Léa Salamé forcée de quitter le 20h de France 2 : on sait enfin qui va prendre sa place
Le compte à rebours a déjà commencé
Il y a des moments dans une carrière où tout bascule. Pas dans le bruit, pas dans l’éclat d’un scandale. Mais dans le silence feutré des couloirs de décision, là où les grandes chaînes se réinventent sans prévenir personne. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer autour de l’une des présentatrices les plus puissantes de l’audiovisuel public français.
Une journaliste au sommet. Une émission phare. Un avenir qui, jusqu’à très récemment, semblait gravé dans le marbre. Et pourtant, selon des informations révélées par Le Parisien, les dés seraient déjà jetés dans les hautes sphères de France Télévisions. Un nom circulerait. Un successeur aurait été désigné. En secret. Et bien plus tôt que prévu.

Ce qui se joue en ce moment dans les coulisses de France 2 est bien plus qu’un simple jeu de chaises musicales. C’est l’histoire d’une carrière exceptionnelle confrontée à un dilemme sans précédent dans le paysage audiovisuel français. Un dilemme qui mêle journalisme, politique, vie privée et ambition. Tous les ingrédients d’un feuilleton dont on n’a pas encore vu le dernier épisode.
Mais pour comprendre pourquoi cette journaliste pourrait bientôt devoir tirer sa révérence du journal télévisé le plus regardé de France, il faut revenir en arrière. Très en arrière. Car cette histoire commence bien avant les rumeurs de départ. Elle commence avec une ascension fulgurante que personne n’avait vraiment anticipée.
Une ascension que personne n’avait vue venir
Léa Salamé n’est pas née dans les dorures de l’audiovisuel français. Née en 1979 à Paris de parents libanais, elle a construit sa carrière à la force du poignet, dans un milieu qui ne pardonne ni les faux pas ni les demi-mesures. Son parcours est, à bien des égards, une leçon de persévérance et de stratégie.
Ses premières armes, elle les fait sur i-Télé, la chaîne d’information en continu qui deviendra plus tard CNews. Un terrain de jeu exigeant, où il faut réagir vite, parler juste et ne jamais lâcher un invité trop facilement. C’est là que Léa Salamé forge ce style reconnaissable entre mille : incisif, direct, jamais complaisant. Un style qui fera d’elle l’une des intervieweuses les plus redoutées de sa génération.
Mais c’est en 2014 que tout s’accélère. Laurent Ruquier, animateur incontournable de France 2 et fin connaisseur de talent, la repère. Il lui propose une place de choix dans son émission phare, On n’est pas couché. Un rendez-vous du samedi soir qui fait et défait les réputations. Léa Salamé accepte. Et elle va transformer l’essai de façon spectaculaire.

Dans ce rôle de polémiste, elle s’impose rapidement comme une voix forte, capable de tenir tête aux personnalités les plus en vue de la politique, de la culture et du spectacle. Les téléspectateurs l’adorent. Parfois ils la détestent. Mais personne ne reste indifférent. Et dans le métier, ne laisser personne indifférent, c’est déjà avoir gagné la moitié de la partie.
La conquête de la matinale la plus écoutée de France
Pendant que sa carrière télé décolle sur France 2, Léa Salamé ouvre un deuxième front. Elle intègre la matinale de France Inter, la radio de service public la plus influente de l’Hexagone. Un double ancrage télévision-radio que très peu de journalistes parviennent à tenir dans la durée. Elle, si.
France Inter, c’est un auditoire particulier. Exigeant, cultivé, attentif. Les journalistes qui s’y aventurent sans être préparés se brûlent les ailes rapidement. Mais Léa Salamé s’y adapte avec une aisance déconcertante. Elle finit par prendre les commandes de la tranche matinale aux côtés de Nicolas Demorand, autre figure incontournable de la station.
Ensemble, ils forment un duo dont la complémentarité va faire les grandes heures de la matinale. Demorand, posé, analytique. Salamé, piquante, instinctive. L’alchimie fonctionne à merveille. Les audiences grimpent. France Inter consolide son statut de radio numéro un en France. Et Léa Salamé devient, progressivement, l’une des voix les plus influentes du paysage médiatique français.
Mais dans ce métier, l’influence se mesure aussi à ce qu’on est prêt à sacrifier pour monter encore plus haut. Et Léa Salamé ne tarde pas à recevoir une proposition qui va tout changer.

