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Mangeoire d’hiver : le pas à pas super simple pour en fabriquer une cet hiver

Publié par Killian Ravon le 20 Jan 2026 à 11:26

Quand le froid s’installe, les oiseaux du jardin doivent trouver plus d’énergie… avec moins de ressources. Une mangeoire maison, simple et propre, peut alors devenir un vrai coup de pouce.

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Mangeoire DIY en bouteille plastique suspendue en hiver, avec une mésange charbonnière et une mésange bleue qui mangent des graines.
En plein hiver, une mangeoire maison fabriquée avec une bouteille plastique permet aux petits oiseaux du jardin de se nourrir à l’abri de l’humidité et d’être observés facilement.

Et bonne nouvelle : une grosse bouteille plastique suffit pour créer un abri à graines efficace, parfait pour observer mésanges, moineaux et rouges-gorges depuis la fenêtre.

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L’hiver, une saison qui coûte cher aux oiseaux

En hiver, les oiseaux dépensent beaucoup de calories pour maintenir leur température. Or, au même moment, leurs ressources naturelles diminuent. Les insectes se font rares, les sols peuvent geler, et la nourriture devient plus dispersée. Résultat : la journée est une course à l’énergie, et la nuit un test d’endurance.

C’est là que le nourrissage peut aider, mais à condition d’être bien fait. La LPO rappelle que l’objectif n’est pas de “remplacer” la nature, mais de soutenir les oiseaux lors des périodes difficiles, surtout pendant les épisodes de gel et de froid prolongé. La même organisation recommande d’éviter le nourrissage en période de reproduction, car les effets à long terme ne sont pas clairement évalués et des risques existent (maladies, prédation, modification des comportements).

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Nourrir, oui… mais pas toute l’année

Le réflexe “je nourris dès l’automne et je continue jusqu’à l’été” part d’une bonne intention. Pourtant, la LPO conseille de limiter cette pratique au cœur de la mauvaise saison, en général de la mi-novembre à la fin mars, et d’arrêter quand les températures redeviennent clémentes. L’idée est simple : au printemps, beaucoup d’espèces redeviennent plus insectivores, et une alimentation trop grasse ou trop constante peut devenir inadaptée.

Le Muséum national d’Histoire naturelle insiste aussi sur la qualité de ce qu’on met dans la mangeoire. Les graines de tournesol, les noix, les cacahuètes non salées sont des valeurs sûres. Et, en période de grand froid, une matière grasse adaptée peut être utile. En revanche, le pain est déconseillé.

Autre point souvent ignoré : le lait est à proscrire. La LPO rappelle que les oiseaux ne le digèrent pas, et que cela peut provoquer des troubles graves.

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Une mangeoire en bouteille : la version simple qui marche vraiment

Les mangeoires du commerce peuvent être très bien. Cependant, une version maison en bouteille a trois atouts concrets. D’abord, elle protège les graines de l’humidité et du vent. Ensuite, elle limite le gaspillage : les graines restent dans un “réservoir” et sont accessibles par des ouvertures réglables. Enfin, elle est rapide à fabriquer, ce qui encourage à la nettoyer et à l’améliorer au fil de l’hiver.

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Le principe est celui d’un distributeur. On garde une grande bouteille propre, idéalement cinq litres, parce qu’elle offre une bonne contenance et une stabilité correcte. On découpe ensuite deux ouvertures face à face, à environ dix centimètres du fond. Elles doivent être assez larges pour laisser passer le bec et la tête des petits oiseaux, mais pas trop pour éviter l’intrusion d’un chat ou d’un gros corvidé.

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Juste sous ces ouvertures, on perce deux petits trous pour glisser un bâton ou une petite branche. Cela crée un perchoir, et c’est aussi un repère : l’oiseau se pose, regarde, puis pioche. À ce stade, on verse les graines dans le fond, jusqu’au niveau des ouvertures. La gravité fait le reste : les graines redescendent au fur et à mesure des passages.

Enfin, on perce deux trous en haut de la bouteille pour passer une ficelle, puis on suspend la mangeoire à une branche ou à une potence. Une astuce simple consiste à la placer dans un endroit plutôt dégagé. La LPO recommande de ne pas coller la mangeoire aux buissons, afin de limiter l’approche des prédateurs.

Les dispositifs en bouteille plastique attirent aussi des espèces agiles, qui viennent picorer rapidement. Crédit : 17739066@N00.
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Le placement, le détail qui change tout

On pense souvent que “plus c’est près de la maison, mieux c’est”. En réalité, il faut trouver un équilibre. Si la mangeoire est trop proche d’une zone où un chat peut se cacher, l’effet peut devenir contre-productif. Si elle est trop proche d’une fenêtre, le risque de collision augmente. La LPO recommande donc un emplacement dégagé, et, si possible, de disperser plusieurs points de nourrissage pour réduire la promiscuité et limiter la propagation des maladies.

Sur un balcon, l’enjeu est différent. Il faut éviter que les graines tombent chez le voisin, et surveiller les accumulations au sol. Une bouteille bien découpée, avec des ouvertures propres et pas trop basses, aide à garder un coin net.

