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William Leymergie : c’est la fin !

Publié par Fanny Jacob

Il est l’un des visages les plus familiers du petit écran français. Pendant plus de trois décennies, des millions de téléspectateurs ont commencé leur journée avec lui, café à la main.

Mais ce matin, c’est une tout autre nouvelle qui accompagne son nom. Une information inattendue, brutale même, qui pourrait redessiner la fin de l’un des plus longs chapitres de l’histoire de la télévision française.

À 77 ans, cet animateur légendaire — celui que la France entière associe au rituel du matin — se retrouve à un carrefour qu’il n’a absolument pas choisi.

Sophie Davant et William Leymergie @Jean-Jacques Descamps

Ce que l’on vient d’apprendre sur la suite de sa carrière risque de surprendre plus d’un fan. Mais avant de révéler ce tournant majeur, il faut comprendre tout ce que cet homme a traversé.

Car derrière l’image du présentateur débonnaire se cache une trajectoire faite de gloire, de drames intimes, de polémiques de coulisses — et d’un amour retrouvé qui a fait vibrer toute la France.

Trente-deux ans à se lever aux aurores : un record que personne n’égalera

Pour beaucoup de Français, il y a la baguette, le café au lait… et Télématin. Cette émission matinale sur France 2 est devenue, au fil des décennies, un véritable rituel national.

Et l’homme qui l’incarnait, c’était lui. Pendant 32 ans, entre 1985 et 2017, il a accueilli chaque matin les téléspectateurs avec un mélange unique d’information et de chaleur humaine.

Trente-deux ans. Plus de 8 000 émissions. Des millions de réveils partagés avec la France entière. Un record absolu dans le paysage audiovisuel français.

Personne n’a jamais égalé cette longévité — et personne ne l’égalera probablement jamais. Un enfant né le jour de la première avait le temps de fonder une famille avant qu’il ne quitte le plateau.

Chaque matin, le réveil sonnait aux alentours de 4 heures. Chaque matin, il enfilait son costume dans le silence d’une nuit encore noire. Chaque matin, pendant trente-deux ans.

Le rythme des matinales est un rythme de soldat. Les médecins du travail le disent : il dérègle le sommeil, le métabolisme, la vie sociale. Très peu de présentateurs tiennent plus de dix ans.

Lui a tenu trois fois plus longtemps. Comme si ce plateau était devenu son oxygène. Comme si s’arrêter revenait à cesser de respirer.

Mais ce que peu de gens savent, c’est que derrière cette longévité exceptionnelle se cachaient aussi des moments de tension. Des épisodes qui avaient failli tout remettre en question.

instagram sophie davant @darius salimi

En 2007, un incident a particulièrement marqué les esprits dans le milieu. Une altercation avec son chroniqueur théâtre, Jean-Philippe Viaud, avait conduit à une sanction rare.

Le résultat ? Une mise à pied temporaire de deux semaines. Deux semaines sans plateau, sans caméra. Pour celui qui incarnait la stabilité même, c’était un coup violent.

L’incident avait agité les coulisses de France 2 pendant des semaines. Les rumeurs allaient bon train. Les conversations de cantine bruissaient de détails plus ou moins vérifiés.

Il était revenu, comme si de rien n’était, reprendre sa place derrière le bureau de Télématin. Le public, fidèle, n’avait rien remarqué — ou avait choisi de fermer les yeux.

La suite après cette vidéo

Mais dans le milieu, cette affaire avait laissé des traces. Des traces qui, des années plus tard, allaient peser bien plus lourd qu’on ne l’imagine.

Une réputation en coulisses bien différente de l’image publique

Si le public l’aime pour sa spontanéité et son accessibilité, les coulisses racontent parfois une autre histoire. C’est l’un de ces paradoxes fascinants de la télévision française.

Certains présentateurs adorés par les téléspectateurs sont redoutés par leurs équipes. Et notre homme, de l’aveu de certaines sources proches du milieu, n’échappe pas à cette ambiguïté.

animatrice sophie davant @darius salimi

Le milieu télévisuel est un monde de non-dits et de demi-confidences chuchotées entre deux portes. Les 32 ans de Télématin n’ont pas été un long fleuve tranquille.