Quand France Télévisions lui tend la plus belle des offres
Anne-Sophie Lapix. Pendant des années, ce nom a été synonyme du JT de 20h de France 2. Élégante, précise, autorité naturelle à l’antenne, elle avait su s’imposer dans ce format exigeant qu’est le journal télévisé de grande écoute. Reprendre son siège après elle, c’était s’attaquer à quelque chose d’immense.
Quand la question de sa succession s’est posée, la direction de France Télévisions s’est retrouvée face à un casse-tête. Qui peut incarner le 20h de France 2 avec la même crédibilité, la même autorité, tout en apportant un souffle nouveau ? Les noms ont circulé. Les arbitrages ont eu lieu dans des bureaux feutrés. Et c’est vers Léa Salamé que les regards se sont tournés en priorité.
Mais avant elle, la proposition avait été faite à une autre. Caroline Roux, présentatrice respectée et figure de France 5, avait été approchée. Elle avait décliné. Un refus qui, sans le savoir, allait ouvrir une porte décisive dans la trajectoire professionnelle de Léa Salamé.
La proposition lui est donc faite. Présenter le JT de 20h en semaine sur France 2. Le rendez-vous quotidien de millions de Français. Le poste le plus exposé, le plus symbolique, le plus convoité de l’audiovisuel public. Une consécration absolue. Mais aussi un engagement total qui allait nécessiter des sacrifices.

Le prix d’une consécration : les renoncements douloureux
Présenter le journal de 20h sur France 2 n’est pas un rôle qu’on exerce à mi-temps. C’est un engagement quotidien, une présence exigée, une rigueur permanente. Impossible de cumuler ce poste avec la présentation d’une matinale radio qui démarre aux aurores. Il faut choisir.
Léa Salamé a choisi. Elle a quitté la matinale de France Inter, laissant derrière elle des années de complicité avec Nicolas Demorand, une audience fidèle, et une radio qui lui avait offert une visibilité immense. Ce n’est pas rien de renoncer à France Inter. C’est renoncer à un socle, à une identité, à une communauté d’auditeurs qui s’était construite autour de sa voix chaque matin.
Mais elle a conservé une partie de son territoire télévisuel. Quelle époque !, le talk-show qu’elle présente chaque samedi en deuxième partie de soirée sur France 2, reste entre ses mains. Un programme où elle reçoit des personnalités variées dans un format moins contraint que le JT, où sa personnalité peut s’exprimer plus librement. Un équilibre délicat, mais un équilibre qui lui permet de ne pas disparaître entièrement derrière le costume rigide du présentateur de journal télévisé.
Ce double positionnement — JT de 20h en semaine, talk-show le week-end — fait d’elle l’une des visages les plus omniprésents de France 2. Une position de force. Une position d’influence. Mais aussi, comme on va le découvrir, une position de vulnérabilité que personne n’avait vraiment anticipée.

La vie privée qui s’invite dans la vie professionnelle
Dans les médias, la frontière entre vie privée et vie publique a toujours été poreuse. Mais pour Léa Salamé, cette porosité a pris une dimension inédite, une dimension qui touche directement à l’exercice de son métier de journaliste. Et c’est là que l’histoire bascule dans une tout autre dimension.
Léa Salamé est en couple avec Raphaël Glucksmann. Fondateur du mouvement Place Publique, député européen, figure montante de la gauche française, Glucksmann est l’un des hommes politiques les plus en vue du pays. Ensemble, ils forment l’un des couples les plus médiatisés de la scène politique et médiatique française. Ils sont les parents d’un petit garçon prénommé Gabriel.
Raphaël Glucksmann n’est pas n’importe quel homme politique. Fils du philosophe André Glucksmann, il a grandi dans un univers intellectuel exigeant avant de s’engager en politique avec une vision assumée de la gauche sociale-démocrate européenne. Ses prises de position sur l’Ukraine, sur la démocratie libérale, sur les droits humains lui ont valu une visibilité considérable bien au-delà des cercles militants habituels.
Et cette visibilité croissante s’accompagne, depuis plusieurs mois, de spéculations de plus en plus insistantes. Des spéculations qui ont tout changé pour Léa Salamé. Et qui ont mis sur la table une question qui n’aurait jamais dû se poser dans une carrière journalistique normale.

