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Jack Lang cité dans les dossiers Epstein : cette enquête de Society qui relance tout

Publié par Elodie le 21 Mai 2026 à 9:07

Le nom de Jack Lang revient depuis des mois dans les documents déclassifiés liés à Jeffrey Epstein. Mais une enquête du magazine Society, signée Anthony Mansuy et Emmanuelle Andreani, pousse les révélations bien plus loin. Jet privé, Marrakech, une jeune femme qui se décrit comme « l’esclave » du financier américain… Les détails sont accablants. Et la version officielle de l’ancien ministre pourrait ne pas y résister.

Jack Lang

3 millions de pages déclassifiées et un réseau ancré à Paris

Tout part d’un séisme judiciaire outre-Atlantique. Le 30 janvier dernier, le ministère de la Justice américain a rendu publics près de trois millions de pages de documents liés à l’affaire Epstein. Parmi eux, des photos, des échanges, des noms. Beaucoup de noms. Condamné pour trafic sexuel de mineures avant d’être retrouvé pendu dans sa cellule en 2019, Jeffrey Epstein avait tissé un réseau tentaculaire, et la France n’y a pas échappé.

Les journalistes de Society se sont justement concentrés sur ce pan méconnu : les ramifications parisiennes du système Epstein. Invités sur le plateau de Quotidien, ils ont décrit un maillage de contacts, d’intermédiaires et de personnalités françaises. L’un des pivots identifiés ? Daniel Siad, présenté comme « l’homme clé » des connexions européennes. Sur un second politique français cité dans les dossiers, le mystère reste entier. Siad, lui, assure que sa relation avec Epstein était « strictement professionnelle ». Des dizaines, peut-être des centaines de victimes attendent encore que la lumière soit faite.

Jack Lang, le jet privé et « l’esclave » d’Epstein à Marrakech

C’est le passage le plus glaçant de l’enquête. En 2017, Jack Lang et son épouse auraient accepté une invitation à Marrakech. Le moyen de transport ? Le jet privé de Jeffrey Epstein lui-même. À bord, selon les documents consultés par Society : une jeune Française qui se décrit ouvertement comme « l’esclave de Jeffrey Epstein », ainsi qu’une jeune femme russe d’une vingtaine d’années.

L’ancien ministre de la Culture aurait ensuite adressé un message au financier pour le remercier de « son amitié, son incroyable avion et son extraordinaire générosité ». Des mots qui, aujourd’hui, résonnent très différemment. Jack Lang a toujours affirmé ne rien savoir du réseau criminel d’Epstein. Pourtant, son nom revient « très souvent » dans les dossiers, comme l’a souligné la séquence diffusée sur France 2. Le décalage entre la version officielle et les éléments accumulés devient de plus en plus difficile à ignorer.

Dossiers judiciaires empilés sur un bureau en bois sombre

Daniel Siad, l’intermédiaire qui détient peut-être la clé du dossier français

Quand un scandale financier croise le monde politique, les intermédiaires deviennent les personnages centraux. Daniel Siad correspond exactement à ce profil. Présenté par Society comme le maillon entre Epstein et l’Europe, il est soupçonné de détenir encore de nombreux secrets sur l’étendue du réseau.

Interrogé par RTL, il a tenu à se défendre : « Je n’ai jamais eu de problème avec les mannequins que je lui ai présentés. Je n’ai rien à me reprocher. Je suis serein. » Le mot « mannequins » interpelle. Car dans le système Epstein, le recrutement de jeunes femmes passait précisément par le milieu du mannequinat. L’enquête de Society rappelle que des dizaines de victimes pourraient encore être identifiées dans le volet européen. Chaque document déclassifié rapproche un peu plus la justice de réponses que beaucoup attendent depuis des années.

Un jet privé, un message de remerciement, une jeune femme qui se dit esclave — et un ancien ministre qui assure n’avoir rien vu. L’affaire Epstein, version française, ne fait peut-être que commencer. Reste une question : combien de noms les trois millions de pages déclassifiées finiront-elles par livrer ?

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