Des enfants s’enferment dans des sacs en plastique pour traverser la rivière et se rendre à l’école

En fonction des saisons, la rivière Nam Chim, au Vietnam se traverse soit en radeau de fortune, soit en sac en plastique, quand on est un enfant. Ce moyen de transport inhabituel consiste à enfermer les enfants les plus petits dans des sacs en plastique, et de les faire flotter comme des bouées, emprisonnés dans leurs petites bulles de plastique. Regardez la vidéo pour voir à quoi ressemblent les traversées quotidiennes pour ses villageois qui n’ont pas d’autre solution lorsqu’ils veulent par exemple, envoyer les enfants à l’école.

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Pour protéger les enfants lors de la traversée, ils sont transportés dans des sacs en plastique

Le village de Na Sang est complètement isolé, coupé du monde. Les enfants du village doivent en sortir pour rejoindre l’école qui se trouve de l’autre côté d’un court d’eau, le Nam Chim. En été, lorsque le temps est clément, ils peuvent le faire à bord d’un petit radeau en bambou, tiré par une corde. En hiver et pendant les périodes de mousson, la pluie empêche de pouvoir monter à bord de petites embarcations qui pourraient chavirer. Les parents doivent se dévouer et affronter l’eau agitée. Ils n’ont pas d’autre choix que de traverser l’eau à pieds mais ils essaient de protéger leurs enfants les enfermant hermétiquement dans des sacs en plastique.

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Les autorités semblent peu se préoccuper du problème

« Nous avons déjà prévenu les résidents des risques de traverser la rivière en sacs en plastique », déclare Vang A Po, le représentant de la commune. « Mais le courant d’eau peut aussi emporter le radeau, donc ils ont trouvé ce moyen ». Selon lui, une personne se serait blessée un jour avec un radeau, ce qui les motive encore plus à opter pour le transport dans des sacs en plastique. Après la petite traversée, les enfants doivent encore emprunter un chemin escarpé et dangereux pour rejoindre seuls leur école. C’est pourquoi, la plupart sont pensionnaires et ne retournent chez eux que le weekend, afin de diminuer le nombre de trajets. Plusieurs projets de ponts ont déjà été proposés, mais cela couterait 6 milliards de dongs, soit environ 230 000 euros. Le chef du district minimise le besoin, en expliquant que la traversée en sac n’a lieu que lorsque la météo est déchainée. Quant au gouvernement, il n’a pas l’air de vouloir débloquer une telle somme pour construire un pont dans cette zone reculée qui de toute façon serait difficile d’accès s’il fallait imaginer y démarrer un chantier.

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Crédits : VOV

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Publié par Nicolas F le 20 Juil 2019
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