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Ne jetez plus ces couvercles en plastique : ils valent de l’or pour votre terrasse

Publié par Killian Ravon le 23 Fév 2026 à 17:30

Sur l’établi, ils ressemblent à des déchets sans histoire. Pourtant, les gros couvercles en plastique des bombes de peinture ont exactement ce qu’il faut pour devenir une petite déco lumineuse, résistante et zéro fil, parfaite pour les soirées sur la terrasse. Avec une simple tête de lampe solaire de jardin et quelques trous bien placés, vous obtenez des lanternes solaires DIY colorées, au rendu étonnamment chic.

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Lanternes solaires DIY avec couvercles en plastique colorés, posées sur une table de terrasse au crépuscule
Trois lanternes solaires DIY fabriquées à partir de couvercles en plastique recyclés diffusent une lumière colorée sur une terrasse, au moment où la nuit tombe.

Le plus satisfaisant, c’est le mélange. D’un côté, la récup : un plastique épais, déjà teinté, souvent très costaud. De l’autre, une technologie ultra simple (panneau solaire + LED) qui fait le boulot toute seule. Résultat : une lumière douce, ponctuelle, qui ne remplace pas un éclairage principal… mais change immédiatement l’ambiance.

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Pourquoi ces couvercles font de si bonnes lanternes solaires DIY

On les sous-estime parce qu’ils sont petits, mais ils sont conçus pour encaisser. Un couvercle de bombe protège une buse et doit rester stable, même quand la bombe traîne dans un garage chaud l’été et froid l’hiver. En clair, c’est un matériau pensé pour durer, pas pour se déformer au premier soleil.

Autre détail qui fait toute la différence : la couleur est dans la matière. Quand une LED éclaire de l’intérieur, le plastique joue le rôle de filtre, comme un abat-jour. Les perforations, elles, deviennent un motif lumineux net, et la couleur sort sans peinture supplémentaire. Sur une table, au bord d’un massif ou le long d’une allée, l’effet « lanterne » arrive très vite.

Enfin, multiplier ces petits points de lumière a du sens. En éclairage d’ambiance, on cherche surtout à éviter le gros projecteur unique. Les guides de luminosité parlent souvent en lumens par surface : pour un éclairage général “confort”, on tourne autour d’ordres de grandeur comme 20 lumens par pied carré (environ 215 lumens par mètre carré) selon les usages. Et comme l’éclairement se raisonne aussi en lux, utile à retenir : $$1 \text{ lux} = 1 \text{ lumen/m}^2$$. Vos lanternes ne feront pas « toute la terrasse » à elles seules, mais elles créent cette trame lumineuse qui rend l’extérieur plus accueillant.

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Le module solaire au sommet d’une lampe de jardin, cœur du système. Crédit : Yousaf465.

Le bon “moteur” : récupérer la tête d’une lampe solaire de jardin

Le plus simple consiste à acheter (ou récupérer) des petites lampes solaires à piquet. On parle de ces modèles qu’on plante le long d’un chemin : un mini panneau sur le dessus, une LED à l’intérieur, parfois un interrupteur. L’idée, c’est de démonter la lampe pour ne garder que le module supérieur. C’est l’occasion de fabriquer soi-même un objet utile.

Selon les modèles, ce module se clipse ou se dévisse. Dans la majorité des cas, la partie transparente se retire, et vous avez alors un petit bloc compact qui contient tout : cellule solaire, batterie, LED et interrupteur. C’est précisément ce bloc qu’on vient « coiffer » avec le couvercle retourné.

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Avant de vous lancer, un point mérite d’être vérifié : l’usage extérieur. L’indice IP n’est pas un gadget, surtout si la lanterne reste dehors. Un IP44, par exemple, correspond à une protection contre des corps solides supérieurs à 1 mm et contre les projections d’eau. Ça va très bien pour une zone abritée (terrasse couverte, rebord protégé), mais si votre éclairage prend la pluie de face tout l’hiver, il faudra viser plus haut.

Nighttime exterior view of Club David’s east-facing wall in downtown Sioux Falls.

Le pas-à-pas, version simple, pour un résultat propre

Tout commence par un tri. Choisissez des couvercles propres, sans peinture fraîche ni résidus gras. S’il y a une odeur forte ou des traces, un passage à l’eau chaude savonneuse, puis un séchage complet, évitent les mauvaises surprises.

