuses de France. C’est là, dans les couloirs de cette institution mythique, qu’elle apprend véritablement les ficelles du métier. Les techniques d’interview, la rigueur de la vérification, l’art de poser la question qui dérange — autant de compétences qui feront d’elle, des années plus tard, une intervieweuse redoutée par la classe politique française.
Mais en 1996, quand elle commence sa carrière comme simple pigiste pour l’agence CAPA, personne n’imagine encore l’ampleur de ce qui l’attend. Et surtout, personne n’imagine qu’un jour, une star planétaire oserait lui faire un affront aussi retentissant en plein direct télévisé.
Les débuts modestes d’une future reine du 20 heures
Les premières années de carrière d’Anne-Sophie Lapix sont à l’image de nombreux jeunes journalistes : un mélange d’enthousiasme, de précarité et de détermination. Chez CAPA, elle touche à tout. Reportages politiques, faits de société, enquêtes de terrain — chaque mission est une occasion d’apprendre et de se perfectionner. Elle accumule les heures de travail, souvent dans l’ombre, loin des projecteurs.

En 1999, un premier tournant se dessine lorsqu’elle rejoint Bloomberg TV France. La chaîne économique lui offre un terrain de jeu nouveau : celui de la finance et de l’économie mondiale. C’est un univers impitoyable où la moindre approximation se paie cash. Anne-Sophie Lapix y développe une rigueur quasi chirurgicale dans le traitement de l’information, une qualité qui deviendra sa marque de fabrique.
L’année 2000 marque son arrivée sur une chaîne nationale : M6. Elle y devient présentatrice du journal télévisé du matin, un créneau ingrat qui demande de se lever aux aurores mais qui offre une visibilité précieuse. Pour la première fois, des millions de Français découvrent ce visage à la fois sérieux et chaleureux, cette voix posée qui sait transmettre l’information avec clarté et conviction.
Mais Anne-Sophie Lapix n’est pas du genre à se contenter d’un plateau matinal. En coulisses, elle travaille d’arrache-pied pour gravir les échelons. Et en 2005, l’opportunité qu’elle attendait se présente enfin : TF1 l’appelle. C’est le début d’une ascension fulgurante qui va la mener jusqu’au sommet du paysage audiovisuel français.
TF1, Canal+, France 5 : la conquête méthodique du PAF
Chez TF1, Anne-Sophie Lapix découvre les coulisses de la première chaîne de France. Elle présente les journaux de LCI, la chaîne d’information en continu du groupe, et participe à l’émission Sept à Huit aux côtés de Harry Roselmack. Ce magazine emblématique du dimanche soir lui permet de toucher un public plus large et de montrer une facette plus humaine de son journalisme.

Mais c’est en 2006 que tout bascule véritablement. Canal+ lui propose de coanimer Dimanche+, une émission politique qui va la propulser sous les feux des projecteurs. Sur la chaîne cryptée, connue pour son ton irrévérencieux et sa liberté de ton, Anne-Sophie Lapix se révèle être une intervieweuse politique redoutable. Elle ne lâche rien, insiste quand ses invités tentent d’esquiver, et n’hésite pas à confronter les plus puissants à leurs contradictions.
C’est à cette époque que sa réputation de journaliste incisive commence à se forger. Les politiques qui passent sur son plateau savent qu’ils ne pourront pas se contenter de réciter leurs éléments de langage. Anne-Sophie Lapix exige des réponses, des chiffres, de la substance. Et quand elle n’en obtient pas, elle le fait remarquer — avec un calme glacial qui déstabilise ses interlocuteurs bien plus qu’un éclat de voix ne le ferait.

