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Bordeaux : 1 747 personnes confinées sur le paquebot Ambition après un décès suspect

Publié par Elodie le 14 Mai 2026 à 8:41
Paquebot amarré au port de Bordeaux à l'aube derrière un cordon de sécurité

Un paquebot britannique bloqué dans le port de Bordeaux, 1 747 personnes interdites de débarquer, un passager de 90 ans décédé pendant la traversée. Depuis l’aube du mercredi 13 mai 2026, le navire Ambition est en quarantaine stricte sur les quais girondins. Derrière cette mesure exceptionnelle, une question hante les couloirs du bord : quel agent pathogène frappe les passagers, et le pire est-il évitable ?

1 747 personnes bloquées à quai : que s’est-il passé sur l’Ambition ?

Le navire de la compagnie Ambassador Cruise Line s’est amarré à Bordeaux vers 5 heures du matin. Aucune passerelle n’a été déployée. Les forces de l’ordre ont immédiatement gelé tout mouvement entre le bâtiment et la terre ferme. À bord, 1 233 passagers — majoritairement britanniques et irlandais — et 514 membres d’équipage attendent dans leurs cabines.

Le bilan qui a déclenché l’alerte est lourd. Un ressortissant britannique de 90 ans est décédé durant le trajet. Une cinquantaine de voyageurs souffrent de vomissements et de diarrhées aiguës. Le pic des symptômes remonte au 11 mai, lors d’une escale à Brest. Le lien formel entre le décès et l’épidémie de gastro-entérite n’est pas encore établi par les médecins. Les autorités ont invoqué le Règlement sanitaire international pour justifier l’isolement complet du navire et protéger la ville de toute propagation.

Norovirus, hantavirus : le CHU de Bordeaux tranche sur l’agent pathogène

En milieu clos — buffets partagés, ascenseurs bondés, couloirs étroits —, le norovirus est un fléau redouté des croisières. C’est naturellement la première piste envisagée. Deux équipes médicales du CHU de Bordeaux ont embarqué dès l’aube pour examiner les malades et réaliser des prélèvements virologiques.

Surprise : selon un communiqué de l’ARS Nouvelle-Aquitaine relayé par Sud-Ouest, les premières analyses à bord ont écarté la présence de norovirus. Des analyses complémentaires sont en cours au service de virologie du CHU. La piste de l’hantavirus — évoquée après des alertes récentes sur d’autres navires — a également été rejetée par les équipes médicales. Si ce n’est ni l’un ni l’autre, la source pourrait être alimentaire. Et cette hypothèse change tout pour la suite.

Tubes d'analyse sur une paillasse de laboratoire hospitalier

Levée du confinement sous 48 heures : à quelles conditions ?

Pour les passagers les plus âgés, le huis clos en cabine représente une épreuve physique et psychologique considérable. Le sort des 1 747 personnes dépend désormais des laboratoires bordelais. Si l’origine se confirme strictement alimentaire, une levée partielle des restrictions pourrait intervenir dans un délai de 24 à 48 heures.

En attendant, tout le programme de navigation vole en éclats. Le départ vers Ferrol, en Espagne, initialement prévu le vendredi 15 mai, reste suspendu. Ambassador Cruise Line assure avoir renforcé ses procédures de désinfection intensive. Mais les passagers bloqués pourront réclamer une indemnisation ou une prise en charge spécifique. Une croisière écourtée par une crise sanitaire expose l’armateur à des obligations strictes en matière de dédommagement.

Un nonagénaire décédé, une cinquantaine de malades, un virus fantôme que les labos n’ont pas encore identifié : le port de la Lune retient son souffle. L’épisode rappelle à quel point un paquebot peut basculer du rêve au cauchemar en quelques heures. Et toi, tu embarquerais sur une croisière sans vérifier les garanties sanitaires de la compagnie ?

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