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Ensuite, place au motif. Pour obtenir un rendu régulier, l’astuce est de travailler “en gabarit”. Un ruban de masquage sur l’extérieur du couvercle vous permet de marquer des points au feutre sans glisser. Étoiles, vagues, petites constellations, initiales, silhouette d’une feuille… mieux vaut un motif lisible que trop chargé, surtout sur un petit diamètre.

Vient le perçage, le moment où tout se joue. Une petite mèche (environ 3 mm) donne un point lumineux net. Pour éviter que le plastique ne fende, percez sans forcer, en laissant la mèche faire le travail. Un papier de verre fin peut lisser les bords si besoin, surtout si vous avez percé vite.

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Où les placer pour que l’effet soit immédiat

Sur une petite table de balcon, une seule lanterne peut suffire si elle est bien centrée. Posée près d’un pot, elle crée un halo discret qui accompagne le dîner sans écraser les visages. Dans ce cas, un motif plutôt « ajouré » donne une lumière plus présente.

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Pour une grande terrasse, l’effet le plus réussi vient rarement d’une concentration au même endroit. Répartir trois, quatre ou cinq lanternes le long d’un muret, d’une jardinière ou d’un cheminement crée un rythme. La lumière devient un guidage doux plutôt qu’un spot agressif.

Le long d’une allée, ces lanternes récup peuvent aussi compléter des points lumineux plus classiques au jardin. Gardez en tête l’idée d’éclairement : l’ambiance se fabrique par couches, et les lumens se “diluent” selon la surface. C’est pour ça qu’un petit objet lumineux est superbe en accent, mais ne remplace pas un vrai éclairage fonctionnel si vous voulez lire ou cuisiner dehors.

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L’éclairage d’ambiance transforme une promenade nocturne… et une terrasse aussi. Crédit : Edgar Jiménez.

Résistance, entretien, et deux précautions qui évitent les déceptions

Première règle : ne transformez pas un couvercle sale. Un plastique qui a reçu de la peinture en spray peut garder des résidus et des solvants. S’il est taché, mieux vaut le réserver à un usage non chauffant et éviter de le poncer agressivement, pour ne pas générer de poussières. Dans le doute, prenez un couvercle impeccable : il y en a toujours un qui traîne.

Deuxième point : l’humidité. Même avec un IP44, l’eau peut s’inviter si la lanterne est posée à plat dans une flaque ou si le module n’est pas stable. Un petit trou de “drainage” discret sur le point le plus bas du couvercle (côté intérieur) peut éviter l’effet aquarium. Et si vous laissez tout dehors, rentrer les modules en hiver prolonge souvent leur durée de vie, surtout pour la batterie.

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Sur l’entretien, c’est presque trop facile : un chiffon humide et c’est reparti. Le plastique coloré, lui, peut perdre un peu de sa vivacité au fil des saisons, mais c’est aussi ce qui donne un aspect plus doux, moins « jouet ».

Le vrai gain : une déco quasi gratuite, et une logique de récup qui a du sens

Ce DIY ne “fabrique” pas de lumière magique. Il recycle intelligemment une pièce robuste, déjà colorée, qui finit sinon à la poubelle. Il transforme aussi une lampe solaire basique en objet déco, sans changer l’électricité, sans tirer de câble, et sans bricolage risqué. On peut même s’en servir pour mettre en valeur une belle plante en intérieur ou sur balcon.

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Surtout, il s’inscrit dans une habitude simple : regarder deux fois ce qu’on jette. Sur TDN, on l’a vu avec des idées de récup du quotidien, comme une mangeoire faite à partir d’une bouteille ou d’un pot, où l’objet banal devient utile avec trois gestes bien pensés. L’esprit est le même : faire mieux avec moins, et obtenir un résultat concret.

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Bombe de peinture. Photo by 165106

Osez le bricolage

Les couvercles de bombes de peinture ne sont pas de simples déchets. En les transformant en lanternes solaires DIY, vous gagnez une déco lumineuse personnalisée, résistante, et agréable au quotidien. Le secret tient à peu de choses : un motif propre, un module solaire fiable et une installation qui évite l’eau stagnante.

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Quand la nuit tombe, ces petits points lumineux donnent une terrasse plus vivante, sans en faire trop. Et c’est exactement ce qu’on demande à une bonne lumière d’extérieur : accompagner la soirée, pas la dominer.

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