La question qui change tout dans cette affaire
Raphaël Glucksmann va-t-il se présenter à l’élection présidentielle de 2027 ? La question agite les cercles politiques depuis des mois. Les signaux s’accumulent. Les soutiens se rassemblent. Les ambitions, longtemps dissimulées derrière une modestie de façade, commencent à affleurer au grand jour.
Pour Léa Salamé, cette hypothèse n’est pas abstraite. Ce n’est pas le scénario d’un jeu politique qui se déroulerait loin d’elle. C’est une réalité qui touche directement à sa vie, à son foyer, à son quotidien. Et surtout, à sa crédibilité professionnelle.
Car comment présenter le JT de 20h de France 2 — le journal de référence du service public, censé incarner la neutralité et l’objectivité journalistique — lorsque votre compagnon est candidat à la présidence de la République ? La question est légitime. Elle est même brûlante. Et Léa Salamé ne l’a pas esquivée.
La journaliste a été claire, publiquement, sur ce point. Elle l’a dit elle-même : si Raphaël Glucksmann se portait officiellement candidat à la présidentielle de 2027, elle quitterait la présentation du JT de 20h de France 2. Une déclaration d’une clarté remarquable, qui témoigne d’une conscience professionnelle aiguë. Mais aussi d’une situation personnelle qui place Léa Salamé dans une position unique dans l’histoire de l’audiovisuel public français.
Les précédents qui font réfléchir
L’histoire des médias français n’est pas avare en situations de conflits d’intérêts potentiels entre journalistes et personnalités politiques. Mais rares sont les cas où le lien personnel est aussi direct, aussi visible, et où la journaliste concernée occupe un poste aussi stratégique que la présentation du journal télévisé le plus regardé du pays.
On se souvient des débats qui avaient entouré d’autres présentateurs dont les conjoints gravitaient dans les sphères du pouvoir. Des débats souvent restés dans les conversations de couloir, rarement portés à la surface. Mais là, la situation est différente. Parce que l’enjeu est différent. Une candidature présidentielle, ce n’est pas un mandat local. C’est le sommet de la compétition politique nationale. Et présenter le JT dans ce contexte, c’est exposer chaque soir la chaîne publique à des soupçons de partialité que même la meilleure volonté ne pourrait dissiper totalement.
France Télévisions le sait. Et selon les informations qui commencent à filtrer, le groupe audiovisuel public aurait déjà commencé à anticiper ce scénario. En silence. Avec méthode. Et avec un calendrier précis en tête.
C’est d’ailleurs ce qui rend cette affaire particulièrement piquante. Ce n’est pas Léa Salamé qui attendrait passivement que les événements se précipitent. C’est la machine institutionnelle qui tournerait déjà. Qui préparerait la transition. Qui aurait même, selon certaines sources, déjà arrêté un nom pour lui succéder.
Les coulisses de France Télévisions en effervescence
Dans les grands groupes audiovisuels, rien ne se décide vraiment dans l’improvisation. Les transitions se préparent des mois, parfois des années à l’avance. On teste les remplaçants, on les forme, on les expose progressivement au public avant la grande bascule. C’est une mécanique rodée, presque chirurgicale.
Et pour le JT de 20h de France 2, cette mécanique serait déjà en marche. Depuis que les rumeurs d’une candidature de Raphaël Glucksmann à la présidentielle ont commencé à se préciser, la direction de France Télévisions aurait entamé ses réflexions sur l’après-Salamé. Discrètement. Sans annonce officielle. Mais avec une détermination qui ne laisse aucun doute sur la réalité des préparatifs.
Car dans ce genre de situation, attendre la confirmation officielle d’une candidature pour commencer à chercher un remplaçant, ce serait prendre un risque énorme. Le 20h ne peut pas se trouver sans présentateur du jour au lendemain. La continuité du service public l’exige. L’audience aussi. Et France Télévisions en est parfaitement conscient.
Alors on prépare. On anticipe. Et selon les informations dévoilées par Le Parisien, on aurait même déjà arrêté un choix. Un choix qui serait logique, cohérent, et qui s’appuierait sur une présence déjà établie sur le plateau du 20h. Un choix qui, en réalité, se dessinait depuis plusieurs mois sous les yeux de tous ceux qui regardaient attentivement.
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Les signaux qui auraient dû alerter
Dans les médias, les transitions majeures ne se produisent jamais sans laisser de traces. Il y a toujours des signaux, des indices, des petits détails qui, mis bout à bout, dessinent la réalité à venir bien avant qu’elle soit officialisée. Et dans ce cas précis, les signaux étaient là depuis un moment.
Combien de fois, au cours des derniers mois, a-t-on vu un visage familier prendre la place de Léa Salamé sur le plateau du 20h ? Un visage que les téléspectateurs réguliers de France 2 ont progressivement appris à reconnaître, à apprivoiser, à apprécier. Un présentateur qui remplaçait Léa Salamé lors de ses absences, de ses congés, de ses indisponibilités. Un joker, comme on dit dans le jargon télévisuel.
Sauf qu’un joker, dans ce contexte particulier, c’est bien plus qu’un simple remplaçant occasionnel. C’est un successeur en formation. Un héritier qui s’installe progressivement dans le costume, qui s’habitue à la lumière du plateau, qui construit sa relation avec les téléspectateurs. Patiemment. Méthodiquement. Sans tambour ni trompette.
Et ce joker, les téléspectateurs de France 2 l’ont vu à l’œuvre. Ils ont pu mesurer son aisance à l’antenne, sa maîtrise du format, sa capacité à incarner ce rendez-vous quotidien qui rythme la vie de millions de foyers français. Un rendez-vous avec l’information, certes. Mais aussi un rendez-vous avec un visage, une voix, une présence.

