Sa chienne Dolly a eu un cancer du sein et exactement le même traitement qu’elle
Vickie Doogan, 52 ans, croyait en avoir fini avec le cancer du sein. Deux diagnostics, une double mastectomie, des mois de chimio : elle avait tout traversé. Pour l’aider à remonter la pente, elle avait adopté Dolly, une petite poochon adorable — un croisé bichon frisé et caniche miniature. Mais en février 2026, c’est Dolly qui s’est retrouvée sur la table d’opération. Même maladie, même chirurgie. Voici leur histoire.
Un premier diagnostic à 39 ans, sans aucune masse dans le sein
En novembre 2013, Vickie ressent une douleur sourde sous le bras gauche. Elle pense d’abord à un ganglion enflé, mais un examen plus poussé révèle tout autre chose. La biopsie confirme un cancer du sein invasif, qui a déjà migré vers l’aisselle. À 39 ans, Vickie est en pleine forme, sportive, sans antécédent particulier. Aucune masse n’est détectée dans la poitrine elle-même.
Elle enchaîne huit cycles de chimiothérapie — qu’elle qualifie de « brutaux » — suivis d’une tumorectomie pour retirer les cellules restantes. Puis viennent quinze séances de radiothérapie et un an et demi de traitement hormonal par bloqueurs d’œstrogènes. Au bout du compte, Vickie est déclarée en rémission. Elle reprend sa vie de recruteuse à Ascot, dans le Berkshire, avec le sentiment d’avoir gagné un combat que rien ne l’avait préparée à mener.
Le cancer revient cinq ans plus tard — et cette fois, un gène explique tout
Lors de sa cinquième mammographie de contrôle annuel, en 2018, le verdict tombe à nouveau : le cancer est de retour. Vickie a 44 ans. Cette rechute conduit les médecins à prescrire un test génétique, qui met en évidence une mutation du gène BRCA2 — un facteur de prédisposition connu au cancer du sein.
« Ça avait enfin du sens. J’étais presque soulagée d’avoir une explication », confie-t-elle. Vickie repart pour un nouveau cycle de chimio, puis prend une décision radicale : une double mastectomie préventive, destinée à réduire drastiquement le risque de récidive. L’opération se passe bien. La reconstruction mammaire est réalisée dès le lendemain, avec la pose d’implants. Aujourd’hui, on sait que certains constats scientifiques nous rappellent la fragilité de notre organisme, mais l’histoire de Vickie montre aussi sa capacité de résilience.

Dolly, la petite chienne qui l’a remise sur pied
Après cette deuxième épreuve, Vickie passe beaucoup de temps chez elle pendant sa convalescence. Elle décide d’adopter un chiot pour l’accompagner au quotidien. C’est ainsi qu’arrive Dolly, une poochon — croisement entre un bichon frisé et un caniche miniature — au tempérament affectueux et collant. « Elle est comme mon ombre, c’est le petit chien le plus parfait qui soit », décrit Vickie.
Pendant sept ans, Dolly est sa compagne de tous les instants. Vickie retrouve son énergie, reprend le travail, profite de sa famille — son mari Simon et son fils Louis. Le cancer semble définitivement derrière elle. Mais la vie a parfois un sens de la symétrie difficile à croire.
Un simple mal de ventre qui change tout
En février 2026, Dolly souffre de troubles digestifs. Rien d’alarmant a priori : un estomac dérangé, classique chez un petit chien. Vickie l’emmène chez le vétérinaire pour un contrôle de routine. Mais lors de l’examen, le praticien détecte une masse sous l’une des mamelles de Dolly.
Le diagnostic est sans ambiguïté : cancer mammaire. Le vétérinaire recommande une mastectomie. Vickie est sous le choc. « Je ne savais même pas que les chiens pouvaient subir des mastectomies », avoue-t-elle. Pour une femme qui a elle-même vécu deux fois cette opération, la coïncidence est vertigineuse. Les chiens, comme d’autres espèces animales étudiées par la science, peuvent développer des pathologies étonnamment proches des nôtres.
Même maladie, même opération, même force de caractère
Dolly passe sur le billard pour une « mastectomie canine ». La tumeur est retirée. Bonne nouvelle : le cancer est de bas grade, ce qui signifie qu’aucun traitement complémentaire — ni chimio, ni radiothérapie — n’est nécessaire. La petite chienne récupère rapidement, avec la même vitalité que sa maîtresse après ses propres interventions.

« Les gens disent qu’elle me reflète, qu’elle a géré ça comme moi », sourit Vickie. Aujourd’hui, toutes les deux sont en rémission. Dolly trottine à nouveau aux côtés de sa maîtresse, comme si rien ne s’était passé.
920 000 personnes concernées rien qu’au Royaume-Uni
Vickie fait partie des témoins mis en avant dans la nouvelle campagne télévisée de l’association Breast Cancer Now. Les chiffres publiés à cette occasion donnent le vertige : 920 000 personnes vivent actuellement avec ou après un diagnostic de cancer du sein au Royaume-Uni. Ce nombre devrait dépasser 1,4 million d’ici 2050.
L’association affiche un objectif ambitieux : que d’ici 2050, chaque personne touchée par un cancer du sein puisse « vivre et bien vivre ». Son nouveau slogan résume cette ambition : « Breast Cancer Now until we’re Breast Cancer Never » — le cancer du sein maintenant, jusqu’à ce qu’il n’existe plus jamais.
« On peut vivre pleinement après un cancer du sein »
Vickie insiste sur le message qu’elle veut transmettre. « Maintenant, je vis ma meilleure vie. Tout ça, c’est derrière moi. Je veux que les gens sachent que même si le cancer du sein fait peur, on peut quand même vivre une vie vraiment remplie », déclare-t-elle.
Quant à Dolly, elle ne sait probablement pas qu’elle et sa maîtresse ont partagé bien plus que des promenades et des canapés. Mais leur histoire, aussi improbable soit-elle, rappelle une chose simple : parfois, le lien entre un humain et son animal va bien au-delà de ce qu’on imagine.
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