Macron-Farahani : Florian Tardif maintient sur Europe 1 sa version des SMS

L’Élysée dément, l’entourage de Brigitte Macron réfute, mais le journaliste ne lâche rien. Invité sur Europe 1, Florian Tardif, auteur du livre Un couple presque parfait, persiste : Emmanuel Macron aurait échangé des SMS flatteurs avec l’actrice Golshifteh Farahani. La fameuse gifle filmée au Vietnam serait le détonateur de toute l’affaire. Voici ce que le journaliste avance, preuves revendiquées à l’appui, et ce que chaque camp répond.
La gifle du 25 mai 2025 au Vietnam : scène de couple ou incident diplomatique ?
Souvenez-vous. Le 25 mai 2025, une séquence captée lors d’un déplacement officiel au Vietnam montrait Brigitte Macron donner ce qui ressemblait à une gifle à son époux. La vidéo avait enflammé les réseaux sociaux en quelques heures, partagée des millions de fois. L’Élysée avait alors tenté de calmer le jeu : un proche du couple évoquait un simple moment de détente. Emmanuel Macron lui-même avait glissé qu’il « plaisantait avec son épouse, comme assez souvent ».
Mais selon Florian Tardif, journaliste politique à Paris Match, la réalité serait bien différente. La Première dame serait tombée sur des échanges de messages entre le chef de l’État et Golshifteh Farahani juste avant la scène filmée. Des SMS dans lesquels le président aurait écrit à l’actrice franco-iranienne qu’il la trouvait « jolie » ou « magnifique ». La séquence prend alors un tout autre sens, bien loin de la plaisanterie conjugale.
Sur Europe 1, Tardif détaille ses sources « plus que solides »
Florian Tardif n’a pas reculé d’un centimètre face aux démentis officiels. Sur le plateau d’Europe 1, il a précisé sa méthode : « J’ai souhaité interroger uniquement des proches de Monsieur et Madame, et je suis allé voir des sources plus que solides qui ont accès au couple présidentiel. » Le point crucial, selon lui : chaque source lui a livré le même récit, de manière indépendante.
Le journaliste assume aussi le terrain glissant entre vie privée et intérêt public. Son argument : la scène a été filmée devant témoins, et les responsables politiques sont les premiers à exposer leur vie privée lors des campagnes électorales. La liaison qu’il décrit resterait « platonique », mais suffisamment intense pour provoquer une crise au sommet du couple présidentiel. Son livre, sorti quelques jours avant son passage radio, compile ces témoignages convergents et tente de reconstituer la chronologie exacte des faits.

Démentis en chaîne : l’Élysée et Brigitte Macron verrouillent le récit
Face à cette polémique médiatique, la riposte a été rapide. L’entourage de Brigitte Macron a catégoriquement réfuté tout lien entre la scène du Vietnam et l’actrice iranienne. Détail révélateur : on a tenu à préciser que la Première dame « n’irait jamais vérifier le téléphone portable de son mari ». Une phrase ciselée, presque trop précise, qui répond directement à l’accusation de Tardif sur les SMS découverts.
L’Élysée, de son côté, maintient la version initiale : un moment de complicité mal interprété. Aucune procédure judiciaire n’a été annoncée contre le journaliste ou son éditeur à ce stade. Le silence de Golshifteh Farahani alimente aussi les spéculations. L’actrice, connue pour ses prises de position courageuses sur l’Iran, n’a pour l’instant ni confirmé ni démenti les propos de Tardif. Entre le récit du journaliste et le blindage communicationnel de l’Élysée, chaque camp campe sur ses positions.
Une gifle, des SMS et trois versions différentes. Dans cette affaire, une seule chose est certaine : tout le monde ne peut pas dire la vérité en même temps. Reste à savoir si de nouveaux témoignages viendront trancher — ou si cette polémique finira par s’éteindre, comme tant d’autres rumeurs élyséennes. Et vous, pensez-vous qu’un président a droit au silence sur sa vie privée, même quand la scène est filmée ?