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Pio Marmaï a acheté une maison face à la mer pour sa mère : « Elle est partie trop tôt pour en profiter »

Publié par Cassandre le 26 Avr 2026 à 17:30

L’acteur Pio Marmaï, 41 ans, n’a jamais caché la blessure laissée par la disparition de sa mère, emportée par un cancer. Avant qu’elle ne s’éteigne, le comédien avait réalisé l’un de ses rêves les plus chers : lui offrir une maison face à l’horizon normand. Mais le destin en a décidé autrement. Aujourd’hui, cette bâtisse perchée sur une colline près de Dieppe est devenue bien plus qu’un bien immobilier — c’est le cœur battant de sa vie de famille.

Le rêve d’une mère, accompli trop tard

C’est au magazine Elle que Pio Marmaï avait confié l’histoire de cette acquisition hors du commun. Sa mère avait toujours rêvé d’une bâtisse au bord de la mer. L’acteur, originaire de Strasbourg, avait fini par trouver la demeure idéale : une maison perchée près de Dieppe, tournée vers l’horizon, à l’écart du bruit du quotidien. Un lieu qui correspondait en tout point à ce rêve maternel de longue date.

Mais la maladie a été plus rapide que les projets. « Je l’avais achetée pour ma mère qui avait toujours rêvé d’une bâtisse au bord de la mer. Elle est partie trop tôt pour en profiter, mais cela reste ma maison de famille », avait-il révélé. Derrière cette phrase sobre se cache une douleur que l’acteur a mis des années à apprivoiser. Et pour traverser cette épreuve, il a dû accepter de demander de l’aide.

« J’ai vu un psy » : les années d’errance après le deuil

Dans un entretien accordé au Monde en octobre 2023, Pio Marmaï avait levé le voile sur les conséquences de ce deuil dévastateur. « La dureté de l’accompagnement dans la maladie, la douleur, la chimie qui ne marche pas… J’ai cru que je maîtrisais, mais j’ai passé les trois quatre années qui ont suivi dans une espèce d’errance », avait-il expliqué avec une rare sincérité.

Le comédien, pourtant pudique par nature, avait fini par consulter un professionnel. « J’ai vu un psy. Je ne me rappelle rien de concret, si ce n’est les tableaux sur les murs. C’est comme si tout ce que je lui avais raconté, je l’avais mis dans un sachet en disant : ‘faites-en ce que vous voulez’ », confiait-il. Puis, après un silence : « Ce n’est pas vrai, je sais ce qu’il y avait dans le sachet… Mais j’ai toujours été très pudique. » Des mots qui résonnent avec ceux d’autres personnalités ayant traversé des épreuves similaires en silence.

Cette pudeur, justement, donne encore plus de poids à chacune de ses confessions. Quand un homme qui « ne se rappelle rien de concret » de ses séances de thérapie choisit malgré tout d’en parler publiquement, c’est que le poids du non-dit est devenu trop lourd. Mais si la parole a été libératrice, c’est un lieu physique qui lui a véritablement permis de se reconstruire.

Un « nid d’aigle » normand devenu refuge familial

C’est à Vanity Fair que Pio Marmaï avait donné le surnom de cette maison : « le nid d’aigle, parce qu’elle est en haut d’une colline miniature ». Cette bâtisse située près de Dieppe n’est pas un simple pied-à-terre. L’acteur y vit une partie de l’année avec sa compagne Charlotte Hanson et leurs enfants, loin du tumulte parisien.

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Pendant le confinement de 2020, c’est d’ailleurs là qu’il s’était retranché. « Je suis dans ma maison en Normandie, près de Dieppe où je vis une partie de l’année. Je suis avec mon père, ma compagne et deux potes », racontait-il à l’époque. Même dans ce contexte exceptionnel, l’inquiétude perçait : « C’est cool et, en même temps, j’ai peur pour mon père. Il a plus de 70 ans et les dix premiers jours sont un peu étranges à cause de cette période d’incubation. »

Le père de Pio, justement, fait partie des habitués de cette demeure normande. Ce détail dit tout de la dimension symbolique du lieu : la maison achetée pour une mère qui n’en a jamais profité est devenue le point de ralliement de toute la famille. Un endroit où les générations se croisent, où les souvenirs se superposent à la vie présente. Certaines stars endeuillées choisissent de fuir les lieux chargés de mémoire. Pio Marmaï, lui, a fait le choix inverse.

« Cette vie simple me convient »

L’acteur n’a jamais fait mystère de son besoin de prendre du recul par rapport à la vie parisienne. Quand il décrit ses journées normandes, on est loin du cliché de la résidence secondaire de star. « Être loin du rythme parisien, m’installer sur la terrasse face à l’océan, cuisiner, jouer aux fléchettes, recevoir les copains, être avec mon père qui vient nous voir… Cette vie simple me convient », affirmait-il.

Pas de piscine à débordement ni de décoration signée par un architecte d’intérieur médiatique. Le bonheur selon Pio Marmaï tient dans une terrasse, une vue sur la mer et des parties de fléchettes entre amis. À une époque où d’autres personnalités cherchent des villas de rêve à Miami, le contraste est saisissant.

Cette maison normande raconte en creux toute la philosophie de vie d’un acteur qui refuse de se laisser happer par le star-système. Acheter un bien « d’exception » non pas pour briller, mais pour honorer la mémoire d’une mère partie trop tôt : il y a dans ce geste quelque chose qui dépasse largement l’immobilier. C’est peut-être pour cette raison que Pio Marmaï, malgré sa pudeur revendiquée, a choisi d’en parler. Parce que cette maison, au fond, n’est pas la sienne. Elle reste celle de sa mère — simplement habitée par ceux qu’elle a laissés derrière elle.

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