Des chroniqueurs sont partis. Des tensions ont éclaté. Des collaborations se sont terminées dans l’amertume, parfois dans des conditions que les intéressés n’ont jamais commentées publiquement.

Il faut dire que les matinales sont des émissions à très haute pression. Se lever à 4 heures du matin, cinq jours par semaine, pendant trois décennies, ça use les nerfs de n’importe qui.

Les plateaux du petit matin sont réputés pour être des cocotte-minute émotionnelles. Fatigue chronique, pression de l’antenne, direct permanent — un cocktail explosif.

Dans ce contexte, les éclats de voix sont fréquents. Les caractères forts deviennent des caractères ingérables. Et la frontière entre exigence professionnelle et dureté relationnelle se brouille.

Mais cette réputation, aussi injuste ou fondée qu’elle soit, allait jouer un rôle déterminant dans la suite. Car quand il faut frapper à de nouvelles portes, c’est la première chose que les décideurs consultent.

Avant le talent. Avant l’audience. Avant la notoriété. Et justement, cette question allait bientôt devenir plus urgente que jamais.

Le deuil impossible : quand la vie bascule hors caméra

Pour comprendre où en est notre animateur aujourd’hui, il faut revenir sur ce qui lui est arrivé de plus douloureux. En 2020, son épouse Maryline Robin est décédée.

Un deuil immense, après presque cinq décennies de vie commune. Mariés depuis 1975, ils avaient eu trois enfants ensemble : Géry, Sacha et Anna.

Maryline Robin — d’abord styliste, puis sculptrice — avait été sa compagne de toujours. Celle qui l’attendait le soir quand il rentrait épuisé après s’être levé à 4 heures du matin.

Celle qui connaissait l’homme derrière le présentateur. Celle qui avait vu les doutes, les coups de fatigue, les moments où il avait failli tout envoyer balader.

Ceux qui le côtoient à cette époque décrivent un homme qui continue de travailler — parce que le travail a toujours été son armure. Les plateaux s’enchaînent, mais on sent le poids de l’absence.

Le deuil, dans le monde de la télévision, est un exercice cruel. On ne peut pas être triste devant les caméras — du moins pas dans une émission de divertissement.

Il faut sourire, plaisanter, accueillir, relancer. Chaque jour, pendant des mois, il a dû enfiler ce masque de bonne humeur que des millions de téléspectateurs attendaient de lui.

Un exercice de funambulisme émotionnel que peu de gens mesurent réellement. Perdre la personne avec qui l’on a partagé 45 ans de sa vie — et continuer à faire rire les gens le lendemain.

Il faudra du temps avant que la lumière revienne. Mais la vie, parfois, réserve des surprises — sous les traits d’un autre visage très célèbre de la télévision française.

L’amour retrouvé : un visage que la France entière connaît

La lumière qui revient dans sa vie a un nom bien connu des téléspectateurs. Une animatrice emblématique, née le 19 mai 1963 à Bordeaux, journaliste et femme de caractère.

Une femme qui a commencé sa carrière en présentant la météo sur Antenne 2 dans les années 1980. Mais très vite, elle s’est imposée comme bien plus qu’une simple miss météo.

Son parcours sur France Télévisions est impressionnant : des magazines, des émissions de société, et surtout l’animation d’Affaire conclue depuis 2017. Un programme devenu un pilier de l’après-midi.

Ce que peu de gens savent, c’est que cette animatrice avait elle aussi traversé sa propre tempête sentimentale. Son mariage avec le journaliste Pierre Sled avait pris fin.

Sophie Davant info actu
@Public

Ce divorce, elle l’avait vécu avec la dignité qu’on lui connaît. Père de ses deux enfants Nicolas et Valentine, Pierre Sled avait refait sa vie de son côté.

Deux solitudes. Deux personnalités publiques blessées par la vie. Deux professionnels qui se connaissent depuis des décennies — le monde de l’audiovisuel français est petit.

Les couloirs de France Télévisions les avaient fait se croiser des centaines de fois. Mais c’est dans un tout autre contexte que leurs regards se sont véritablement trouvés.

L’histoire ne dit pas exactement quand ni comment leur relation a basculé. Le secret a été bien gardé pendant plusieurs mois — un exploit dans le milieu impitoyable des médias.

Mais en juillet 2022, tout a volé en éclats. D’une manière aussi spectaculaire qu’inattendue. Et la France entière allait en être le témoin.