En 2008, nouveau virage : elle rejoint France 5 pour animer C à vous, une émission de débat et d’actualité qui va devenir un rendez-vous incontournable du paysage télévisuel français. Sous sa houlette, l’émission connaît un succès grandissant. Son style dynamique, sa capacité à passer d’un sujet politique grave à un moment de légèreté avec naturel, séduisent un public de plus en plus large.
En 2013, quand elle succède à Alessandra Sublet à la tête de l’émission, son statut de figure majeure du PAF est déjà solidement établi. Mais Anne-Sophie Lapix vise encore plus haut. Et en mai 2017, elle décroche le Graal : la présentation du journal de 20 heures de France 2, en remplacement de David Pujadas. Elle devient alors l’une des rares femmes à occuper ce poste si convoité dans l’histoire de la télévision française.
Une journaliste qui ne recule devant personne
Ce qui rend l’affront qu’elle va subir encore plus stupéfiant, c’est justement le fait qu’Anne-Sophie Lapix n’est pas le genre de personne qu’on déstabilise facilement. Au fil des années, elle a prouvé à maintes reprises qu’elle pouvait tenir tête aux personnalités les plus coriaces du paysage politique français.

Sa vie personnelle, elle la protège avec une discrétion remarquable dans un monde médiatique où l’intime devient souvent spectacle. Mariée depuis 2010 à Arthur Sadoun, l’un des hommes les plus puissants du monde de la publicité en tant que président du directoire de Publicis Groupe, elle mène une vie de couple loin des paparazzi. Le couple a deux enfants, Esteban et Aurélien, qu’elle s’efforce de préserver de l’exposition médiatique.
En dehors des plateaux, Anne-Sophie Lapix est une sportive accomplie. La course à pied et le tennis font partie de son quotidien, des disciplines qui entretiennent cette énergie et cette combativité qu’on lui connaît à l’écran. Ceux qui la côtoient décrivent une femme exigeante avec elle-même, perfectionniste jusqu’au bout des ongles, mais aussi profondément humaine et accessible en privé.
Et c’est précisément cette exigence qui rend ce qui va suivre si difficile à encaisser. Car quand on est habituée à faire trembler les ministres et les candidats à la présidentielle, se faire humilier par une star de cinéma en direct national, c’est un coup dont on ne se remet pas facilement.
Ces interviews qui ont fait trembler la classe politique
Pour mesurer l’ampleur de l’affront subi par Anne-Sophie Lapix, il faut comprendre à quel point cette femme est habituée à dominer ses échanges. Au fil de sa carrière, elle a accumulé les interviews mémorables, celles qui font les gros titres et qui restent gravées dans la mémoire collective.

L’une des plus marquantes reste sans doute son face-à-face avec Marine Le Pen en 2012, dans l’émission Dimanche+ sur Canal+. Ce jour-là, Anne-Sophie Lapix avait méthodiquement décortiqué le programme économique du Front National, pointant des incohérences sur le financement des mesures annoncées et notamment sur la sortie de l’euro. La présidente du parti d’extrême droite, visiblement décontenancée par la précision des questions, avait tenté de détourner la conversation à plusieurs reprises.
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Mais Anne-Sophie Lapix avait maintenu la pression avec une ténacité remarquable. Les échanges étaient devenus particulièrement tendus quand Marine Le Pen avait accusé la journaliste de partialité. La réponse d’Anne-Sophie Lapix avait claqué comme un coup de fouet : elle ne faisait que son travail. Point final. Ce genre de répartie qui vous assoit un invité politique en une phrase et qui rappelle à tout le monde qui tient les rênes de l’interview.

En 2017, c’est Florian Philippot qui en fait les frais sur le plateau de C à Vous. Le bras droit de Marine Le Pen, réputé pour son assurance médiatique, s’est retrouvé en grande difficulté quand Anne-Sophie Lapix a soulevé des contradictions flagrantes dans ses déclarations sur l’Union européenne et l’immigration. Armée de faits et de chiffres précis, elle avait démonté point par point l’argumentaire de l’invité.
Philippot, décontenancé, avait alors tenté la stratégie classique du politique acculé : accuser la journaliste de ne pas donner la parole de manière équitable. Mais face à Anne-Sophie Lapix, cette tactique n’a jamais fonctionné. Calme mais tranchante, elle avait répondu que son rôle était de clarifier les points pour le public, rien de plus, rien de moins. L’échange avait laissé Philippot visiblement ébranlé.

