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SP95 à 2,05 € le litre : l’essence atteint un record depuis le début de la guerre en Iran

Publié par Elodie le 19 Mai 2026 à 8:30
Écran de pompe à essence affichant un prix élevé

Faire le plein coûte de plus en plus cher. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix à la pompe n’ont cessé de grimper en France, et le cap symbolique des 2 euros le litre est désormais largement dépassé pour l’essence. Résultat : les Français lèvent le pied. La consommation de carburant a plongé de 30 % sur les dix premiers jours de mai. Mais le gouvernement prépare déjà un nouveau plan d’aide pour juin.

Depuis le 27 février, l’essence a bondi de près de 19 % en France

Le 27 février restera comme une date charnière. C’est la veille des premières frappes israélo-américaines sur l’Iran. Depuis, le baril s’est envolé, et la facture est arrivée directement sur les totems des stations-service françaises. Le SP95-E10, le carburant essence le plus distribué dans l’Hexagone, s’affichait dimanche à 2,046 euros le litre en moyenne, selon un calcul de l’AFP réalisé sur plus de 7 200 stations référencées sur un site gouvernemental.

Concrètement, cela représente environ 33 centimes de plus par litre en à peine trois mois. Pour un plein de 50 litres, la note a grimpé de plus de 16 euros. Le SP98, lui, atteint 2,139 euros, en hausse de 17 % sur la même période. Des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis le pic de la crise économique de 2022. Et le gazole, dans tout ça ?

Gazole à 2,14 € : élevé, mais en recul par rapport au pic d’avril

Côté diesel, le tableau est un peu différent. Le gazole, carburant le plus consommé en France, affichait dimanche un prix moyen de 2,145 euros le litre d’après les relevés de quelque 9 456 stations. C’est cher, très cher même. Mais c’est en réalité en baisse par rapport au sommet atteint début avril, quand le litre avait frôlé les 2,387 euros.

Cette légère décrue ne console personne. Les professionnels de la route, les livreurs, les artisans : tous subissent une pression inédite sur leurs marges. Et les particuliers ? Ils ont trouvé la parade la plus simple : rouler moins. Le Premier ministre Sébastien Lecornu l’a d’ailleurs confirmé sur X : sur les dix premiers jours de mai, les recettes liées au carburant ont reculé d’environ 300 millions d’euros. Une chute spectaculaire, directement liée à une baisse de consommation de 30 %. Reste à savoir si le gouvernement a un plan solide pour la suite.

Autoroute française presque vide en plein jour

De nouvelles aides annoncées en juin : ce que prépare le gouvernement

Face à cette crise énergétique, l’exécutif ne reste pas les bras croisés. Sébastien Lecornu doit présenter dès jeudi un nouveau dispositif d’aides pour le mois de juin 2026. En avril et en mai, des mesures ciblées avaient déjà été déployées pour soulager les ménages les plus exposés : travailleurs pendulaires, zones rurales, professionnels dépendants du diesel.

Le problème, c’est que personne ne sait combien de temps cette flambée va durer. Les négociations entre l’Iran et les États-Unis patinent, et aucune issue rapide ne se dessine sur le front diplomatique. Tant que le conflit au Moyen-Orient pèsera sur les cours du pétrole, la pompe restera un poste de dépense anxiogène pour des millions de Français. Les prochaines semaines seront décisives pour mesurer l’efficacité réelle des aides promises.

Un plein de SP95 coûte aujourd’hui 16 euros de plus qu’il y a trois mois : voilà le résumé brutal de cette crise à la pompe. L’été approche, les départs en vacances aussi. La vraie question, c’est de savoir si les Français vont troquer la voiture pour le train — ou simplement renoncer à partir. Et vous, vous avez déjà changé vos habitudes de conduite ?

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