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Insolite au jardin : le geste inattendu que certains font cette semaine pour aider les oiseaux… tout en calmant les “voleurs” de mangeoire

Publié par Killian Ravon le 07 Jan 2026 à 10:04

Alors que le gel et la neige rendent la nourriture plus difficile à trouver. Un réflexe discret revient chez des jardiniers en plein cœur d’hiver.

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Main saupoudrant de la poudre de chili sur des graines près d’une mangeoire, oiseaux en hiver au jardin.
En plein gel, un simple geste près de la mangeoire peut aider les oiseaux… et décourager les visiteurs indésirables.

L’idée paraît étrange au premier regard, mais elle vise à soutenir les oiseaux du jardin juste avant la saison de nidification. Tout en limitant la présence de certains nuisibles.

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Quand l’hiver durcit, le jardin devient un terrain de survie

Il suffit de quelques matins blancs pour que le décor change complètement. Les pelouses se figent, la terre devient dure comme de la pierre. Et les coins du jardin habituellement “vivants” se mettent soudain à paraître silencieux. Pour nous, c’est un épisode de froid de plus. Pour les oiseaux du jardin, c’est parfois une bascule.

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En période de vague de froid, l’accès aux ressources naturelles se complique d’un coup. Le sol gelé empêche de picorer certains aliments au sol, et les petites proies deviennent moins accessibles. Les insectes se font rares, et même les zones habituelles de recherche semblent “fermées” pendant plusieurs jours. Dans ce contexte, chaque source de nourriture accessible et régulière compte.

Cette inquiétude ne vient pas de nulle part. Le comptage Big Garden Birdwatch 2025 évoque un déclin massif au Royaume-Uni, avec 38 millions d’oiseaux en moins sur soixante ans. Et sur le terrain, l’autre signal est tout aussi parlant : la réduction massive des insectes, jusqu’à 80 % sur vingt ans, est citée comme un facteur majeur, lié à la perte d’habitat et au changement climatique. À la fin, tout se tient : moins d’insectes, moins de ressources, plus de stress pour les espèces les plus communes… et des hivers qui n’arrangent rien.

Oiseaux rassemblés sur une mangeoire en hiver, paysage enneigé en arrière-plan, scène de nourrissage au jardin.
En plein froid, une mangeoire peut devenir un vrai point de rendez-vous. Crédit : Kam75 (CC BY-SA 2.0).
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Un coup de pouce “au bon moment”, avant que tout ne se joue au printemps

Beaucoup l’ignorent, mais la fenêtre la plus sensible n’est pas seulement “quand il neige”. Elle se situe aussi dans cette période charnière entre fin d’hiver et début de printemps, quand les oiseaux commencent à préparer la suite. La saison de nidification est indiquée comme démarrant début avril. Et ce détail change la logique : l’énergie nécessaire à la reproduction se prépare en amont.

C’est là que le nourrissage prend tout son sens, à condition d’être fait de façon cohérente. Quand le froid bloque l’accès au sol, aider ponctuellement peut éviter que des individus s’affaiblissent au moment où ils doivent, justement, être en forme. Mais saviez-vous que ce soutien peut aussi influencer leur présence au jardin sur la durée ? Plus ils trouvent de quoi tenir, plus ils restent… et plus ils continuent à jouer leur rôle d’alliés du jardinier.

Car les oiseaux ne se contentent pas de “passer”. Certaines espèces participent à l’équilibre global : elles se nourrissent notamment de pucerons, chenilles, coléoptères et limaces. Elles contribuent aussi à la pollinisation et à la dispersion des graines. En clair, un jardin où l’on voit revenir ces visiteurs est souvent un jardin qui résiste mieux aux petits déséquilibres saisonniers.

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Mangeoire artisanale d’hiver dans un jardin, dispositif simple et pratique pour aider les oiseaux pendant les gelées.
Un poste de nourrissage bien placé, et les visiteurs reviennent vite. Crédit : E961 (CC BY 4.0).

Le vrai problème des mangeoires : quand la nourriture n’arrive pas aux bons invités

Le tableau serait simple si les mangeoires ne devenaient pas, elles aussi, des points de convoitise. Quand on installe une mangeoire, on imagine un ballet de mésanges, de moineaux, de rouge-gorges. Dans la réalité, il arrive que d’autres s’invitent… et prennent une place disproportionnée.

C’est même l’un des motifs de frustration les plus courants : on met de la nourriture, on la voit disparaître vite, et on a l’impression que les oiseaux “n’en profitent pas”. Parfois, c’est juste qu’ils n’osent pas s’approcher en continu. Mais parfois, la raison est beaucoup plus terre-à-terre : des opportunistes ont repéré le spot.

