Onze scientifiques liés aux secrets spatiaux américains morts ou disparus : le cas troublant d’Amy Eskridge
Amy Eskridge avait 34 ans, un père ingénieur à la NASA et un projet qui faisait grincer des dents : développer publiquement une technologie anti-gravité. Trois ans après sa mort, classée comme suicide par balle à Huntsville (Alabama), ni la police ni les médecins légistes n’ont rendu public le moindre rapport d’enquête. Et son cas n’est pas isolé : elle est désormais la onzième personne liée aux secrets spatiaux ou nucléaires américains à mourir ou disparaître dans des circonstances troublantes ces dernières années.
« Si vous sortez du bois en public, au moins quelqu’un remarque si on vous coupe la tête »
Avant sa mort le 11 juin 2022, Amy Eskridge ne se cachait pas. Elle avait cofondé avec son père Richard — ingénieur retraité de la NASA spécialisé en physique des plasmas — un organisme baptisé The Institute for Exotic Science. Sa mission déclarée : créer une « vitrine publique pour divulguer la technologie anti-gravité ». L’anti-gravité, c’est-à-dire la capacité à contrôler ou annuler la gravitation, pourrait révolutionner le voyage spatial et la production d’énergie. C’est aussi la technologie que les chercheurs sur les OVNI attribuent aux engins extraterrestres pour expliquer leurs vitesses impossibles.

Lors d’un entretien en podcast en 2020, Eskridge avait justifié sa démarche publique en des termes glaçants : « Si vous sortez du bois en public, au moins quelqu’un remarque si on vous coupe la tête. Si vous le faites en privé… ils vous enterreront, ils brûleront votre maison pendant que vous dormez et ça ne fera même pas les infos. »
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Depuis sa disparition, l’institut a fermé ses portes. Son site web n’est plus accessible. Mais des archives ont refait surface en ligne : études détaillées sur la propulsion anti-gravité et images d’aéronefs prétendument inspirés de la technologie OVNI. En 2018, le père et la fille avaient d’ailleurs présenté ensemble des travaux sur la modification gravitationnelle, y compris des « projets noirs » qui auraient développé un engin triangulaire antigravité connu sous le nom de « TR3B ». Des affirmations qui rappellent les mystères entourant la Zone 51.
Menaces croissantes, armes à énergie dirigée et harcèlement
Ce que le podcast de 2020 révélait aussi, c’est une escalade. « Il faut que je publie bientôt, parce que ça s’intensifie », confiait Eskridge. « C’est de plus en plus agressif. Ça dure depuis quatre ou cinq ans, et ces douze derniers mois, c’est monté d’un cran : plus agressif, plus intrusif, des fouilles dans mes affaires personnelles et des menaces à caractère sexuel. »
Avant de mourir, la chercheuse avait contacté Franc Milburn, un ancien officier du renseignement britannique à la retraite, pour l’aider à documenter le harcèlement qu’elle subissait. Ensemble, ils avaient consigné plusieurs agressions physiques et psychologiques. L’une des plus étranges : un individu non identifié aurait utilisé une « arme à énergie dirigée » contre elle, provoquant des brûlures sur son corps via des micro-ondes de forte puissance.
Les conclusions de Milburn sont sans ambiguïté : selon lui, la mort d’Eskridge n’était pas un suicide. Ces résultats ont été transmis au Congrès américain en 2023 par des enquêteurs indépendants. Lors d’une audition publique sur les Phénomènes Aériens Non Identifiés (UAP), le journaliste Michael Shellenberger a déclaré devant les élus qu’Eskridge avait été « assassinée par une entreprise aérospatiale privée américaine » en raison de son implication dans la question des OVNI. Sur l’émission Coast to Coast AM, Milburn a précisé : « Quelqu’un en voulait à ses travaux. L’objectif était soit de la faire cesser, soit de la neutraliser physiquement pour qu’elle ne puisse plus travailler. »
Mais Eskridge n’est pas un cas isolé. Depuis 2022, la liste des scientifiques liés aux secrets américains morts ou disparus n’a cessé de s’allonger.
Deux chercheurs abattus chez eux en quelques mois
Nuno Loureiro, 47 ans, spécialiste de la physique des plasmas et de la fusion nucléaire, a été assassiné à son domicile dans la banlieue de Boston le 15 décembre 2025. Les autorités ont identifié le tireur comme un ancien camarade de classe portugais. Mais un ancien responsable du FBI et des enquêteurs indépendants ont noté que ses recherches révolutionnaires sur la fusion nucléaire — une source d’énergie propre qui pourrait bouleverser l’industrie pétrolière pesant des milliers de milliards — faisaient de lui une cible potentielle d’un complot plus large.

