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Impôts 2026 : mauvaise nouvelle officielle pour les automobilistes qui déclarent leurs frais réels

Publié par Mathieu le 18 Mar 2026 à 14:03

Vous faites partie des contribuables qui ont choisi de déduire leurs frais professionnels réels plutôt que l’abattement forfaitaire de 10 % ? L’administration fiscale vient d’officialiser une décision qui va directement réduire votre avantage fiscal cette année. Les nouveaux barèmes pour les frais de carburant sont tombés, et la tendance est clairement à la baisse. Voici ce que ça change précisément pour votre déclaration de revenus 2026.

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Ce que la DGFiP vient d’officialiser pour la campagne déclarative 2026

Impôts 2026 : mauvaise nouvelle officielle pour les automobilistes qui déclarent leurs frais réels

Chaque année, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) publie une grille actualisée des barèmes kilométriques dédiés aux frais de carburant. Ces barèmes s’adressent aux contribuables qui ont opté pour le régime des frais réels et qui utilisent leur véhicule personnel — voiture ou deux-roues — dans le cadre de leurs déplacements professionnels.

Pour la campagne déclarative 2026, portant sur les revenus perçus en 2025, les nouveaux barèmes officialisés par le fisc affichent une baisse sensible par rapport à l’année précédente. Une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui comptaient sur cette déduction pour alléger leur facture fiscale.

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Si vous vous demandez encore comment cette déclaration va impacter votre budget global, découvrez si vous allez payer plus ou moins avec le nouveau barème 2026.

Des barèmes en baisse pour les voitures : les chiffres concrets

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La baisse est notable pour les véhicules de tourisme, quelle que soit l’énergie utilisée. Prenons un exemple concret : un conducteur roulant au gazole avec un véhicule de 5 à 7 chevaux fiscaux pouvait déduire 0,116 euro par kilomètre parcouru en 2024. Pour les kilomètres effectués en 2025, ce montant tombe à 0,110 euro par kilomètre.

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La baisse est encore plus marquée pour l’essence : avec la même puissance fiscale (5 à 7 CV), le barème passe de 0,147 euro/km en 2024 à seulement 0,139 euro/km pour 2025. Sur des milliers de kilomètres professionnels, la différence devient rapidement significative dans le calcul final de votre déduction.

Ces barèmes tiennent compte à la fois du type de carburant (gazole, super sans plomb ou GPL) et de la puissance fiscale du véhicule. Ils sont conçus pour permettre un calcul rapide et simplifié du montant à déclarer à l’administration fiscale.

Pour ne rater aucun levier d’optimisation lors de votre déclaration, sachez qu’il existe des millions de télétravailleurs qui passent à côté d’un avantage fiscal majeur sans le savoir.

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Les deux-roues aussi touchés par la révision à la baisse

Les conducteurs de scooters et de motos ne sont pas épargnés. Pour les deux-roues, le barème ne dépend que de la cylindrée, et non du type de carburant.

Voici les évolutions à retenir :

— Entre 50 cc et 125 cc : le barème passe de 0,078 euro/km (2024) à 0,074 euro/km pour les kilomètres parcourus en 2025.
— Pour les deux-roues de 3, 4 et 5 CV : la déduction tombe à 0,095 euro/km, contre 0,099 euro/km l’année précédente.

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Certes, les écarts semblent minimes au premier regard. Mais pour un professionnel parcourant 10 000 kilomètres par an avec son scooter entre 50 et 125 cc, la différence représente déjà 40 euros de déduction en moins sur une année complète.

Ce que ce barème couvre — et ce qu’il ne couvre pas

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C’est un point que beaucoup d’automobilistes ignorent, et qui peut mener à des erreurs coûteuses lors du contrôle fiscal : le barème carburant ne concerne exclusivement que les frais de carburant. Il ne constitue en aucun cas un forfait global pour l’ensemble des charges liées au véhicule.

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Si vous avez opté pour les frais réels, les autres dépenses — entretien, assurance, dépréciation du véhicule — doivent être calculées et justifiées séparément, avec des justificatifs à l’appui. Ces documents n’ont pas à être transmis spontanément à la DGFiP, mais ils doivent être conservés pendant au minimum 3 ans, dans l’hypothèse d’un contrôle fiscal.

De même, les kilomètres parcourus dans un cadre strictement professionnel doivent pouvoir être justifiés en cas de vérification. Un carnet de bord ou tout document retraçant les trajets professionnels est vivement recommandé.

Pour ne pas passer à côté d’autres subtilités fiscales, sachez qu’il existe une case méconnue sur votre déclaration d’impôts qui peut faire chuter votre facture.

