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Obsèques de Loana à Nice : Castaldi, Steevy et Laroche-Joubert réunis dans la cathédrale

Publié par Elsa Fanjul le 10 Avr 2026 à 11:29

Ce jeudi, la cathédrale Sainte-Réparate de Nice a accueilli les obsèques de Loana Petrucciani, première star de la téléréalité française, décédée à 48 ans. Entre émotion, appels au calme et retrouvailles sous tension, la cérémonie a rassemblé ceux qui l’ont connue sous les projecteurs du Loft… et ceux qui ne l’ont jamais oubliée.

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Loana en gros plan, regard pensif, cheveux blonds, fond orange

Benjamin Castaldi, Steevy Boulay et Alexia Laroche-Joubert au rendez-vous

Ils étaient les visages de ce printemps 2001 qui a changé la télé française. Benjamin Castaldi, profondément marqué par la disparition de Loana, est arrivé en fin de matinée à la cathédrale Sainte-Réparate. À ses côtés, Steevy Boulay, ancien lofteur de la première saison, et Alexia Laroche-Joubert, productrice historique de Loft Story. Celle-ci était restée proche de Loana jusqu’à la fin.

La cathédrale, décorée de compositions florales dans les tons rose et blanc, était ouverte au public. Mais la famille avait posé une condition claire : les caméras devaient rester dehors. Pas de direct, pas de captation. Juste un moment de recueillement.

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Son meilleur ami en larmes dès son arrivée

L’un des moments les plus poignants s’est produit avant même le début de la cérémonie. Eryl Prayer, sosie d’Elvis Presley et meilleur ami de Loana, est arrivé en pleurs devant la cathédrale. Celui que la star de téléréalité appelait parfois en pleine nuit n’a pas pu retenir ses larmes face aux photographes présents sur place.

Son émotion a saisi les personnes présentes sur le parvis. Car Eryl faisait partie de ces rares proches qui avaient gardé un lien constant avec Loana, même dans les périodes les plus sombres. Une amitié sincère, loin des caméras et des polémiques.

La mère de Loana lance un appel au calme avant la cérémonie

L’ambiance était tendue avant même que les portes ne s’ouvrent. Les semaines précédant les obsèques avaient été marquées par des tensions familiales et des polémiques autour de l’organisation. La question de savoir qui profiterait de l’événement avait parasité les préparatifs.

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Violette Petrucciani, la mère de Loana, a pris la parole sur RTL quelques heures avant le début de la cérémonie. Son message était simple et direct : elle espérait « suffisamment de recueil, de dignité et d’amour » et voulait éviter toute « échauffourée ». Son seul objectif ? « Rendre hommage une dernière fois » à sa fille. « C’est le plus important », a-t-elle assuré.

Des absences qui font parler

Intérieur de la cathédrale Sainte-Réparate de Nice lors des obsèques de Loana, décorée de compositions florales roses et blanches

Si certains ont fait le déplacement, d’autres ont préféré rester chez eux. Jean-Édouard Lipa a expliqué les raisons de son absence, tout comme Kenza Braiga. Deux anciens lofteurs qui avaient partagé ces semaines enfermés avec Loana en 2001, mais qui ont choisi de faire leur deuil autrement.

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Du côté des ex, Fred Cauvin avait annoncé qu’il serait présent à Nice mais refuserait d’entrer dans l’église. Un choix qui en dit long sur la complexité des relations qui entouraient Loana, même après sa mort. La question de la présence de sa fille Mindy avait également fait couler beaucoup d’encre.

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Une vie passée du conte de fées au cauchemar

La France avait découvert Loana au printemps 2001. Elle avait 21 ans, une blondeur solaire et une vulnérabilité évidente. Dix semaines sous l’œil des caméras de M6, 24 heures sur 24, et la voilà propulsée star nationale. Les ébats dans la piscine, les rires, les larmes : Loana a participé au succès phénoménal de ce premier programme de téléréalité en France.

Après le Loft, elle avait tenté plusieurs reconversions. Mannequin pour Jean Paul Gaultier, styliste pour une ligne de vêtements à son nom, animatrice sur des chaînes du câble. Mais le rêve s’est vite transformé en spirale infernale. Déjà fragilisée avant le Loft — victime d’un père incestueux, contrainte à 19 ans de confier sa fille Mindy aux services sociaux — Loana souffrait de troubles psychiatriques qui n’ont fait qu’empirer sous la pression médiatique.

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Violences, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses, hospitalisations : son addiction aux drogues dures et son déclin personnel se sont étalés pendant plus de vingt ans. Complètement ruinée ces dernières années, elle vivait dans un appartement près de la gare de Nice.

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Un décès encore entouré de zones d’ombre

Le 25 mars, les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir, ont découvert son corps à son domicile. Le décès remontait à plusieurs jours. Son chien Titi avait également été retrouvé sans vie à ses côtés.

L’autopsie a exclu tout acte criminel, mais n’a pas permis de déterminer les causes exactes du décès. Une plaie à l’arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent penser à une chute en arrière. Des analyses toxicologiques et pathologiques sont toujours en cours. Le mystère autour de l’heure exacte de son décès continue d’alimenter les interrogations.

« On est tous un peu responsables »

Lors de l’annonce du décès, Benjamin Castaldi avait publié un message bouleversant sur Instagram. Des mots qui résonnent encore aujourd’hui, alors qu’il vient de lui rendre un dernier hommage : « La vérité, c’est qu’on est tous un peu responsables. Parce qu’on a tous regardé. Parce qu’on a tous commenté. Parce qu’on a tous, à un moment, détourné les yeux quand ça devenait trop dur. »

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L’ancien présentateur de Loft Story avait ajouté : « Elle incarnait une innocence brute dans un monde qui ne pardonne rien. » Une phrase qui résume peut-être le mieux le destin de Loana. Celle qui avait fait rêver la France entière n’a jamais trouvé la paix qu’elle cherchait.

Conformément à ses dernières volontés, Loana sera incinérée dans l’intimité après la cérémonie. La série sur Loft Story, diffusée sur M6 fin mars, avait pris une résonance particulièrement bouleversante quelques jours à peine après sa disparition. Comme si la télévision ne pouvait décidément pas lâcher celle qu’elle avait créée.

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