Chanel stoppe ses créations en peaux d’animaux exotiques

Voilà une belle initiative de la marque française Chanel. À l’occasion du défilé des métiers d’art qui se déroule actuellement à New-York, le président de la marque annonce qu’ils n’utiliseront plus de peaux d’animaux exotiques pour leurs créations.

 

 

Chanel stoppe ses créations en peaux d’animaux exotiques

Invité à New-York à l’occasion du défilé des métiers d’art, Bruno Pavlovsky confirme que Chanel ne fera plus usage de peaux d’animaux exotiques pour ses créations. En effet, pour le président de la firme, il est de plus en plus compliqué d’obtenir la traçabilité des matériaux. Ce qui pose de sérieux problèmes d’ordre éthique à la firme :

 

«Chez Chanel, nous évaluons en permanence nos filières d’approvisionnement afin de nous assurer qu’elles répondent à nos exigences en matière d’éthique et de traçabilité. Or, il nous est de plus en plus difficile de nous procurer des peaux exotiques – crocodile, lézard, serpent et galuchat – correspondant à nos exigences en matière d’éthique. Deux alternatives s’offraient à nous: trouver le moyen d’assainir la filière, ce qui me paraît de moins en moins réalisable dans l’avenir ; ou nous priver de ces matériaux en inventant une nouvelle génération de produits ultraluxes. Bien que nous recevons de nombreuses commandes de ces sacs, qu’on appelle chez nous «Collector», nous faisons le choix d’arrêter ce type de peaux. »

 

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Bruno Pavlovsky confirme que Chanel ne fera plus usage de peaux d’animaux exotiques pour ses créations

 

Chanel, un premier pas vers une prise de conscience

Pour le président de la marque Chanel, il s’agira à l’avenir de privilégier un savoir-faire et non une matière première.

 

« Aujourd’hui, un sac exotique doit sa valeur essentiellement à sa matière première et peu à la main. Nous, nous allons privilégier la création, beaucoup le savoir-faire, les finitions, pour obtenir des objets d’exception à partir de matières nobles dont nous maîtrisons complètement le sourcing. »

 

En revanche, le débat concernant les fourrures reste ouvert :

 

«Nous en utilisons très peu en réalité, dans nos collections. Et comme pour le cuir, nous continuons de travailler avec la filière alimentaire et avec des fournisseurs certifiés, traçables.»

 

Une petite révolution dans le milieu dans l’univers du luxe, qui, espérons-le, pourrait être suivie par d’autres grands noms de la mode.

 

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Publié par Claire le 05 Déc 2018