Un horizon qui se précise, une tension qui monte
L’élection présidentielle de 2027 semble encore lointaine. Mais dans la politique française, tout va très vite. Les candidatures se déclarent tôt, les campagnes s’organisent longtemps à l’avance, les débats de fond commencent bien avant que les Français ne soient appelés aux urnes. Et pour Raphaël Glucksmann, chaque prise de parole, chaque déplacement, chaque déclaration est désormais scrutée à travers le prisme de l’hypothèse présidentielle.
Sa côte de popularité est en hausse régulière. Son profil — européiste convaincu, défenseur de la démocratie libérale, figure d’une gauche qui refuse de choisir entre réalisme économique et justice sociale — correspond à un espace politique réel dans la France de 2025. Un espace qui, jusqu’à présent, cherchait sa voix. Son candidat. Sa figure de proue.
Dans ce contexte, chaque déclaration de Glucksmann est analysée, décodée, commentée. Est-il en train de se préparer ? Constitue-t-il une équipe de campagne ? Teste-t-il son discours présidentiel sous couvert de ses interventions actuelles ? Les observateurs politiques sont partagés. Mais une chose est certaine : l’hypothèse n’est plus fantasmatique. Elle est concrète. Et elle pèse sur Léa Salamé d’une façon que l’on commence seulement à mesurer.
Car chaque jour qui passe rapproche potentiellement Léa Salamé du moment où elle devra tenir sa parole. Ce moment où elle aura regardé la caméra pour la dernière fois depuis ce plateau iconique du 20h de France 2. Ce moment où elle passera le flambeau. Et ce moment, selon les informations qui circulent désormais, serait peut-être bien plus proche qu’on ne le pensait.

Une date qui commence à circuler dans les couloirs
Septembre 2026. C’est la date qui a commencé à circuler dans les couloirs de France Télévisions selon les informations du Parisien. Une date concrète. Un horizon précis. Comme si la machine avait déjà été actionnée, comme si le calendrier avait été tracé, comme si la décision avait été prise bien avant que quiconque n’ait officiellement annoncé quoi que ce soit.
Septembre 2026, c’est dans un peu plus d’un an. C’est demain, à l’échelle des grandes décisions audiovisuelles. Et cette date, si elle se confirmait, signifierait que Léa Salamé présenterait le 20h de France 2 pour la dernière fois bien avant l’élection présidentielle. Bien avant même que les candidatures soient officiellement déclarées.
Pourquoi si tôt ? La logique est celle d’une transition douce, organisée, qui permettrait à son successeur de s’installer pleinement avant la grande séquence politique qui s’annonce. Une transition qui éviterait l’effet de précipitation, le sentiment de vide, la déstabilisation d’un rendez-vous quotidien que des millions de Français attendent chaque soir.
Mais France Télévisions a tenu à nuancer fortement cette information. Dans une mise au point relayée par le journaliste indépendant Clément Garin sur son compte X, le groupe audiovisuel public a tenu à recadrer les choses. Le message était clair : « Elle ne partira que s’il se présente. S’il se présente en janvier, elle partira en janvier. S’il ne se présente pas, elle ne partira pas. Personne ne sait s’il se présente fin septembre, donc à aucun moment on a acté fin septembre. C’est faux. »
Une mise au point qui confirme, en creux, que la situation est bien réelle et que les scénarios sont bien envisagés. Mais qui refuse toute anticipation officielle sur le calendrier. Le conditionnel reste de mise. La porte est ouverte. Mais rien n’est écrit.