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Frais réels vs abattement forfaitaire : quel régime choisir en 2026 ?

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Face à cette baisse des barèmes, la question se pose avec encore plus d’acuité : vaut-il toujours mieux opter pour les frais réels plutôt que l’abattement forfaitaire de 10 % ? La réponse n’est pas universelle, mais quelques repères permettent d’y voir plus clair.

Le régime des frais réels est généralement avantageux pour les contribuables qui effectuent de longs trajets domicile-travail, qui utilisent intensément leur véhicule personnel à des fins professionnelles, ou dont les frais réels dépassent significativement le plafond de l’abattement forfaitaire (fixé à 14 426 euros pour les revenus 2025).

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En revanche, avec des barèmes carburant en recul, le bénéfice fiscal potentiel se réduit mécaniquement. Il convient donc de recalculer précisément le montant de ses frais réels avant de confirmer ce choix pour 2026, en intégrant les nouveaux barèmes officiels.

Rappelons également que le barème des frais kilométriques — celui qui englobe l’ensemble des charges liées au véhicule (carburant, entretien, dépréciation) pour les trajets domicile-travail — n’a, lui, pas été revalorisé en 2025. Une double contrainte pour les automobilistes qui espéraient une amélioration de ce côté-là.

Si vous cherchez d’autres moyens de réduire votre facture fiscale, ces trois mécanismes méconnus permettent aux retraités d’économiser des milliers d’euros sur leurs impôts en 2026. Et si vous êtes salarié, attention : cette prime versée à des millions de salariés est désormais imposable.

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Comment bien utiliser ces nouveaux barèmes dans votre déclaration ?

Concrètement, pour intégrer correctement vos frais de carburant dans votre déclaration de revenus 2026, voici la marche à suivre :

1. Identifiez la puissance fiscale de votre véhicule, indiquée sur votre carte grise (case P.6).

2. Relevez le type de carburant utilisé : gazole, essence (super sans plomb) ou GPL.

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3. Comptabilisez les kilomètres parcourus à titre professionnel en 2025 (trajets clients, déplacements de chantier, visites professionnelles — hors trajet domicile-travail si vous utilisez le barème kilométrique).

4. Multipliez ce nombre de kilomètres par le barème officiel correspondant à votre véhicule et à votre carburant.

5. Ajoutez ce montant aux autres frais réels déductibles (entretien, assurance, dépréciation), en veillant à conserver tous les justificatifs.

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Pour vous assurer de ne rien oublier sur votre déclaration, voici les revenus que tout le monde oublie de déclarer… et qui peuvent coûter cher.

Une tendance qui reflète la baisse des prix du carburant en 2024

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Cette révision à la baisse des barèmes n’est pas une décision arbitraire de l’administration fiscale. Elle reflète, en réalité, l’évolution réelle des prix du carburant enregistrée au cours de l’année 2024, qui sert de référence pour établir les barèmes applicables aux dépenses de 2025.

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Autrement dit : si vous avez globalement payé votre carburant moins cher l’an dernier, le fisc en tire la conclusion que vos dépenses réelles sont moins élevées — et ajuste les barèmes en conséquence. La logique est cohérente, mais elle peut néanmoins peser sur le calcul de déduction de certains contribuables, notamment ceux qui ont davantage roulé en 2025 pour compenser d’autres contraintes professionnelles.

À noter que une hausse des prix à la pompe de +15 centimes est annoncée pour 2027, ce qui pourrait inverser la tendance pour les barèmes futurs.

Ce que vous devez faire avant de valider votre déclaration

Avant de valider définitivement votre déclaration de revenus 2026, quelques vérifications s’imposent si vous optez pour les frais réels :

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Comparez systématiquement le montant obtenu via les frais réels avec l’abattement forfaitaire de 10 %. Avec des barèmes en baisse, l’avantage peut s’être réduit par rapport aux années précédentes.
N’oubliez pas les autres frais déductibles : les frais de repas pris hors domicile, les frais de formation professionnelle, les cotisations syndicales, ou encore les frais de double résidence peuvent significativement alourdir le total en votre faveur.
Conservez tous vos justificatifs pendant au moins 3 ans, y compris les factures de carburant, les tickets d’entretien et les relevés d’assurance.
Vérifiez le calendrier : pour ne pas manquer les dates cruciales de la campagne déclarative, cette date clé change tout pour votre déclaration d’impôts 2026.

Enfin, si vous n’êtes pas certain de l’option la plus avantageuse pour votre situation, il peut être judicieux de recourir à ce simulateur qui révèle combien vous paierez d’impôts en 2026 avant de vous décider définitivement.

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