En 2021, c’est au tour de Xavier Bertrand de mesurer la redoutable efficacité de la présentatrice. Invité au 20 heures de France 2 pour parler de sa candidature à la présidentielle, l’ancien ministre avait dû affronter une question dérangeante : les sondages le plaçaient loin du second tour. Anne-Sophie Lapix avait insisté sur l’écart entre ses ambitions affichées et la réalité des chiffres, provoquant une réaction glaciale de Bertrand.
Le candidat avait défendu son programme en affirmant que les sondages ne faisaient pas l’élection — une défense classique mais peu convaincante quand les données sont implacables. L’échange avait pris une tournure particulièrement tendue quand Bertrand avait reproché à Lapix de s’attarder sur des éléments qu’il jugeait mineurs. Mais pour la journaliste, aucun détail n’est jamais mineur quand il s’agit d’informer les Français.

Des politiques aux présidentiables : personne n’est épargné
L’année 2022 offre un nouveau moment d’anthologie. Lors de la campagne présidentielle, Éric Zemmour accepte de se soumettre aux questions d’Anne-Sophie Lapix. Le polémiste devenu candidat, pourtant habitué aux joutes médiatiques, va découvrir à ses dépens que la présentatrice du 20 heures n’est pas une adversaire comme les autres.
Le sujet qui met le feu aux poudres : une proposition de prime à la naissance visant à favoriser les familles nombreuses françaises. Anne-Sophie Lapix, avec la précision d’un chirurgien, a démontré que des mesures similaires avaient échoué dans d’autres pays, notamment en Scandinavie. Elle a cité des données économiques précises, des études comparatives, des résultats chiffrés.
Zemmour, pris au dépourvu par ce niveau de préparation, a tenté de justifier sa position. Mais face à l’avalanche de faits présentés par la journaliste, il a fini par admettre un manque de connaissance des exemples mentionnés. Un aveu rare pour un homme qui se targue habituellement de tout savoir. Ce moment a entaché son argumentaire de manière significative et a rappelé à tous pourquoi Anne-Sophie Lapix est considérée comme l’une des intervieweuses les plus redoutables de France.

En 2024, c’est Michel Barnier qui se retrouve sur la sellette. Lors d’une émission spéciale conjointe sur France 2 et TF1, Anne-Sophie Lapix l’interroge sur ses positions ambiguës vis-à-vis de Marine Le Pen et du Rassemblement National. La question est directe, presque brutale : pourquoi semble-t-il éviter de critiquer directement certains points de leur programme ?
Barnier, visiblement déstabilisé, tente d’esquiver en parlant d’unité nationale. Mais Anne-Sophie Lapix ne lâche pas l’os. Elle cite des propos antérieurs où l’ancien commissaire européen avait été bien plus nuancé, voire critique. L’échange est marqué par des silences gênants et des tentatives maladroites de Barnier pour rediriger la conversation — des tentatives qui échouent toutes face à la détermination de la journaliste.

La même année, lors d’une soirée électorale, Marine Tondelier et Jean-Philippe Tanguy s’affrontent sur son plateau. Les échanges entre l’écologiste et le représentant du Rassemblement National deviennent si virulents qu’Anne-Sophie Lapix doit intervenir pour calmer les esprits. Elle rappelle les invités à l’ordre avec une fermeté qui ne souffre aucune contestation, tout en continuant de poser des questions pointues sur leurs positions respectives.
Sa capacité à garder le contrôle dans des situations chaotiques a été unanimement saluée par la presse et les téléspectateurs. Car c’est précisément ça, le talent d’Anne-Sophie Lapix : transformer le chaos en clarté, l’esquive en vérité, le brouhaha en information. Une femme de cette trempe, habituée à dompter les personnalités les plus retorses de la vie politique française, semblait invincible. Et pourtant…
Le Festival de Cannes 2024 : quand tout bascule
Nous sommes en mai 2024. Le 77e Festival de Cannes bat son plein, et l’événement s’annonce exceptionnel. Dès la cérémonie d’ouverture, le mardi 14 mai, le ton est donné : cette édition sera placée sous le signe du mouvement MeToo. Camille Cottin, la maîtresse de cérémonie, insiste sur ce point dans un discours poignant qui donne le la d’un festival résolument engagé.