La pression qui monte autour de son avenir
Ce qui est remarquable dans cette affaire, c’est la façon dont elle place Léa Salamé dans une position presque kafkaïenne. Son avenir professionnel dépend d’une décision que son compagnon n’a pas encore prise. Une décision qui lui appartient à lui, pas à elle. Et pourtant, c’est elle qui en subirait les conséquences les plus directes sur le plan professionnel.
Il y a quelque chose d’injuste, ou du moins d’étrange, dans cette situation. Léa Salamé a construit sa carrière avec acharnement, sur une période de plus de vingt ans. Elle a gravi chaque échelon, accepté chaque sacrifice, relevé chaque défi. Et aujourd’hui, sa position au sommet de l’audiovisuel public français pourrait dépendre non pas de ses performances journalistiques, de son audience, de sa crédibilité, mais d’un choix politique que fera ou ne fera pas son compagnon.
Dans le monde du journalisme, la question de l’indépendance est centrale. Elle est fondatrice. Et Léa Salamé elle-même a choisi de se placer en gardienne de cette indépendance en affirmant publiquement qu’elle se retirerait si la situation l’imposait. C’est une posture éthique forte. Mais c’est aussi une posture qui la rend otage d’une incertitude qu’elle ne peut pas lever elle-même.
On peut admirer la cohérence de sa position. On peut aussi mesurer ce qu’elle lui coûte. Chaque semaine, chaque émission, chaque édition du 20h est peut-être un peu plus une émission de trop, ou au contraire un cadeau supplémentaire que le destin lui offre. Personne ne sait. Et cette incertitude, elle la porte seule devant les caméras, chaque soir, à 20 heures.

Le portrait d’un successeur potentiel qui se dessine
Pendant que les spéculations vont bon train sur le départ éventuel de Léa Salamé, une autre question s’impose naturellement. Qui, concrètement, serait capable de reprendre ce flambeau ? Qui, dans le paysage audiovisuel public, aurait le profil, la légitimité et l’expérience pour incarner le 20h de France 2 après elle ?
Le JT de 20h n’est pas une émission ordinaire. C’est un monument de l’audiovisuel public. Chaque soir, il rassemble plusieurs millions de téléspectateurs autour d’un rendez-vous qui, malgré la concurrence des réseaux sociaux et des chaînes d’info en continu, reste une référence. Un repère. Une institution.
Son présentateur ou sa présentatrice doit incarner quelque chose qui dépasse le simple savoir-faire journalistique. Il faut une présence, une autorité, une capacité à être à la fois proche du téléspectateur et à la hauteur de l’événement. Il faut savoir gérer les nuits électorales, les attentats, les grandes catastrophes, les moments d’émotion nationale collective. C’est un profil rare.
Et selon les informations qui ont filtré, la direction de France Télévisions aurait trouvé ce profil. Un homme qui officie déjà dans les coulisses du 20h, qui connaît le plateau, les équipes, les contraintes du direct. Un homme dont le nom, encore peu connu du grand public, est en train de s’imposer comme une évidence dans les cercles qui comptent.

Un nom qui circule, une évidence qui s’impose
Pour comprendre pourquoi ce nom s’impose aussi naturellement, il faut comprendre la logique des transitions à la télévision. On ne choisit pas un successeur au hasard. On choisit quelqu’un qui a déjà fait ses preuves, qui a déjà été testé, qui a déjà montré qu’il pouvait tenir le poste dans les moments difficiles. Quelqu’un dont la présence rassure autant qu’elle attire.
Ce présentateur pressenti vient d’un univers qui n’est pas étranger à l’exigence et à la rigueur. Il a fait ses armes dans la radio d’information, un terrain particulièrement formateur pour qui veut exceller dans le journalisme télévisé. La radio, c’est le règne du mot juste, de l’économie de langage, de la clarté absolue. Toutes des qualités qui se transposent admirablement à l’écran.
Il a été exposé progressivement au public de France 2 à travers ses remplacements de Léa Salamé. Chaque apparition a été une audition grandeur nature. Chaque édition, une façon de tester sa relation avec les téléspectateurs, de mesurer l’adhésion, de peaufiner la posture. Et apparemment, le verdict de la direction a été positif. Suffisamment positif pour que son nom soit avancé comme le choix logique, presque inévitable.

