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Festival de Cannes 2025 : cette star interdite de tapis rouge pour accusations de violences sexuelles

Publié par Cassandre le 19 Mai 2026 à 8:58

Le Festival de Cannes, c’est normalement des robes somptueuses, des flashs par milliers et du glamour à en perdre la vue. Mais l’édition 2025 a pris un virage que personne n’avait vu venir. Pour la première fois, un acteur a été purement et simplement interdit de montée des marches en raison d’accusations de violences sexuelles. Une décision inédite qui raconte beaucoup de l’époque — et du chemin qu’il reste à parcourir.

Cannes 2025 : quand la Croisette décide de frapper fort

On connaît le Festival de Cannes pour ses palmes, ses ovations debout, ses polémiques vestimentaires. On se souvient du sein dénudé de Sophie Marceau en 2005, ou de l’accident similaire de Sarah Marshall en 2008. Des incidents légers, presque anecdotiques. Mais depuis quelques années, les scandales qui éclaboussent la Croisette ont changé de nature. Fini les simples couacs de dress code. Ce sont désormais des affaires de mœurs graves qui s’invitent entre les projections et les cocktails.

L’industrie du cinéma, secouée par l’onde de choc post-#MeToo, n’a plus le luxe de fermer les yeux. Et le festival, vitrine mondiale du septième art, se retrouve en première ligne. Chaque édition apporte son lot de tensions, comme cette polémique récente au Festival qui avait déjà fait couler beaucoup d’encre. Mais ce qui s’est passé cette année dépasse tout ce qu’on avait connu jusque-là.

Théo Navarro-Mussy privé de marches : les dessous d’une exclusion historique

Le nom ne vous dit peut-être rien. Théo Navarro-Mussy, révélé dans la série Hippocrate, devait fouler le tapis rouge pour la projection de Dossier 137. Il n’en a rien été. Le délégué général Thierry Frémaux, en accord avec l’équipe de production, a validé son exclusion pure et simple de la montée des marches.

La raison est lourde. L’acteur est visé par des accusations de viol et de violences sur trois anciennes compagnes. Son avocate a rappelé qu’aucune poursuite judiciaire formelle n’avait été engagée. Une plainte a même été classée sans suite. Mais les organisateurs ont maintenu leur position, invoquant une « volonté de prudence éthique » et l’existence d’un recours judiciaire encore actif, une constitution de partie civile. Dans un milieu où le silence a longtemps été roi, cette décision marque une rupture nette. Les figures du cinéma ne sont plus intouchables, même celles dont la notoriété semblait les protéger.

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Du scandale Naceri à la tolérance zéro : Cannes change d’ère

Les stars ne sont plus au-dessus des lois, et Cannes l’a compris. Souvenez-vous de Samy Naceri en 2011. L’acteur de la saga Taxi avait baissé son pantalon devant l’hôtel Martinez, insultant les paparazzis au passage. Le tribunal correctionnel de Grasse lui avait infligé 10 000 euros d’amende pour exhibitionnisme et outrage à agent. À l’époque, l’incident avait fait rire autant qu’il avait choqué.

Quatorze ans plus tard, le ton a radicalement changé. L’exclusion de Navarro-Mussy n’est pas une sanction judiciaire. C’est un signal envoyé à toute l’industrie. Le festival ne veut plus être un écrin doré où les comportements les plus graves passent sous le radar. La Croisette trace une ligne. Pas de condamnation, mais pas de complaisance non plus. Ce positionnement risque de faire jurisprudence bien au-delà du cinéma français.

Le tapis rouge de Cannes n’est plus un bouclier. C’est devenu un miroir. Et ce miroir renvoie désormais une image que certains préféreraient ne pas voir. La question qui brûle toutes les lèvres : combien de festivals, de cérémonies, d’institutions suivront cet exemple avant que la tolérance zéro devienne vraiment la norme ?

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