La photo qui a enflammé la France entière

Début juillet 2022, c’est la déflagration médiatique. Notre animateur et Sophie Davant se retrouvent main dans la main en couverture de Paris Match.

Sophie Davant info actu

Les photos sont sans équivoque : les deux présentateurs marchent sur la plage, complices, souriants, visiblement amoureux. Le secret est éventé en une fraction de seconde.

La couverture fait le tour de la toile en quelques heures. Les réseaux sociaux s’embrasent. Les sites people relaient l’information à la chaîne. Les chroniqueurs de TPMP s’en emparent dès le lendemain.

En quelques jours, le couple devient le sujet de conversation numéro un. Deux icônes de la télé réunies — c’était presque trop beau pour être vrai.

Sophie Davant, 59 ans à l’époque, et son compagnon de 14 ans son aîné. Le contraste d’âge alimentait les conversations, mais le public, dans sa grande majorité, trouvait l’histoire touchante.

Sophie Davant info actu

Mais comme souvent avec les people, c’est un détail inattendu qui retient l’attention des internautes les plus observateurs. Un détail dans le maillot de bain du présentateur.

« Il a la forme papy », « Il met son portable dans son slip de bain ? », pouvait-on lire en rafale sous les publications. Internet n’avait aucune pitié.

Le présentateur prenait la chose avec philosophie. À son âge, on a appris à ne plus se laisser déstabiliser par les quolibets du web.

Derrière les rires et les moqueries bon enfant, cette révélation disait quelque chose de profondément touchant. Deux personnes blessées par la vie qui trouvent la force de retomber amoureuses.

Et très vite, une question a commencé à agiter les rédactions people : ces deux-là allaient-ils franchir le pas ? Y aurait-il un mariage ?

Fiançailles ? Mariage ? Ce qu’ils ont fini par avouer

Dès que le couple est officialisé, les spéculations vont bon train. Les magazines people multiplient les unes. Les pronostics fusent. Les chroniqueurs s’aventurent dans des prédictions audacieuses.

Les rumeurs de fiançailles circulent presque immédiatement. Le public adore ces histoires de nouveaux départs amoureux — surtout quand ils impliquent deux visages familiers.

C’est le conte de fées version senior. La preuve que l’amour n’a pas d’âge. La France, éternelle romantique, a toujours eu un faible pour ce genre de récits.

Les intéressés ont finalement mis les choses au clair : non, ils ne sont pas fiancés. Mais ils n’excluent pas l’idée. Ils y pensent.

Un mariage pourrait survenir, laissent-ils entendre avec discrétion. Assez pour alimenter les fantasmes du public, pas assez pour s’engager officiellement.

William Leymergie - dérapages

Une maîtrise de la communication qui en dit long sur l’expérience médiatique de ces deux vétérans. Ils savent doser l’information — juste ce qu’il faut pour rester dans les conversations.

Sophie Davant, de son côté, a toujours été une communicante redoutable. Capable de parler de sa vie privée sans jamais vraiment se livrer. Un art du dévoilement maîtrisé.

Ce qui est certain, c’est que cette relation semble faire du bien aux deux. Lui retrouve une énergie que certains proches n’avaient plus vue depuis longtemps.

Mais ce bonheur retrouvé allait bientôt être confronté à une épreuve d’un tout autre genre. Une menace silencieuse qui se profile — et qui va tout remettre en question.

Le nouveau départ sur C8 qui semblait parfait

Revenons un instant en arrière. En 2017, après 32 ans de Télématin, notre animateur avait quitté France 2 pour rejoindre C8. Un choix audacieux. Un pari, même.

Quitter le navire amiral du service public pour une chaîne de la TNT. Mais le défi l’excitait. À plus de 70 ans, il avait encore cette flamme, cette envie de construire quelque chose de neuf.

C’est ainsi qu’est née son émission quotidienne de la mi-journée — un programme diffusé entre 12h40 et 13h50 sur C8. Le concept était simple mais efficace : convivialité, cuisine, voyages.

L’émission avait trouvé son public. Pas les audiences stratosphériques des grandes chaînes, certes. Mais une communauté fidèle qui retrouvait cette chaleur humaine aimée pendant trois décennies.

