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Blake Lively sort du silence sur Instagram avant son procès contre Justin Baldoni

Publié par Elsa Fanjul le 08 Avr 2026 à 23:30
Blake Lively sortant d'un tribunal, cheveux blonds ondulés, veste kaki et chemise rose
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Alors que son procès contre Justin Baldoni doit s’ouvrir le 18 mai prochain, Blake Lively a choisi de briser le silence. Dans un long message publié sur Instagram, l’actrice dénonce des représailles, de la violence numérique et un système qu’elle veut combattre publiquement. Un texte solennel, à la fois personnel et militant, qui prépare le terrain d’une bataille judiciaire sous haute tension.

Un carrousel Instagram lourd de sens

Ce mardi 7 avril 2026, les millions d’abonnés de Blake Lively ont découvert un carrousel inhabituel sur son compte Instagram. Pas de photo glamour ni de promotion pour un projet à venir. À la place, un long texte signé de sa main, accompagné de citations tirées de la décision de justice préliminaire et d’un communiqué officiel de son avocat.

Blake Lively
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Le message, d’abord diffusé en story éphémère, a finalement été posté de manière permanente sur son profil. Un geste qui en dit long sur la volonté de l’actrice de reprendre le contrôle du récit, à un moment où l’affaire prend un tournant décisif. Pour comprendre pourquoi Blake Lively cristallise autant les passions, il faut remonter plusieurs mois en arrière.

« La dernière chose que je voulais, c’était un procès »

Dès les premières lignes, le ton est donné. Blake Lively écrit qu’elle n’a jamais souhaité en arriver là. Si elle a fini par porter l’affaire devant la justice, c’est à cause de ce qu’elle décrit comme des « représailles constantes ». Selon elle, tout aurait commencé après qu’elle a demandé, en privé, un environnement de travail plus sûr sur le tournage du film It Ends With Us.

L’actrice ne détaille pas chaque incident, mais le message laisse entrevoir une situation qui se serait détériorée bien au-delà du plateau de tournage. Une escalade qu’elle relie directement à sa prise de parole initiale, transformée selon elle en motif de représailles.

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Dix accusations sur treize écartées : un revers ou une victoire ?

Le contexte de cette publication n’est pas anodin. Le 2 avril, un jugement préliminaire a écarté 10 des 13 chefs d’accusation portés contre Justin Baldoni, dont ceux relevant du harcèlement sexuel. Une décision qui, sur le papier, pourrait ressembler à un revers pour le camp Lively.

Blake Lively

Mais l’actrice retourne la lecture de cette décision. Elle se dit « reconnaissante » que le cœur de son affaire puisse être présenté devant un jury. Trois chefs d’accusation subsistent, et c’est sur ceux-là qu’elle entend concentrer sa bataille. Son avocat, dans le communiqué joint, confirme que l’équipe juridique se prépare activement pour l’ouverture du procès le 18 mai. Ce type de confrontation judiciaire entre stars d’Hollywood n’est pas sans rappeler d’autres affaires médiatiques, comme celle de Vanessa Paradis et Johnny Depp, où la frontière entre vie privée et exposition publique s’est effacée.

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La violence numérique au cœur de son combat

Ce qui frappe le plus dans cette prise de parole, c’est la place centrale accordée au harcèlement en ligne. Blake Lively, compagne de Ryan Reynolds et mère de trois filles, ne parle pas seulement de son cas. Elle décrit un phénomène systémique qu’elle qualifie de « feuilleton numérique ».

L’actrice accuse certains médias d’avoir présenté son affaire comme « un drame de célébrités », une lecture qu’elle juge « non seulement irresponsable, mais aussi délibérée ». Derrière cette accusation, on devine une stratégie qu’elle attribue au camp adverse : noyer le fond de l’affaire dans le spectacle people pour en diluer la gravité.