La révélation que tout le monde attendait
Selon les informations dévoilées par Le Parisien, le successeur désigné par la direction de France Télévisions pour prendre les commandes du JT de 20h de France 2 en cas de départ de Léa Salamé serait Jean-Baptiste Marteau.
Jean-Baptiste Marteau est actuellement le présentateur de la matinale de franceinfo, la chaîne d’information en continu du service public. Un poste stratégique, exigeant, qui impose une maîtrise parfaite du direct et une capacité à traiter l’actualité dans toute sa complexité. Un poste qui, manifestement, a convaincu la direction de France Télévisions de sa capacité à incarner un rendez-vous encore plus exposé.
Car Jean-Baptiste Marteau, c’est précisément le joker dont on parlait. L’homme qui remplace Léa Salamé sur le plateau du 20h lors de ses absences. Celui que les téléspectateurs ont commencé à voir, à reconnaître, à accepter. Celui qui, à chaque remplacement, a démontré qu’il pouvait tenir ce rôle sans que l’édition du soir perde en qualité ou en autorité.
Ce choix est cohérent à plus d’un titre. Jean-Baptiste Marteau connaît les équipes du 20h. Il connaît les coulisses, les contraintes, le rythme. Il a déjà le costume, il lui reste simplement à l’enfiler définitivement. Et pour la direction de France Télévisions, c’est une garantie de continuité dans un moment potentiellement perturbateur.

Une confirmation partielle, une prudence de mise
Face aux révélations du Parisien, France Télévisions n’a pas démenti le nom de Jean-Baptiste Marteau. Ce qui, dans la langue des institutions médiatiques, est déjà une forme de confirmation. On ne dément pas ce qu’on veut tenir secret. On dément ce qui est faux. Et ce qui n’a pas été démenti, en l’occurrence, c’est bien le nom du successeur pressenti.
Ce que la chaîne a voulu recadrer, en revanche, c’est le calendrier. La date de septembre 2026 avancée par certaines sources a été contestée vigoureusement. Pas question d’entériner une date de départ alors que la candidature de Raphaël Glucksmann à la présidentielle n’est pas déclarée. Pas question non plus de laisser planer l’idée que la décision serait déjà actée, que le départ de Léa Salamé serait programmé indépendamment de la volonté de son compagnon.
La nuance est importante. Elle dit quelque chose sur la façon dont France Télévisions gère cette situation délicate. Soutenir Léa Salamé tant qu’elle peut tenir le poste avec intégrité. Anticiper son départ sans le précipiter. Préparer la transition sans la déclencher prématurément. Une gestion en équilibre, sur une ligne de crête particulièrement étroite.

Et maintenant, quel avenir pour Léa Salamé ?
Si Léa Salamé devait effectivement quitter la présentation du JT de 20h de France 2, ce serait loin d’être une fin. Ce serait, au contraire, le début d’un nouveau chapitre. Car Léa Salamé a démontré au fil des années une capacité de rebond et d’adaptation qui force l’admiration.
Elle conserverait la présentation de Quelle époque !, son talk-show du samedi soir sur France 2. Un programme qui lui ressemble davantage, qui lui laisse plus de liberté éditoriale, où sa personnalité peut s’exprimer pleinement. Certains observateurs estiment même que ce format lui convient mieux que la rigidité du journal télévisé quotidien.
Et puis, il y a la question de ce qu’elle fera si son compagnon entre vraiment dans la course présidentielle. Suivra-t-elle la campagne de l’intérieur ? Rejoindra-t-elle son équipe dans une fonction officielle ? Prendra-t-elle du recul pour préserver sa liberté de ton ? Les hypothèses sont nombreuses. Et Léa Salamé, qui n’est pas femme à rester dans l’ombre, trouvera certainement sa place dans ce nouveau chapitre.
Quant à Jean-Baptiste Marteau, si sa désignation se confirme, il entrerait dans l’histoire de l’audiovisuel public par une grande porte. Reprendre le 20h de France 2 dans un contexte de forte effervescence politique, c’est une responsabilité immense. Mais c’est aussi une opportunité unique de s’imposer définitivement comme une figure majeure du journalisme télévisé français.
Une chose est certaine : le feuilleton est loin d’être terminé. Tant que Raphaël Glucksmann n’aura pas dit officiellement s’il se présente ou non à la présidentielle de 2027, tout reste suspendu. Et pendant ce temps, chaque soir à 20 heures, Léa Salamé sera là. Devant les caméras. Professionnelle jusqu’au bout. Comme si de rien n’était.