Un îlot de tranquillité dans un paysage télévisuel de plus en plus clivant. Un rendez-vous sans polémique, sans clash, sans provocation — presque un anachronisme sur cette chaîne.

Car C8, il faut bien le dire, n’était pas exactement connue pour sa sérénité. La chaîne du groupe Bolloré était avant tout identifiée par une autre émission — beaucoup plus bruyante.

Touche pas à mon poste, animée par Cyril Hanouna, était devenue le programme phare de C8. Des millions de téléspectateurs — mais aussi des milliers de plaintes auprès du régulateur.

La cohabitation entre le sage programme de midi et le turbulent TPMP ressemblait à celle d’un bibliothécaire vivant au-dessus d’une boîte de nuit. Deux mondes incompatibles sous le même toit.

Et c’est précisément cette cohabitation qui allait sceller le destin de notre animateur. Les conséquences des dérapages de l’un allaient finir par emporter l’autre.

L’Arcom : le gendarme qui n’oublie jamais rien

Pour comprendre ce qui se prépare, il faut saisir les mécanismes du paysage audiovisuel français. C8 est une chaîne privée de la TNT, détenue par le groupe Bolloré.

Sophie Davant et William Leymergie en couple : l'animatrice rejetée par l'une des filles de son compagnon

Les chaînes privées de la TNT ne sont pas éternelles. Elles fonctionnent avec des autorisations d’émettre délivrées par l’Arcom — l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle.

Ces autorisations ont une durée limitée. À leur expiration, l’Arcom décide de les renouveler… ou non. Un pouvoir considérable — celui de vie ou de mort sur une chaîne.

Et l’Arcom ne prend pas ses décisions à la légère. Chaque manquement, chaque sanction est consigné dans un dossier. Pour C8, ce dossier avait pris des proportions inquiétantes.

La chaîne avait accumulé les avertissements, les mises en demeure, les amendes — essentiellement en lien avec des dérapages en direct dans TPMP.

On se souvient notamment de cette séquence en novembre 2022. Cyril Hanouna avait traité le député Louis Boyard de « tocard » et de « merde » en direct, devant des centaines de milliers de téléspectateurs.

L’Arcom avait infligé une amende record de 3,5 millions d’euros. Du jamais-vu dans l’histoire de la régulation audiovisuelle française. Un signal d’alarme que beaucoup avaient choisi d’ignorer.

Ce n’était pas un cas isolé. Il y avait eu l’affaire de la voyante en direct, celle du canular téléphonique controversé, les séquences jugées humiliantes par les associations de téléspectateurs.

À chaque incident, le dossier s’épaississait. Les avertissements se transformaient en mises en demeure. Les mises en demeure en amendes. Les amendes en sanctions de plus en plus sévères.

Le message était clair : la prochaine fois, ce sera la dernière. Pendant ce temps, le programme de midi continuait sa vie tranquille. Sans polémique. Sans scandale. Sans la moindre plainte.

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L’ironie de la situation n’échappait à personne : l’émission la plus sage de C8 allait potentiellement payer le prix des excès de la plus controversée. Et c’est exactement ce qui allait se passer.

Le séisme : une décision sans précédent dans l’histoire de la TNT

Au cours de l’année 2024, la nouvelle tombe comme un coup de massue : C8 et NRJ12 ne seront pas reconduites sur la TNT. L’Arcom a tranché. Sans appel.

Ces deux chaînes perdent leur autorisation d’émettre. Jamais, depuis la création de la TNT, une chaîne n’avait été purement et simplement éjectée de cette manière.

La décision envoie un signal clair à l’ensemble du paysage audiovisuel : il y a des lignes rouges qu’on ne franchit pas impunément. C8 les avait franchies trop souvent.

Dès février 2025, les canaux 8 et 12 ne diffuseront plus C8 et NRJ12. À leur place arriveront deux nouvelles chaînes : OFTV et Réels TV.

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Le changement est brutal, sans possibilité de négociation. La page C8 se tourne définitivement, emportant avec elle toute une époque de la télévision française.

La décision est lourde de conséquences pour des centaines de personnes — présentateurs, journalistes, techniciens, équipes de production. Des familles entières dans l’incertitude.

Cyril Hanouna et son équipe monopolisent évidemment les débats. L’animateur vedette fait la une de tous les journaux. Ses réactions sont scrutées à la loupe.