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« La douleur physique causée par la violence numérique est bien réelle », insiste-t-elle. Une phrase qui résonne au-delà du monde du show-business, à l’heure où le cyberharcèlement fait régulièrement la une, y compris en France. D’autres personnalités ont été confrontées à des menaces en ligne prises au sérieux par la justice.

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Un appel direct aux parents

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Blake Lively profite de cette tribune pour adresser un avertissement qui dépasse le cadre de son procès. Elle interpelle directement les parents dont les enfants possèdent un téléphone portable. « Si vous avez des enfants avec des téléphones, ce sont les plus vulnérables. Protégez-les. Parlez avec eux. »

Ce passage a particulièrement marqué les internautes. En quelques heures, des milliers de commentaires ont salué cette dimension pédagogique du message. L’actrice semble consciente que sa notoriété lui confère une portée que n’ont pas les victimes anonymes de harcèlement numérique. Et elle entend utiliser ce levier.

« Je ne cesserai jamais de dénoncer »

Le ton monte dans la dernière partie du message. Blake Lively assume pleinement le rôle qu’elle s’attribue : celui d’une femme qui refuse de se taire et qui veut porter la voix de celles et ceux qui n’en ont pas la possibilité.

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« Je ne cesserai jamais de faire ma part pour dénoncer les systèmes et les personnes qui cherchent à nuire, humilier, réduire au silence et exercer des représailles contre les victimes », écrit-elle. Elle reconnaît le « privilège » que représente sa capacité à prendre la parole publiquement, et promet de ne pas le gaspiller.

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L’actrice dit aussi penser à des proches qui n’ont pas eu cette chance. « Pour moi-même, mais aussi pour celles et ceux qui n’en ont pas eu la possibilité… dont beaucoup que j’ai connus et aimés profondément dans ma vie. » Une phrase qui laisse imaginer d’autres histoires, d’autres victimes restées dans l’ombre. Ce type de prise de parole solennelle rappelle d’autres moments où des stars ont brisé le silence, comme lorsque Nicole Kidman a évoqué publiquement sa relation avec Tom Cruise.

Une stratégie de communication millimétrée

Il serait naïf de ne voir dans ce message qu’un épanchement émotionnel. À quelques semaines de l’ouverture du procès, chaque mot compte. En publiant ce carrousel, Blake Lively pose les bases du récit qu’elle défendra devant le jury : celui d’une femme qui a osé demander un cadre de travail respectueux et qui en a payé le prix.

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Le choix de publier d’abord en story, puis de manière permanente, n’est pas anodin non plus. Il crée deux temps médiatiques distincts et maximise la couverture. Le communiqué de l’avocat, intégré au carrousel, ajoute une couche de crédibilité juridique à un message fondamentalement émotionnel.

Les observateurs du monde hollywoodien sont partagés. Certains y voient une démarche sincère et courageuse. D’autres estiment que cette prise de parole publique, juste avant un procès, relève avant tout de la stratégie d’influence. Le camp de Justin Baldoni, de son côté, n’a pas encore réagi publiquement à cette publication.

Le 18 mai, rendez-vous au tribunal

Reste la question centrale : ce message jouera-t-il en faveur de Blake Lively lors du procès ? En prenant la parole si ouvertement, l’actrice prend un risque. Chaque mot pourra être scruté, analysé et potentiellement retourné contre elle par la défense de Baldoni.

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Mais c’est un risque calculé. En ancrant publiquement son récit avant le procès, elle rend plus difficile toute tentative de le réécrire. Les drames médiatisés du monde du spectacle ont montré que celui qui impose sa version en premier possède souvent un avantage durable dans l’opinion publique.

Le 18 mai, ce ne sera plus Instagram mais un tribunal fédéral qui servira de tribune. Et cette fois, Blake Lively devra convaincre non pas des millions d’abonnés, mais douze jurés. L’affaire, déjà explosive, promet de devenir l’un des procès les plus suivis de l’année à Hollywood.

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