Un parterre de stars a monté les marches pour cette ouverture mémorable. L’atmosphère sur la Croisette est électrique, les flashs crépitent, les tenues de soirée rivalisent d’élégance. Mais au-delà du glamour et des paillettes, une cérémonie 100% féminine se prépare, et avec elle, un moment qui devait être historique pour Anne-Sophie Lapix.
Car cette année, une invitée de marque est attendue à Cannes. Une légende vivante du cinéma mondial, une actrice dont la carrière s’étend sur près de cinq décennies et qui compte parmi les artistes les plus récompensées de l’histoire du septième art. Cette immense star doit recevoir une Palme d’or d’honneur, consacrant ainsi une filmographie exceptionnelle.
Et Anne-Sophie Lapix, depuis son poste de présentatrice du JT de 20 heures de France 2, a réussi à décrocher ce que tous les journalistes du monde entier convoitent : une interview exclusive avec cette légende. Du moins, c’est ce qu’elle croyait…
Des semaines de négociations acharnées
Il faut savoir que décrocher une interview avec une star hollywoodienne de ce calibre relève du parcours du combattant. Ce n’est pas comme inviter un politique français sur un plateau : ici, il faut passer par des agents, des attachés de presse internationaux, des avocats parfois, et se plier à des conditions souvent draconiennes. Le nombre de minutes d’entretien est négocié au cordeau, les sujets abordés sont parfois prédéfinis, et tout peut être annulé au moindre faux pas.

Anne-Sophie Lapix et son équipe du 20 heures ont travaillé d’arrache-pied pendant des semaines pour obtenir ce précieux sésame. L’ancienne animatrice de C à vous connaît les règles du jeu : avec les stars américaines, il faut de la patience, de la diplomatie, et une bonne dose de persévérance. Elle et ses collaborateurs ont multiplié les contacts, envoyé des propositions détaillées, argumenté sur l’audience massive du JT de France 2.
Et apparemment, leurs efforts avaient porté leurs fruits. L’actrice mythique — celle qui a illuminé des dizaines de films devenus cultes, celle dont le nom seul suffit à remplir les salles de cinéma du monde entier — avait donné son accord. L’interview devait avoir lieu dans l’après-midi du mercredi 15 mai, en marge du Festival de Cannes. Tout était calé. L’équipe technique était prête. Les questions étaient peaufinées.
Anne-Sophie Lapix, habituellement si maîtresse d’elle-même, devait ressentir une excitation particulière. Car interviewer une telle icône, c’est le genre de moment qui marque une carrière, même quand on a déjà interviewé tous les présidents de la République et tous les premiers ministres de France. Mais le destin avait d’autres plans…
Le matin fatidique : quand tout s’effondre
Le mercredi 15 mai 2024, Anne-Sophie Lapix se réveille probablement avec l’adrénaline de ceux qui savent que la journée qui s’annonce sera exceptionnelle. L’interview exclusive est programmée. Son équipe est mobilisée. Le dispositif technique est en place. Tout semble parfaitement aligné pour un moment de télévision historique.
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Et puis, le coup de téléphone tombe. Ou peut-être est-ce un e-mail, un message laconique d’un agent américain. Peu importe le canal : le contenu est le même, et il est dévastateur. L’actrice a changé d’avis. L’interview est annulée. Pas de raison officielle, pas d’explication détaillée. Juste un non, brutal et définitif, qui balaie des semaines de travail et de négociations.
Imaginez la scène dans les bureaux de la rédaction du 20 heures. L’incompréhension, d’abord. Puis la frustration. Et enfin, l’angoisse : comment gérer cette situation en direct, devant des millions de téléspectateurs qui s’attendent à voir cette interview exceptionnelle ? Car Anne-Sophie Lapix n’a pas le luxe de faire semblant. Le JT de 20 heures, c’est le rendez-vous le plus regardé de la télévision française. Il faut assumer, être transparente, dire la vérité.
C’est ainsi que ce soir-là, face caméra, avec le professionnalisme et l’honnêteté qui la caractérisent, Anne-Sophie Lapix fait l’aveu que personne n’attendait : « Alors, je dois vous faire un aveu… On pensait bien interviewer Meryl Streep cet après-midi. Hier soir, on tenait notre entretien mais non, nous avons fait chou blanc ».
Meryl Streep : la légende qui a dit non
Oui, c’est bien Meryl Streep, la plus grande actrice de sa génération, la personnalité la plus nommée de l’histoire des Oscars avec 21 nominations et 3 statuettes dorées, qui a posé un lapin à Anne-Sophie Lapix. La star du Diable s’habille en Prada, de Kramer contre Kramer, de Sophie’s Choice, de The Iron Lady — celle que le monde entier considère comme la meilleure actrice vivante — avait accepté puis s’est rétractée au dernier moment.