Mais dans l’ombre de cette polémique monstre, d’autres carrières se retrouvent fragilisées — des carrières plus discrètes, mais pas moins précieuses. Dont celle d’un animateur de 77 ans.

Un homme qui n’a rien à voir avec les polémiques de TPMP. Dont l’émission était un modèle de convivialité. Mais qui se retrouve balayé par une vague qu’il n’a pas provoquée.

Un monument sans écran : le paradoxe le plus cruel de sa carrière

En décembre 2024, l’arrêt de l’émission de midi est officiellement confirmé pour le 28 février 2025. Une date couperet. Une frontière entre deux mondes.

https://www.youtube.com/watch?v=Rm4VtJdAwL8&pp=ygULcG9wIGNvcm4gQzg%3D

D’un côté, celui où il avait un écran. De l’autre, celui où il n’en a plus. La situation est radicalement différente de 2017, quand il avait quitté France 2 de son plein gré.

À l’époque, c’était un choix. Une décision mûrement réfléchie, avec une porte de sortie déjà identifiée. Cette fois-ci, rien de tout cela.

Ce n’est pas un choix personnel ni une décision de direction. C’est une force extérieure, une décision réglementaire, qui lui retire son outil de travail. Il ne peut que constater les dégâts.

À 77 ans. Dans un milieu qui privilégie la jeunesse, la nouveauté, le buzz. Un monument audiovisuel sans écran — voilà le paradoxe cruel qui se dessine.

Il anime encore Balades en France sur Europe 1, consacrée aux voyages et au patrimoine. Mais la radio, aussi noble soit-elle, n’est pas la télévision.

Pour un homme qui a passé cinq décennies devant les caméras, perdre l’accès au petit écran, c’est perdre une partie de son identité. La question se pose : vers quelle chaîne se tourner ?

Et surtout — question qui fait mal — y a-t-il encore des chaînes prêtes à accueillir un présentateur de cet âge ? Dans un milieu obsédé par le rajeunissement, la réponse n’est pas évidente.

Un paysage en pleine mutation : les anciennes règles ne valent plus rien

La fermeture de C8 et NRJ12 n’est pas qu’une sanction. C’est le signe d’une recomposition profonde du paysage télévisuel français.

De nouveaux acteurs arrivent, avec de nouvelles logiques de programmation. De nouvelles cibles démographiques, de nouvelles ambitions. La télé de 2025 n’a plus rien à voir avec celle de 1985.

OFTV et Réels TV, les deux chaînes qui remplacent C8 et NRJ12, incarnent cette nouvelle ère. Des projets éditoriaux différents. Des équipes différentes. Des visages différents.

sophie davant William Leymergie couple

Dans cette nouvelle donne, la place d’un vétéran de 77 ans n’est pas acquise. La fidélité et la longévité ne sont plus des garanties. Elles peuvent même devenir des handicaps.

Le signe d’un format daté, d’une approche qui ne correspond plus aux attentes d’un public fragmenté. Un public sollicité par Netflix, YouTube, TikTok et les réseaux sociaux.

Pour TPMP et Cyril Hanouna, la piste d’une migration vers CStar — autre chaîne Bolloré — circulait avec insistance. L’animateur vedette avait les moyens de négocier.

Mais pour les autres émissions de C8, la situation était infiniment plus précaire. Notre animateur faisait partie de ceux qui attendent — et qui cherchent, dans un silence pesant.

Les portes qui se ferment une à une : la confidence qui glace le sang

C’est à ce moment que les choses prennent une tournure particulièrement cruelle. Ce que l’on apprend des coulisses de cette recherche n’a rien de rassurant.

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Les sources proches du milieu audiovisuel brossent un tableau sans concession. Les propositions ne se bousculent pas. Les chaînes hésitent. Elles temporisent, promettent de rappeler — et ne rappellent pas.

Le téléphone sonne moins souvent qu’avant. Les portes qui s’ouvraient facilement il y a encore quelques années semblent soudain beaucoup plus lourdes à pousser.

Et puis il y a cette fameuse réputation. Cette réputation « assez dure dans le métier » qui, dans un moment de fragilité, pèse comme un boulet aux pieds d’un nageur.