Une deuxième vue d’un nourrissage en bouteille, utile pour observer les comportements à quelques mètres. Crédit : 17739066@N00.
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Hygiène : la règle d’or pour ne pas transformer la mangeoire en piège

C’est le sujet le moins “fun”, mais c’est le plus important. Une mangeoire rassemble des oiseaux qui, autrement, ne mangeraient pas tous au même endroit. Cette promiscuité peut favoriser la circulation d’agents pathogènes.

La LPO conseille de nettoyer et désinfecter régulièrement les mangeoires, idéalement chaque semaine, surtout lors des périodes de dégel. Les bactéries peuvent alors se retrouver plus facilement dans l’eau et la nourriture. Pour un nettoyage simple, l’association mentionne l’usage d’une brosse avec de l’eau et du savon de Marseille ou du savon noir.

Et si vous observez des oiseaux affaiblis ou morts ? La LPO recommande d’arrêter le nourrissage et la mise à disposition d’eau pendant environ quatre semaines, le temps que les oiseaux se dispersent et que la pression infectieuse baisse. Ensuite, il faut désinfecter les dispositifs, en prenant des précautions (gants, lavage des mains).

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La mésange charbonnière fait partie des visiteurs les plus fréquents des mangeoires hivernales. Crédit : Mirus255.

Que mettre dans la mangeoire pour attirer les bonnes espèces

Une mangeoire en bouteille fonctionne très bien avec des graines sèches. Le tournesol est souvent la star, car il apporte beaucoup d’énergie. Les cacahuètes non salées plaisent aussi, surtout aux mésanges. Le Muséum cite également les noix, et évoque l’intérêt d’une matière grasse adaptée en période de grand froid.

En revanche, certains aliments reviennent encore trop souvent alors qu’ils sont déconseillés. Le pain, par exemple, n’est pas une solution “neutre”. Quant au lait, la LPO est explicite : il ne faut pas en donner.

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L’idée, au fond, est de proposer une nourriture simple, saine et stable. Et, surtout, d’éviter de laisser traîner des restes humides qui moisissent. Le Jardin des Plantes de Paris rappelle aussi l’intérêt de petites quantités, renouvelées régulièrement, pour éviter que la nourriture ne se dégrade.

A-t-on le droit d’installer une mangeoire ?

Dans un jardin privé, il n’existe pas, en France, de texte national qui interdise de nourrir les oiseaux des jardins. En revanche, la LPO souligne que le règlement sanitaire départemental vise notamment le nourrissage dans les lieux publics, et peut aussi s’appliquer sur des espaces privés si la pratique crée une gêne ou attire des nuisibles.

Le texte de référence souvent cité est l’article relatif au “jet de nourriture aux animaux”, qui interdit de déposer des graines ou de la nourriture dans les lieux publics si cela attire notamment pigeons, chats ou animaux errants, et étend l’interdiction aux espaces privés lorsqu’il y a nuisance ou risque d’attirer des rongeurs.

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En clair, une petite mangeoire propre, bien gérée, ne pose généralement pas de problème. Cependant, si vous nourrissez de manière massive et que cela attire pigeons ou rats, vous vous exposez à des remarques… voire à des mesures locales. Service-public rappelle d’ailleurs que nourrir des pigeons de façon habituelle peut être interdit quand cela crée une cause d’insalubrité.

Sous la neige et le gel, l’accès à la nourriture se complique, d’où l’intérêt d’un nourrissage bien géré. Crédit : MichelJEG.

Observer sans déranger : le plaisir tranquille du nourrissage

Une mangeoire réussie, ce n’est pas seulement un “distributeur”. C’est un point d’observation. Très vite, vous verrez des habitudes se créer. Certaines espèces viennent tôt le matin, d’autres plus tard. La LPO conseille d’ailleurs de déposer la nourriture tôt et en fin de journée, en restant attentif aux quantités.

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C’est aussi un excellent prétexte pour apprendre à reconnaître les visiteurs réguliers. La mésange charbonnière, souvent très à l’aise, n’a pas le même comportement qu’un rouge-gorge plus territorial. Et le moineau, plus grégaire, arrive rarement seul.

Enfin, n’oubliez pas l’eau. Même en hiver, elle compte. Si elle gèle, un petit geste simple peut faire la différence, à condition de garder le récipient propre et de renouveler régulièrement.

Un geste simple, à condition d’être rigoureux

Fabriquer une mangeoire d’hiver avec une bouteille plastique, c’est l’exemple parfait du “petit geste” qui peut avoir un vrai impact local. En quelques découpes, vous transformez un déchet en ressource, tout en créant un poste d’observation fascinant. Cependant, la clé n’est pas seulement dans le bricolage. Elle est dans la régularité, l’hygiène et le bon timing.

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Nourrir au bon moment, avec les bons aliments, et nettoyer souvent : c’est ce trio qui permet d’aider sans nuire. Et, au passage, de remettre un peu de vie sauvage à portée de regard, même au cœur de l’hiver.

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