L’humiliation est d’autant plus cuisante qu’elle se déroule dans le contexte prestigieux du Festival de Cannes, là où le monde entier a les yeux rivés. Anne-Sophie Lapix, quelques heures après son aveu en direct sur France 2, débarque sur le plateau de C à vous, qui est délocalisé sur la Croisette pour l’occasion. Et c’est là qu’elle se lâche véritablement, avec une franchise désarmante.
« C’est le drame (…) On devait interviewer Meryl Streep », confie-t-elle à l’animatrice de France 5. Puis, avec un mélange d’autodérision et d’amertume qui la rend soudainement terriblement humaine, elle lâche cette phrase qui restera gravée : « On a tout fait, on a même fait des choses qui ne sont pas avouables. On a perdu toute dignité pour l’inviter et puis ce matin, elle avait changé d’avis ».
Ces mots résonnent avec une force particulière. « On a perdu toute dignité » — venant d’une femme qui a bâti toute sa carrière sur sa dignité professionnelle, sa rigueur et son intransigeance, l’aveu est poignant. Il dit l’ampleur de l’investissement émotionnel, les espoirs anéantis, et ce sentiment terrible de s’être mise à nu pour rien.

Pourquoi Meryl Streep a-t-elle changé d’avis ?
La question que tout le monde se pose : qu’est-ce qui a bien pu pousser Meryl Streep à annuler au dernier moment ? L’actrice américaine de 74 ans, habituellement décrite comme professionnelle et respectueuse, n’est pas connue pour ce genre de comportement. Plusieurs hypothèses circulent dans les coulisses du Festival de Cannes.
Certains évoquent un emploi du temps devenu ingérable. Lors d’un festival aussi dense que Cannes, les sollicitations médiatiques sont innombrables, et même une star de la trempe de Meryl Streep peut se retrouver submergée par les obligations promotionnelles, les rencontres officielles et les événements mondains. Entre la réception de sa Palme d’or d’honneur, les photocalls, les dîners de gala et les projections, chaque minute est comptée.
D’autres suggèrent que l’actrice, connue pour sa discrétion concernant sa vie privée, aurait pu craindre certaines questions jugées trop personnelles. Il faut rappeler qu’en octobre 2023, on apprenait que Meryl Streep et son mari, le sculpteur Don Gummer, étaient séparés depuis plusieurs années — une information qui avait fait le tour du monde et suscité une avalanche de questions de la part des médias internationaux.
Quelle que soit la raison, le résultat est le même : Anne-Sophie Lapix s’est retrouvée face à un vide immense, un trou béant dans son journal télévisé qu’elle a dû combler avec une honnêteté qui force le respect. Car beaucoup de présentateurs, dans la même situation, auraient simplement fait semblant de rien, remplaçant discrètement le sujet sans jamais mentionner l’affront. Pas Anne-Sophie Lapix. Elle a choisi la transparence, quitte à s’exposer.
Un gros lot de consolation
Mais si Anne-Sophie Lapix sait encaisser les coups, elle sait aussi rebondir. Et c’est peut-être cette capacité à transformer les épreuves en opportunités qui fait d’elle l’une des journalistes les plus admirées de sa génération. Car le lendemain même de l’affront de Meryl Streep, la présentatrice du 20 heures décroche un entretien que beaucoup de ses confrères lui envient.
Exit la diva hollywoodienne qui pose des lapins : le 16 mai 2024, c’est Francis Ford Coppola en personne qui accorde une interview exclusive à Anne-Sophie Lapix. Le légendaire réalisateur du Parrain, d’Apocalypse Now et de Conversation secrète — l’un des plus grands cinéastes de l’histoire du cinéma — a dit oui là où Meryl Streep a dit non.