Quand un directeur de programme hésite entre deux candidats, c’est souvent la réputation en coulisses qui fait la différence. Pas le CV. Pas les audiences passées.

« Les propositions ne se bousculent pas et il a en plus une réputation assez dure dans le métier », confirme une source proche d’Europe 1 au magazine Public.

William Leymergie @Pierre Olivier
@Pierre Olivier

Une confidence glaçante. Qui résume à elle seule la fragilité de la situation. Même après cinq décennies de carrière, même avec un palmarès exceptionnel, rien n’est acquis.

Le milieu de la télévision a la mémoire longue pour les défauts et la mémoire courte pour les exploits. C’est une règle cruelle, mais c’est ainsi que fonctionne cette industrie.

À 77 ans, dans un bureau de production parisien, quelqu’un compose un numéro de téléphone. Ça sonne. Une fois. Deux fois. Trois fois. Messagerie.

Un homme qui a fait rire et informer des millions de Français pendant un demi-siècle se retrouve à attendre qu’on veuille bien décrocher. L’image est d’une tristesse indicible.

Mais derrière cette apparente impasse, quelque chose se tramait en silence. Des discussions confidentielles. Des coups de fil discrets. Des réunions à huis clos.

Une décision avait déjà été prise — et personne ne l’avait vue venir. Le dénouement approchait, et il allait surprendre jusqu’à ses plus proches collaborateurs.

Les racines d’un homme forgé par le déracinement

Avant de révéler ce qui l’attend, il faut prendre un instant pour mesurer ce que cet homme représente. Et pour cela, il faut remonter aux origines.

Né le 4 février 1947 à Libourne, en Gironde, fils du colonel Raymond Leymergie, officier des troupes coloniales. Une enfance passée en grande partie en Afrique.

William Leymergie @capture d'écran YouTube Télématin
@capture d’écran YouTube Télématin

Algérie, Mali, Sénégal — au gré des affectations paternelles. Une enfance nomade, faite de déracinements successifs, qui forge un goût pour l’autre et la découverte.

Cette vie itinérante développe une capacité d’adaptation hors du commun. Quand on a changé de pays tous les deux ou trois ans pendant son enfance, on apprend à s’intégrer vite.

On apprend aussi à se séparer. À dire au revoir à des amis que l’on ne reverra jamais. À reconstruire, encore et encore. Une compétence qui allait lui servir toute sa vie.

Après un baccalauréat décroché à 20 ans, des études de lettres modernes à Nanterre interrompues par les événements de Mai 68, et un passage dans une école de cinéma — c’est la radio qui ouvre les premières portes.

En 1970, il débute à l’Ocora — l’ancêtre de RFI. Puis France Inter. Puis TF1 en 1974. C’est sur Antenne 2 qu’il construit sa légende, à partir de 1978.

William Leymergie @capture d'écran YouTube Télématin
@capture d’écran YouTube Télématin

Il intègre les émissions jeunesse, travaille avec Jacqueline Joubert, crée Disney Dimanche en mai 1979. Puis vient le 10 janvier 1985 — la date qui change tout.

De 1986 à 1989, il coprésentera même le journal de 13 heures d’Antenne 2 avec Patricia Charnelet. Son audience dépassera celle du 13h de TF1, présenté par le légendaire Yves Mourousi.

Une performance stupéfiante qui en dit long sur le magnétisme de ce présentateur. Chevalier de la Légion d’honneur en 2006. Chevalier de l’ordre national du Mérite en 1987.

Ce n’est pas un simple animateur. C’est un pan entier de l’histoire de la télévision française. Et c’est précisément parce que c’est un tel monument que ce qui suit a un retentissement aussi considérable.

La révélation que personne n’attendait

Et c’est ici qu’intervient l’information que tout le monde attendait. La révélation que personne n’avait vue venir.

Car si l’on pensait que William Leymergie — puisque c’est bien de lui qu’il s’agit depuis le début — allait rester dans le flou pendant des mois, la réalité est tout autre.

Une information exclusive, révélée par le magazine Public, vient chambouler tous les pronostics. Le présentateur ne va pas attendre passivement la fermeture de C8.

Il a déjà pris une décision — et elle est bien plus surprenante que ce que les observateurs imaginaient. Pas question de raccrocher les gants. Pas question de se contenter de la radio.

