Miss Agricole : qui est Crystèle Gourjade, lauréate de l’édition 2026 ?
Privé de ses vaches pour la première fois de son histoire, le Salon de l’agriculture 2026 a ouvert dans une ambiance un peu particulière. Malgré l’absence des bovins, l’événement attire toujours les foules.
Dans ce contexte inédit, l’élection de Miss Agricole 2026, Crystèle Gourjade, donne un coup de projecteur à une nouvelle génération d’agricultrices bien décidées à faire bouger les lignes.
Un salon de l’agriculture particulier
Ouvert dimanche 22 février 2026, le Salon de l’agriculture vit une édition franchement pas comme les autres.
Comme l’a rapporté 20 Minutes, l’événement se tient pour la première fois sans la moindre vache, restée à l’étable à cause de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse.
Un choc pour les habitués du hall 1, d’ordinaire peuplé de près de 500 bovins. « Il ne faut pas se mettre les mains devant les yeux, bien sûr que cela fait un manque », confie un éleveur fidèle au rendez-vous depuis plus de vingt ans.
Même si l’absence se fait sentir, il relativise : « mais on ne va pas se pendre non plus… ». Les moutons, cochons et ânes tentent bien de combler le vide, mais difficile de remplacer la star du Salon.
Pour autant, les allées restent animées et l’objectif des 600.000 visiteurs demeure. Preuve que, vaches ou pas, le Salon reste un moment fort.
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Qui est Crystèle Gourjade, Miss Agricole 2026
Dans ce décor un peu chamboulé, une figure incarne le renouveau agricole : Crystèle Gourjade, élue Miss Agricole 2026.
La jeune femme de 25 ans, éleveuse de chèvres Angora, représente cette génération qui modernise le métier sans renier ses racines.
Cinquième génération sur l’exploitation familiale, elle a choisi de se tourner vers le mohair plutôt que l’élevage bovin.
« J’ai toujours voulu des chèvres », expliquait-elle à franceinfo. Très active sur les réseaux sociaux, elle assume son style et son franc-parler : « Je veux prouver que c’est possible d’être à la tête d’une exploitation en étant jeune, femme… et féminine ! »
Dans un secteur où seulement 25 % des fermes sont dirigées par des femmes, son élection n’a rien d’anecdotique.
« Ce n’est pas folklorique », insiste-t-elle. « C’est l’occasion de mettre en avant le travail de toute ma filière et d’aider les jeunes qui veulent s’installer. » Un message qui tombe à pic dans un Salon en pleine transition.