Deux mois plus tard, le 16 février 2026, l’astrophysicien Carl Grillmair, 67 ans, était abattu sur le porche de sa maison en Californie à 6 heures du matin. Grillmair avait travaillé sur les projets NEOWISE et NEO Surveyor de la NASA — des télescopes infrarouges de suivi d’astéroïdes utilisant la même physique que les systèmes militaires de détection de satellites et de missiles. Un suspect de 29 ans, Freddy Snyder, a été inculpé pour meurtre.
D’autres décès restent totalement inexpliqués. Michael David Hicks et Frank Maiwald, deux scientifiques du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA en Californie, sont morts prématurément dans des circonstances non précisées. Maiwald, 61 ans, dirigeait une percée qui aurait permis à de futures missions spatiales de détecter des signes de vie extraterrestre. Hicks, décédé à 59 ans en 2023, avait participé au projet DART — le test grandeur nature de la NASA pour dévier un astéroïde menaçant la Terre. Comme pour ces affaires où un ADN mystérieux relance des enquêtes, le JPL n’a jamais commenté ces décès ni répondu aux questions sur la nature exacte des travaux de ces deux hommes.
Un sixième cas est venu s’ajouter en mars 2026. Jason Thomas, chercheur pharmaceutique testant des traitements contre le cancer chez Novartis, a été retrouvé mort dans un lac du Massachusetts le 17 mars, trois mois après sa disparition. La police locale affirme ne pas soupçonner d’acte criminel. Mais le schéma — un scientifique qui s’évapore puis est retrouvé mort — alimente les interrogations.
Un général de l’Air Force lié aux OVNI disparaît, suivi de quatre autres personnes
Parmi les onze cas, quatre concernent non pas des morts mais des disparitions. Et toutes convergent vers un même homme : le général William Neil McCasland, 68 ans, qui s’est volatilisé le 27 février 2026 à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Le congressiste du Tennessee Tim Burchett a déclaré sur les ondes de WABC Radio à New York que McCasland avait été « le gardien des secrets OVNI » du gouvernement américain. « C’est le type qui détenait beaucoup de secrets nucléaires. Plusieurs sources m’ont dit qu’il était le contrôleur d’accès pour tout ce qui touche aux OVNI. »
Les circonstances de sa disparition sont presque identiques à celles de quatre autres personnes disparues entre mai et août 2025 dans le sud-ouest des États-Unis. Steven Garcia, Anthony Chavez et Melissa Casias, tous trois employés d’installations nucléaires américaines, ainsi que Monica Reza, scientifique de la NASA, ont été vus pour la dernière fois quittant leur domicile sans téléphone ni clés — exactement comme McCasland. Ces disparitions aux similitudes troublantes intriguent les enquêteurs.
Le lien entre ces cinq personnes ? Le Air Force Research Lab (AFRL), basé à Wright-Patterson, la base aérienne que les théoriciens du complot associent à l’étude de technologies extraterrestres depuis le crash de Roswell en 1947. McCasland y supervisait les recherches et aurait personnellement approuvé le financement des travaux de Reza sur un alliage spatial pour moteurs de fusée appelé Mondaloy. Une source anonyme citée par le Daily Mail a confirmé que McCasland avait également supervisé des recherches à la base de Kirtland, au Nouveau-Mexique, étroitement liée aux laboratoires nucléaires du pays.
Coïncidences ou programme d’élimination ?
Anti-gravité, fusion nucléaire, détection d’astéroïdes, recherche de vie extraterrestre, secrets OVNI : les domaines de recherche des onze scientifiques et militaires concernés touchent tous à des technologies de rupture ou à des informations classifiées. Des technologies qui, en cas de percée, pourraient redessiner les équilibres géopolitiques et économiques mondiaux. Certains de ces domaines, comme la physique du vol, fascinent le grand public autant qu’ils intéressent les services de renseignement.
Pour les experts en sécurité nationale américaine, cette accumulation est préoccupante. Que l’on croie à un complot organisé ou à une série de coïncidences tragiques, un fait demeure : en moins de quatre ans, onze personnes détenant des connaissances sensibles sur les programmes spatiaux et nucléaires américains sont mortes ou ont disparu. Et pour plusieurs d’entre elles, les réponses officielles restent désespérément insuffisantes.

Amy Eskridge l’avait formulé à sa manière, deux ans avant sa mort : « C’est pour ça que l’institut existe. » Pour que quelqu’un remarque. Trois ans plus tard, son avertissement résonne différemment — et la liste continue de s’allonger.