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Dans le texte source, les jardiniers sont justement décrits en train de faire un geste étonnant autour de la mangeoire, sur la pelouse, au pied des arbres, comme s’ils “assaisonnaient” le jardin. Ce n’est pas un hasard : l’objectif est de rendre la nourriture moins attractive pour certains mammifères, sans pénaliser les oiseaux. Et c’est là que l’histoire prend un virage inattendu.

Écureuil gris sur une table à oiseaux, en train de manger des boules de graisse, scène typique de “vol” de mangeoire.
Les meilleurs coins attirent aussi les opportunistes, surtout l’hiver. Crédit : Jethro Busby (CC0).

Ce détail “que peu de gens connaissent” sur la façon dont les oiseaux goûtent

On a tous le même réflexe : imaginer que ce qui est fort pour nous l’est forcément pour eux. Et pourtant, la différence entre oiseaux et mammifères sur certaines sensations est au cœur de cette astuce.

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L’idée repose sur un constat simple : ce qui irrite fortement beaucoup de mammifères peut être beaucoup moins gênant pour les oiseaux. Ce n’est pas une question de courage, mais de perception. Résultat : on peut, en théorie, modifier l’expérience des “voleurs” sans toucher aux principaux bénéficiaires du nourrissage.

Ce principe est repris par la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB), citée dans la source via Express, en expliquant qu’un mélange riche et varié (cacahuètes, graines, nourriture vivante, fruits comme pommes et poires abîmées) peut être renforcé par une touche particulière. Le plus surprenant, c’est que cette touche ne vise pas à nourrir davantage… mais à mieux protéger ce qui est déjà offert.

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À ce stade, on comprend mieux pourquoi certains jardiniers ne se contentent plus de poser un mélange au même endroit : ils cherchent à sécuriser l’accès, à réduire la concurrence, et à faire en sorte que la nourriture reste disponible pour les oiseaux, surtout cette semaine marquée par le froid.

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Petits oiseaux en hiver sur fond blanc, plumage coloré visible dans la neige, ambiance froide mais vivante.
Même sous la neige, le jardin peut rester animé si on l’aide un peu. Crédit : Edoardomiola (CC BY-SA 4.0).

Où le faire, comment le faire, et les précautions à garder en tête

Dans la pratique décrite, le geste est volontairement simple : il s’agit de saupoudrer ce “petit plus” directement sur les aliments proposés. Les graines, les fruits, et même les vers de farine peuvent être concernés. La logique est la même : éviter que certains mammifères s’approprient l’essentiel de la ration, surtout quand l’épisode de froid prolonge la raréfaction naturelle.

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Le texte évoque aussi l’idée d’une barrière discrète : une fine ligne autour de cultures sensibles, comme une limite que certains animaux hésitent à franchir. Là encore, l’intérêt n’est pas de transformer le jardin en forteresse, mais de réduire les intrusions au moment où les oiseaux ont le plus besoin d’un accès régulier aux apports disponibles.

Et puis il y a la question du calendrier. La période mentionnée se situe “avec le retour du froid et avant début avril”. Autrement dit, l’objectif est de soutenir au cœur de l’hiver, tout en restant cohérent avec cette approche “avant la nidification” que beaucoup oublient. Ce détail que peu de gens connaissent, c’est que le bon timing ne se résume pas à “quand il fait froid”, mais à “quand les ressources sont bloquées et que le printemps se prépare”.

Enfin, la RSPB rappelle aussi que certains restes de cuisine ne doivent être proposés qu’en petites quantités, et seulement de temps en temps. Là, l’idée n’est pas d’interdire, mais de ne pas transformer un appoint en habitude déséquilibrée. Le jardin est un refuge… mais il doit rester un refuge sain.

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Poudres de piment et épices sur fond neutre, visuel de cuisine pouvant illustrer l’astuce au jardin en hiver.
Une idée venue du placard… qui finit parfois près de la mangeoire. Crédit : Andrew Dalby (CC0).

Alors, quelle est cette épice qui change tout en plein hiver ?

Le geste décrit revient à ajouter un élément piquant à la nourriture, afin de laisser les oiseaux tranquilles tout en décourageant certains mammifères. Ce “truc” fonctionne parce que les oiseaux ne sont pas gênés de la même manière que d’autres animaux.

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Et l’épice en question, utilisée cette semaine par certains jardiniers, n’est autre que la poudre de chili, grâce à la capsaïcine qu’elle contient. La source précise même qu’une sauce pimentée (type Tabasco) peut aussi être utilisée sur la nourriture : les oiseaux la tolèrent, tandis que beaucoup d’écureuils supportent mal la sensation et finissent par laisser le poste de nourrissage plus tranquille.

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