Et pas n’importe quel Francis Ford Coppola : celui qui présente en compétition Megalopolis, un film titanesque qu’il porte en lui depuis plus de quarante ans. Un projet pharaonique, financé en grande partie par le réalisateur lui-même, qui a dû vendre une partie de ses vignobles en Californie pour boucler le budget. Un film dont la genèse est aussi fascinante que le parcours de son créateur.
Pour Anne-Sophie Lapix, cette interview représente bien plus qu’un lot de consolation. C’est un moment de télévision rare, une rencontre entre deux professionnels au sommet de leur art — la rigueur journalistique française face au génie créatif américain. Le genre de moment qui rappelle pourquoi elle a choisi ce métier, et pourquoi des millions de Français la regardent chaque soir à 20 heures.
La résilience d’une femme de caractère
Au fond, cette mésaventure cannoise illustre parfaitement ce qui rend Anne-Sophie Lapix si attachante aux yeux du public français. Elle n’est pas une présentatrice lisse et formatée, protégée derrière une armure de perfection médiatique. C’est une femme vraie, capable de montrer sa vulnérabilité en direct devant des millions de personnes, capable d’avouer qu’elle a « perdu toute dignité » dans sa tentative de décrocher une interview.
Cette authenticité est précisément ce qui la distingue dans un paysage audiovisuel où tant de ses collègues cultivent une image de contrôle absolu. Anne-Sophie Lapix sait être implacable avec les puissants — on l’a vu avec Marine Le Pen, Éric Zemmour ou Michel Barnier — mais elle sait aussi être humble face à l’échec. Et c’est ce mélange de force et de vulnérabilité qui fait d’elle, depuis plus de vingt ans, l’un des visages les plus aimés et les plus respectés de la télévision française.
L’épisode Meryl Streep n’aura finalement été qu’une parenthèse dans une carrière exceptionnelle. Une anecdote que la présentatrice du 20 heures racontera peut-être en riant dans quelques années, lors d’un dîner entre amis ou d’une interview rétrospective sur sa carrière. Mais pour les téléspectateurs qui l’ont vue ce soir-là, droite face à la caméra, avouant son échec avec dignité, ce moment restera comme la preuve que derrière la journaliste redoutable se cache une femme profondément humaine.
Et si Meryl Streep a raté l’occasion de rencontrer l’une des journalistes les plus brillantes de France, c’est peut-être elle qui, au final, a le plus perdu dans cette histoire. Car Anne-Sophie Lapix, elle, a continué à faire ce qu’elle fait de mieux : informer, questionner, et ne jamais reculer — même quand Hollywood lui tourne le dos.
- 06/02/2026 à 16:23J'aime beaucoup anne sophie lapix elle est très professionnelle très classe pourquoi l'avoir évincée du journal antenne 2 ? pourquoi Léa Salamé qui a les dents qui raillent le parquet je n'aime pas le mélange des genres. Je comprends comme beaucoup service publique très à gauche payé avec ́os impôts UNE HONTE
- 08/08/2025 à 17:37Journaliste gauchiste assumée.... il est d'ailleurs amusant que dans tous les exemples d'interview "chaudes" évoqués ci dessous il ne soit jamais mention d'un politique de gauche... preuve pas l'exemple que celle-ci aime tacler fortement les LR, RN ou REC...Personnellement je la trouve imbuvable, elle coupe toujours la parole, n'écoute pas réellement les arguments de ses invités... bref quand je la vois je zappe :)
- 30/06/2025 à 10:25Anne Sophie Lapix SUPER journaliste qui dit les choses que d’autres pensent tout bas, très classe et jalousée pour celaJe regrette son depart
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