Prêter de l’argent à un proche : ce que vous devez absolument éviter pour ne pas que la situation tourne au drame

En février dernier le gouvernement a publié quelques recommandations concernant le prêt entre particuliers. La généralisation de cette pratique et les dérives constatées ont poussé le ministère des Finances publiques à revenir sur les fondamentaux.

 

les risques des prêts entre particuliers

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Les risques des prêts entre particuliers

Il y a quelques années, la crise avait eu des conséquences désastreuses sur l’économie. Les organismes financiers se montraient de plus en plus réticents quand il s’agissait de prêter de l’argent aux particuliers. Quelques téméraires y ont vu là l’occasion idéale pour développer un nouveau système: les plateformes de prêt entre particuliers. Elles pullulent désormais sur le net et rendent les transactions de plus en plus faciles. Cependant force est de constater que ces prêts se font sans aucune convention. Cela peut engendrer des complications en cas de litige entre particuliers.

Dans un premier temps, il est recommandé de rester prudents. Beaucoup de personnes sont démarchées par mail ou via des forums. Les conditions en général très attrayantes font perdre de vue l’essentiel. En effet, une fois l’échange accepté, certains emprunteurs se heurtent à des frais de dossiers mirobolants pouvant atteindre des centaines de milliers d’euros. En prime, ils ne reçoivent jamais le « crédit promis ».

Il faut également être aux aguets lorsqu’il s’agit des plateformes de financement participatif. Elles fonctionnent de la manière suivante: elles collectent l’argent d’investisseurs et avec ce dernier réalisent des prêts à la consommation à des particulier. Il faut impérativement s’assurer de la fiabilité de ces plateformes au risque là aussi de se faire entuber. Afin de s’assurer de leur fiabilité, il faut s’assurer qu’elles soient bien immatriculées au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance. Elles doivent l’être en tant qu’intermédiaires en financement participatif.

Les prêts entre amis et en famille

Rien de mieux que le bon vieux prêt entre amis ou famille, pensent certains. Oui on vous voit déjà venir. Mais méfiez-vous, là aussi il vaut mieux prendre ses précautions. Il est recommandé de rédiger un écrit entre le prêteur et l’emprunteur afin que les choses soient claires. On appelle cet écrit un « acte authentique« . Il faut y indiquer l’identité des deux parties ainsi que le lieu et la date du prêt. Il faudra absolument consigner le montant de la somme prêtée et son moyen de transfert. S’ensuivent les modalités de remboursement, le taux d’intérêt légal ainsi que la durée du prêt. Il faudra ensuite signer le contrat en y indiquant la mention « lu et approuvé ». Il faut autant d’exemplaires qu’il y a de parties.

On peut également avoir recours à la reconnaissance de dette. Cette autre alternative est un acte unilatéral: l’emprunteur reconnait devoir une certaine somme au prêteur, encore une fois par écrit. Le prêteur la conservera jusqu’au remboursement intégral de la dette. La reconnaissance devra bien entendu être signée datée et encore une fois mentionner l’identité complète des parties.

Le ministère précise que si le montant de la dette est supérieure à 760 euros, il doit être déclaré par l’emprunteur par le biais du Cerfa n°2062, qu’il faudra joindre à la déclaration de revenus. Les intérêts perçus par le prêteurs doivent figurer annuellement dans sa déclaration de revenus.

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Source: Ministère des Finances publiques

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Publié par Elodie le 01 Juil 2020
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