William Leymergie a trouvé une nouvelle maison télévisuelle. Et cette maison est beaucoup plus proche qu’on ne l’imaginerait.

Selon l’exclusivité de Public, il s’apprête à rejoindre CNews — la chaîne d’information en continu appartenant elle aussi au groupe Bolloré.

Un transfert interne au groupe. Le présentateur resterait dans la même famille médiatique, changeant simplement de chaîne — comme on change de bureau dans le même immeuble.

La nouvelle a fait l’effet d’une petite bombe dans le milieu. CNews ? William Leymergie sur CNews ? L’animateur de la convivialité sur une chaîne connue pour ses débats musclés ?

CNews : un choix qui en dit long sur l’état du marché

Ce choix est révélateur à plus d’un titre. D’abord, il confirme que William Leymergie n’a aucune intention de raccrocher. À 77 ans, il continue de se battre pour rester à l’antenne.

Une ténacité professionnelle que les gens de sa génération comprennent. La télévision, pour ces hommes et femmes qui y ont consacré leur vie, n’est pas un métier. C’est une vocation.

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Ensuite — et c’est peut-être le plus important — ce choix dit quelque chose sur les options réellement disponibles. Si une chaîne Bolloré est la seule à avoir fait une proposition concrète, c’est révélateur.

« Ce n’était pas son idée de départ », confie une source proche d’Europe 1 à Public. Une phrase qui résume tout. CNews n’était pas le plan A. Peut-être même pas le plan B.

Mais quand les portes se ferment, quand les coups de fil restent sans réponse, quand l’âge et la réputation jouent contre vous — on prend ce qui se présente.

Rejoindre CNews, c’est entrer dans une chaîne au positionnement bien différent de C8 ou France 2. Une chaîne d’information en continu, avec une identité éditoriale qui fait couler beaucoup d’encre.

Pour un homme habitué aux émissions de divertissement convivial, c’est un changement de registre significatif. La question du format reste entière.

Va-t-il reprendre son émission de midi dans une version adaptée ? Créer quelque chose de nouveau ? Pour l’heure, aucune information officielle n’a filtré sur le contenu exact.

Le présentateur lui-même n’a pas encore communiqué publiquement sur ce transfert. Ce silence est en soi parlant. Il n’est pas du genre à se précipiter devant les micros.

Il préfère laisser les faits parler — et attendre que les choses soient actées avant de s’exprimer. Un style qui contraste avec l’ère des annonces précipitées sur les réseaux sociaux.

Il y a aussi cette option qui continue de circuler : si CNews ne fonctionne pas, la radio pourrait devenir son port d’attache principal. Balades en France sur Europe 1 lui offre un espace qu’il apprécie.

Sophie Davant, de son côté, continue ses propres projets avec la même énergie. L’animatrice reste une personnalité incontournable du paysage audiovisuel français.

Leur relation semble lui apporter une sérénité que les observateurs ne lui connaissaient pas depuis longtemps. Ensemble, ces deux monuments forment un duo qui résiste aux tempêtes.

Car William Leymergie n’a pas dit son dernier mot. Cet homme qui a traversé Mai 68, survécu à la mise à pied de 2007, perdu son épouse en 2020 et retrouvé l’amour en 2022.

Cet homme qui a animé la même matinale pendant 32 ans et remonté la pente avec son émission de midi — il connaît la valeur de la résilience mieux que quiconque.

Le 28 février 2025, quand les écrans de C8 se sont éteints définitivement, une page s’est tournée. Mais une autre s’écrit — sur CNews, sur Europe 1, ou peut-être ailleurs encore.

La seule certitude, c’est que William Leymergie ne disparaîtra pas sans se battre. Il ne l’a jamais fait. Et à 77 ans, il n’a visiblement pas l’intention de commencer.

6 commentaires

  • D
    DOUDOU76
    13/09/2025 à 16:59
    Je crois qu'a son age il serait temps qu'il prenne sa retraite tout comme michel drucqer pour laisser la place a plus jeune
  • J
    Jean Dz
    10/09/2025 à 18:52
    Leymergie est un artiste en son genre. Et qui décide de l'âge où les artistes DOIVENT se retirer ?
  • c
    cathe
    29/07/2025 à 14:27
    c est mon présentateur préféré.

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