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Que s’est-il passé au Bazar de la Charité, histoire de l’incendie dont est issue la série éponyme ?

Publié par Manon CAPELLE le 19 Nov 2019 à 21:30
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La nouvelle série événement Le Bazar de la Charité est arrivée hier sur nos écrans, sur TF1. La série s’inspire de faits réels qui se sont déroulés le 4 mai 1897. En co-production avec Netflix, la série est diffusée tous les lundis sur TF1 puis sera disponible sur Netflix dans la foulée. Pour découvrir la série, la bande-annonce est disponible dans la vidéo ci-dessous.

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La nouvelle série de TF1 a débarqué sur nos écrans hier soir. Co-produit par Quad Télévision et Netflix, Le Bazar de la Charité sera d’abord diffusée sur TF1 tous les lundis puis sera disponible sur Netflix France une semaine après la diffusion du dernier épisode sur TF1.

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S’inspirant de faits réels, la série retrace le parcours de trois femmes dont le destin va changer après l’incendie. Mais que s’est-il réellement passé le 4 mai 1897 au Bazar de la Charité à Paris?

Le Bazar de la Charité, qu’est ce que c’est?

Le Bazar de la Charité était une vente de bienfaisance organisée à partir de 1885. Créé par le financier Henri Blount, le Bazar réunissait de nombreuses personnalités de l’aristocratie afin de vendre des objets tels que bijoux, tableaux, livres au profit des plus démunis.

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L’établissement était situé à l’emplacement des numéros 13 à 19 de la rue Jean-Goujon, dans le 8ème arrondissement de Paris. Le jour de l’incendie, la recette de la journée s’élevait à 45 000 francs.

Comment s’est déclaré l’incendie?

Illustration d'époque - Bazar de la charité

Le Petit Journal illustre l’incendie, pour son supplément du dimanche 16 mai 1897

L’incendie s’est déclaré le 4 mai 1897, aux environs de 16h20. Il est causé par la combustion des vapeurs de l’éther utilisé pour alimenter la lampe du projecteur du cinématographe.

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Véritable nouveauté à l’époque, le cinématographe, qui est un loisir encore très récent datant de 1895, va être remis en question. Il sera même qualifié comme un simple divertissement de foire.

« On avait eu surtout la funeste idée d’installer vers la gauche de la construction, un peu en arrière, une petite salle tendue d’étoffes légères et où se donnaient des séances de cinématographes. » publie le journal Le Matin, le lendemain de l’incendie.

« Un tourniquet était disposé à l’entrée et les séances étaient surtout suivies par les jeunes filles et par les enfants. Il circule plusieurs versions, mais la seule qui doit être acceptée comme véridique est celle-ci : l’incendie aurait été communiqué à une tenture du plafond par l’un des fils électriques alimentant l’appareil à projections cinématographiques. Les secours publics sont arrivés assez rapidement; mais à quoi bon? »

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En moins d’un quart d’heure, le Bazar de la Charité fut totalement anéanti.

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Qui était sur les lieux de l’incendie?

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Les femmes des familles aristocrates adoraient le Bazar de la Charité. Sophie-Charlotte en Bavière, la duchesse d’Alençon, qui n’est autre que la soeur de Sisi l’impératrice, faisait partie des responsables du Bazar.

Elle aurait dit à la comtesse Mathilde d’Andlau : « Partez vite. Ne vous occupez pas de moi. Je partirai la dernière. » Elle décède finalement en compagnie de la vicomtesse de Beauchamp.

Camille Moreau-Nélaton, peintre et céramiste; la marquise Maison, soeur du baron de Mackau; Mme Bernard du Treuil, fille de l’ancien sénateur de la Mayenne; la baronne de Saint-Didier, Présidente de l’Oeuvre des Saints-Anges font toutes partie des victimes.

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Parmi les blessés se trouve Mme Raffaëlli, compagne du peintre du même nom. Selon Le Figaro de l’époque, elle a « toute la figure brûlée. »

Que disent les journaux d’époque au lendemain du drame?

La Une de Le Matin - Le bazar de la charité

La Une du journal Le Matin, le lendemain de l’incendie

Il s’agit de l’incendie le plus meurtrier de Paris. Le Matin titre « La catastrophe du Bazar de la charité » et décrit le massacre : « En quelques minutes, plus de deux cents familles, les plus aristocratiques de France, ont été mises en deuil; on peut dire que tout l’armorial parisien est aujourd’hui atteint par cette catastrophe, la plus imprévue, la plus brutale, la plus impitoyable que nous ayons eu à enregistrer depuis longtemps. »

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Un témoin de l’époque racontait au journal : « Je n’ai jamais assisté à un plus effrayant spectacle. En moins de cinq minutes, il ne restait plus rien au Bazar de la Charité. La terreur était peinte sur tous les visages; des dames avaient les cheveux brûlés; les vêtements d’autres étaient roussis. De l’intérieur, la poussée était tellement forte que dix dames tombèrent sur le trottoir, et toutes les autres leur passèrent sur le corps, leur écrasant la poitrine ou leur broyant les membres. Des femmes complètement environnées de flammes se jetaient dehors en poussant de véritables hurlements et se roulaient sur la chaussée pour éteindre le feu qui les dévorait vivantes. »

Les rumeurs sur le comportement des hommes sont-elles vraies?

Sur les 126 victimes, 119 sont des femmes. Seulement 7 hommes décèdent dans l’incendie, dont un jeune garçon. Bien que peu nombreux ce jour-là, les rumeurs sur les hommes et leurs agissements vont bon train.

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Ainsi, l’attitude des hommes fait scandale dans la presse. Dans L’écho de Paris, la journaliste Séverine -de son vrai nom Caroline Rémy- s’interroge « Qu’ont fait les hommes? » . Le Matin écrivait « Les femmes, les jeunes filles et les enfants forment la majorité des morts. »

« Les femmes ont brûlé comme des brebis dans la bergerie, toutes serrées les unes contre les autres… Quant aux hommes, je préférerais n’en pas parler : ils ont été au-dessous de tout. Et, cependant, une vingtaine d’hommes de résolution et de sang-froid auraient pu conjurer le désastre. La plupart ont pris la fuite, et qui sait si ce n’est pas eux qui ont foulé aux pieds les malheureuses femmes qu’on a retrouvées, écrasées, aux portes de sortie? En somme, dans cet affreux malheur, les hommes ont abominablement ‘lâché’ les femmes et les ont laissées se débrouiller à leur guise. Dans cette catastrophe, la plus grande part de responsabilité incombe donc aux hommes. »

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